Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé samedi à Washington, de Memorial Bridge jusqu’au Lincoln Memorial, dans le cadre de la troisième journée nationale de mobilisation « No Kings » contre l’administration de Donald Trump. Les organisateurs ont annoncé environ neuf millions de participants dans plus de 3 000 rassemblements enregistrés dans les 50 États, sans vérification indépendante à ce stade. Les protestataires ont dénoncé la guerre en Iran, la politique migratoire fédérale, la hausse du coût de la vie et une possible fermeture du Kennedy Center.

Une mobilisation nationale d’ampleur

Les organisateurs ont annoncé environ neuf millions de participants dans plus de 3 000 rassemblements à travers les 50 États, sans vérification indépendante.

Saint-Paul au centre du dispositif

Le rassemblement du Minnesota a réuni Bruce Springsteen, Joan Baez, Jane Fonda et Bernie Sanders, avec jusqu’à 100 000 personnes attendues.

Des protestations aussi en Europe

Des rassemblements de solidarité ont eu lieu à Amsterdam, Madrid, Rome et dans plusieurs villes allemandes, dont Berlin et Munich.

Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé samedi sur Memorial Bridge en direction du Lincoln Memorial, à Washington D.C., alors que la troisième protestation nationale « No Kings » contre l’administration du président Donald Trump s’est étendue aux 50 États. Les organisateurs, une alliance de plusieurs groupes de la société civile, ont prévu environ neuf millions de participants dans plus de 3 000 rassemblements enregistrés, présentant cette mobilisation comme l’une des plus importantes de l’histoire du pays, même si ces chiffres n’avaient pas été vérifiés indépendamment. Les manifestants portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Nous perdons notre démocratie » et « Combattez le fascisme », tandis qu’à Washington, des slogans mettaient en garde contre des « fascistes à la Maison Blanche ». Les protestations visaient un large éventail de griefs, dont la guerre en Iran, les opérations fédérales de contrôle de l’immigration, la hausse du coût de la vie et la fermeture potentielle du Kennedy Center à Washington. La Maison Blanche a rejeté ces événements par avance, une porte-parole les décrivant comme un rassemblement d’un petit groupe soutenu par des réseaux de gauche, sans large appui dans la population.

Le mouvement de protestation « No Kings » est né après le début du second mandat présidentiel de Donald Trump en janvier 2025. Les manifestations de samedi constituaient la troisième journée d’action nationale organisée sous cette bannière, après des mobilisations de masse en juin et en octobre de l’année précédente, qui avaient chacune rassemblé des millions de personnes. Ces protestations traduisent une opposition persistante au style de gouvernance par décrets de Donald Trump, à sa ligne sur l’immigration et à ses choix de politique étrangère, notamment le conflit avec l’Iran commencé en février 2026.

Le rassemblement de Saint-Paul attire Springsteen, Sanders et jusqu’à 100 000 personnes L’événement central de cette journée nationale de protestation s’est tenu à Saint-Paul, dans le Minnesota, où jusqu’à 100 000 participants étaient attendus. Le rassemblement a attiré des personnalités connues du monde de la culture et de la politique, parmi lesquelles le musicien Bruce Springsteen, la chanteuse Joan Baez, l’actrice Jane Fonda et le sénateur indépendant Bernie Sanders. Bruce Springsteen y a interprété une nouvelle chanson intitulée « Streets of Minneapolis », écrite en réaction à la mort de deux citoyens américains tués par des tirs d’agents fédéraux lors d’opérations de contrôle de l’immigration dans la région. Ces opérations avaient déjà provoqué plusieurs semaines de manifestations locales dans le Minnesota avant la mobilisation nationale de samedi. Le choix de Saint-Paul comme centre symbolique de la journée s’expliquait en partie par l’expérience directe de la région face aux conséquences du durcissement des mesures fédérales sur l’immigration. Les organisateurs ont indiqué qu’une part importante des inscriptions provenait de zones rurales conservatrices et de banlieues, et pas seulement de bastions démocrates traditionnels, ce qui suggère que le mouvement dépasse son socle attendu.

„Trump veut nous gouverner comme un tyran. Mais c’est l’Amérique, et le pouvoir appartient au peuple, pas à des pseudo-rois ou à leurs amis milliardaires” — Protest organizers via tagesschau.de

L’effigie de Miller et les panneaux sur le Kennedy Center parmi les images fortes À Washington D.C., les manifestants ont dirigé leur colère en particulier contre Stephen Miller, le chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche chargé des affaires politiques, avec une silhouette en carton le représentant et portant une étiquette nominative sur laquelle figurait « Adolf », en référence à Adolf Hitler. D’autres manifestants brandissaient des pancartes réclamant la destitution et l’arrestation de Donald Trump. Une manifestante a expliqué à l’agence de presse allemande dpa qu’elle était descendue dans la rue en partie pour envoyer un signal aux gens en Allemagne sur l’existence, aux États-Unis, d’une opposition à l’administration Trump, en évoquant ses inquiétudes concernant les projets de fermeture temporaire du Kennedy Center. Les détracteurs de Donald Trump l’ont aussi accusé de saper des principes démocratiques, dont la liberté d’expression, les droits civiques et le droit de vote, et ont dénoncé son usage des décrets présidentiels et du système judiciaire contre ses adversaires politiques.

Hambourg : signalé mais non précisé, Munich : 600, Francfort-sur-le-Main : 120, Berlin : plusieurs centaines, Düsseldorf : signalé mais non précisé

Des rassemblements de solidarité s’étendent de Rome à Amsterdam Les manifestations anti-Trump ont dépassé les frontières des États-Unis, avec des rassemblements de solidarité organisés à Amsterdam, Madrid et Rome, ainsi que dans plusieurs villes allemandes, dont Hambourg, Munich, Francfort-sur-le-Main, Düsseldorf et Berlin. À Munich, la police a compté jusqu’à 600 personnes réunies sur l’Odeonsplatz. À Francfort, environ 120 participants se sont rassemblés, selon dpa. À Berlin, plusieurs centaines de manifestants brandissaient des pancartes accusant Donald Trump d’attaques contre la démocratie, critiquant l’agence Immigration and Customs Enforcement et réclamant la publication intégrale des documents liés à l’affaire Jeffrey Epstein. La dimension internationale des manifestations a souligné à quel point les politiques du second mandat de Donald Trump ont suscité des oppositions au-delà des États-Unis, en particulier en Europe occidentale. Les organisateurs ont présenté cette journée comme un moment historique de résistance civique, même si la vérification indépendante des chiffres globaux de participation restait impossible au moment de la publication.

Mentioned People

  • Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
  • Stephen Miller — zastępca szefa personelu Białego Domu ds. polityki i doradca ds. bezpieczeństwa wewnętrznego od 2025 roku
  • Bernie Sanders — senator Stanów Zjednoczonych z Vermont
  • Bruce Springsteen — amerykański muzyk i zwolennik protestu
  • Joan Baez — amerykańska piosenkarka i aktywistka
  • Jane Fonda — amerykańska aktorka i aktywistka

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