À quelques jours des élections législatives hongroises du 12 avril 2026, le vice-président américain s'est rendu à Budapest pour soutenir le Premier ministre sortant. Lors d'une conférence de presse commune le 7 avril, il a fermement critiqué l'Union européenne, l'accusant d'interférer de manière « honteuse » dans le scrutin national.
Soutien électoral explicite
JD Vance se rend à Budapest à cinq jours du scrutin pour soutenir Viktor Orbán face à l'opposition.
Accusations contre l'UE
Le vice-président américain qualifie l'attitude de Bruxelles d'ingérence étrangère malveillante dans la politique hongroise.
Médiation pour l'Ukraine
La Hongrie propose d'accueillir un sommet de paix entre Washington et Moscou pour mettre fin au conflit ukrainien.
Fin du conflit iranien
Vance annonce que les objectifs militaires en Iran sont remplis et que la fin des hostilités est proche.
Le vice-président des États-Unis, JD Vance, est arrivé à Budapest le 7 avril 2026 pour apporter un soutien public au Premier ministre hongrois Viktor Orbán, à l'approche des élections législatives prévues le 12 avril. S'exprimant lors d'une conférence de presse conjointe, M. Vance a accusé l'Union européenne d'une ingérence étrangère « honteuse » dans le processus électoral hongrois. Accompagnés de son épouse Usha Vance, le vice-président a été accueilli à l'aéroport Ferihegy par le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, ainsi que par la chargée d'affaires américaine Caroline Savage. Selon l'agence ANSA, il s'agit de la première visite officielle à Budapest d'un vice-président américain en exercice. Le porte-parole d'Orbán, Zoltan Kovacs, a qualifié sur les réseaux sociaux cet événement de « visite historique », précisant que la délégation américaine était venue « exprimer son soutien à M. Orbán ». Après leur échange avec la presse, M. Vance devait participer à un rassemblement de campagne au MTK Sportpark, dans l'est de la capitale, pour clore la campagne électorale du Premier ministre.
Viktor Orbán occupe la fonction de Premier ministre de Hongrie depuis 2010, après un premier mandat entre 1998 et 2002. Il dirige le parti Fidesz depuis 2003. M. Orbán a positionné la Hongrie comme une voix dissidente au sein de l'Union européenne sur des dossiers tels que la politique énergétique, l'immigration et la guerre en Ukraine, entrant régulièrement en conflit avec les institutions de Bruxelles. Le scrutin du 12 avril constitue un test majeur pour M. Orbán, qui fait face à une opposition menée par Péter Magyar et son parti Tisza.
Vance fustige Bruxelles pour ses tentatives d'ingérence Lors de la conférence de presse, JD Vance a lancé une attaque virulente contre les institutions européennes, présentant son déplacement comme une réponse directe aux pressions extérieures exercées sur la démocratie hongroise. „Ce qui s'est passé dans ce pays, au beau milieu de cette campagne électorale, est l'un des pires exemples d'ingérence étrangère que j'aie jamais vus ou dont j'aie entendu parler” — JD Vance via Reuters. Il a accusé les bureaucrates de Bruxelles de vouloir fragiliser l'économie hongroise et de nuire à son indépendance énergétique par animosité personnelle envers M. Orbán. „Les bureaucrates de Bruxelles ont tenté de détruire l'économie de la Hongrie. Ils ont essayé de réduire son indépendance énergétique et d'augmenter les coûts pour les consommateurs hongrois, tout cela parce qu'ils détestent cet homme” — JD Vance via Reuters. M. Vance a également salué en M. Orbán un défenseur de la « civilisation occidentale », décrivant les États-Unis et la Hongrie comme des remparts pour les valeurs chrétiennes, la famille et la liberté d'expression. Qualifiant le Premier ministre d'« exception rare » en Europe, il a estimé que son modèle énergétique aurait dû être suivi par les autres dirigeants d'Europe de l'Ouest. En retour, Viktor Orbán a déclaré que l'élection de Donald Trump avait ouvert un « âge d'or » pour les relations bilatérales, remerciant MM. Trump et Vance pour leur solidarité.
