Emmanuel Grégoire, socialiste et ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo, a été élu maire de Paris dimanche 29 mars 2026. Il a obtenu 103 voix sur 163 conseillers lors d’un vote solennel au Conseil de Paris. Son arrivée à l’Hôtel de Ville s’accompagne d’un agenda immédiat marqué par le dossier du periscolaire et par la dette de la capitale.

Élection au Conseil de Paris

Emmanuel Grégoire a été élu maire avec 103 voix sur 163 conseillers et succède à Anne Hidalgo après deux mandats.

Le periscolaire au cœur du premier mandat

Le nouveau maire fait de la réforme du periscolaire sa priorité immédiate après plusieurs affaires de violences sexuelles.

Un mandat porté à sept ans

Son mandat durera sept ans afin d’éviter un chevauchement avec l’élection présidentielle française de 2032.

Une majorité de gauche renforcée

La coalition de Grégoire dispose de 103 sièges au Conseil de Paris, soit dix de plus que la gauche sous le mandat précédent.

Une opposition recomposée

Rachida Dati mène une droite affaiblie, tandis que LFI et les centristes s’organisent en groupes distincts.

Emmanuel Grégoire, homme politique socialiste et ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo, a été élu maire de Paris dimanche 29 mars 2026, obtenant 103 (votes) — 103 voix de conseillers qui ont assuré l’élection de Grégoire comme maire sur 163 conseillers lors d’un vote solennel au Conseil de Paris. Âgé de 48 ans, il succède à Hidalgo, qui a exercé deux mandats sur 12 ans, et a battu sa rivale de droite Rachida Dati de neuf points au second tour des élections municipales le dimanche précédent, en l’emportant avec plus de 50 % des voix. Grégoire conduisait une liste d’union de la gauche réunissant les socialistes, les écologistes, les communistes, Place Publique et L’Après, mais il avait volontairement exclu La France Insoumise de la coalition. Après le vote, Grégoire a accompagné Hidalgo hors de l’Hôtel de Ville, où elle a quitté les lieux en larmes sous les applaudissements d’une garde d’honneur, refermant une page de l’histoire politique parisienne.

Le scandale du periscolaire s’impose comme priorité du nouveau maire Dans son discours d’investiture, Grégoire a déclaré que la réforme du periscolaire — le dispositif d’accueil après l’école de la ville — serait son « premier combat », à la suite d’une vague d’affaires de violences sexuelles impliquant des éducateurs affectés à des écoles primaires parisiennes. Il a appelé à une tolérance zéro et à un examen complet de toutes les procédures de recrutement dans ce secteur.

„Le vrai combat commence maintenant. Et le premier d’entre eux, c’est le periscolaire ! Il faut tout reprendre depuis le début. Il faut renverser la table. Il faut identifier ceux qui se sont rendus coupables. Il faut protéger nos enfants.” — Emmanuel Grégoire via BFMTV

Grégoire a promis des mesures immédiates et a indiqué qu’il préparait de nouvelles étapes dès la semaine suivante, notamment des réunions avec des collectifs de parents. Il a également reconnu que l’endettement élevé de la ville constituait une préoccupation pressante, après des alertes des organes de contrôle financier de