Budapest proposée pour un sommet de paix USA-Russie Viktor Orbán a profité de l'occasion pour réitérer sa proposition de faire de Budapest le siège d'un éventuel sommet entre les États-Unis et la Russie pour mettre fin à la guerre en Ukraine. „La Hongrie est toujours prête aujourd'hui : si les États-Unis et les Russes estiment qu'un sommet de paix est nécessaire, Budapest sera heureuse d'accueillir cette rencontre” — Viktor Orbán via ANSA. M. Orbán a soutenu que les dirigeants européens, particulièrement à Bruxelles, continuaient d'entraver les négociations, affirmant que le conflit n'aurait jamais éclaté si Donald Trump avait été président en 2022. Une analyse partagée par JD Vance, qui a désigné Donald Trump et Viktor Orbán comme « les deux dirigeants ayant le plus œuvré pour stopper ce conflit destructeur » par leur engagement diplomatique. „La guerre n'aurait probablement jamais commencé si Donald Trump avait été président il y a quatre ans” — JD Vance via ANSA. Vance a également évoqué des tentatives d'influence de services de renseignement ukrainiens sur les élections américaines et hongroises, qualifiant ces manœuvres de pratiques courantes. Il a souligné l'aide précieuse de M. Orbán pour permettre aux responsables américains de comprendre les exigences des deux parties en vue d'un accord de paix.
Le point sur le conflit avec l'Iran et les objectifs militaires JD Vance s'est enfin exprimé sur le conflit en cours, l'guerre américano-israélienne contre l'Iran, affirmant que les objectifs militaires de Washington étaient atteints. „Les objectifs militaires des États-Unis ont été accomplis. Cela signifie, comme l'a dit le président, que cette guerre prendra fin prochainement. Je crois que la nature de cette fin dépendra en fin de compte des Iraniens” — JD Vance via ANSA. Il a dessiné deux issues possibles : une normalisation de l'Iran abandonnant le soutien au terrorisme pour réintégrer le commerce mondial, ou un refus de négocier qui aggraverait gravement la situation économique du pays. Concernant l'île de Kharg, il a précisé que les informations relatives à des attaques ne modifiaient pas la posture stratégique de Donald Trump, tout en indiquant que les canaux diplomatiques restaient ouverts avant l'expiration de tout ultimatum.
Mentioned People
- JD Vance — 50. wiceprezydent Stanów Zjednoczonych
- Viktor Orbán — premier Węgier sprawujący urząd od 2010 roku
- Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
- Péter Magyar — lider partii Tisza, dawniej związany z Fideszem
Sources: 145 articles
- Vance da Orban: siparietto sul palco con telefonata a sorpresa a Donald Trump: "Amo Viktor" (Rai news)
- Le vice-président américain vante aux Hongrois les mérites de Viktor Orban à l'approche des législatives | RTS (rts.ch)
- Quand JD Vance fait campagne pour Viktor Orbán à l'approche des élections législatives en Hongrie (Le Parisien)
- "Dieser Viktor" ist fantastisch: Orban setzt bei den Wahlen in Ungarn auf den "Faktor Vance" (Tages Anzeiger)
- >>>ANSA/ Vance da Orban, 'inviato da Trump contro i burocrati Ue' - Altre news - Ansa.it (ANSA.it)
- J.D. Vance kritisiert "ausländische Wahl-Einmischung" und macht Wahlkampf für Orbán - WELT (DIE WELT)
- JD Vance in Ungarn: US-Vizepräsident unterstützt Viktor Orbán im Wahlkampf (Spiegel Online)
- Ungarn: JD Vance und Donald Trump demonstrieren Unterstützung für Viktor Orbán (ZEIT ONLINE)
- Hongrie : JD Vance accuse Bruxelles et tente de sauver Viktor Orban à quelques jours des législatives (SudOuest.fr)
- Вэнс в Будапеште: поддержка Орбана, критика Брюсселя (Deutsche Welle)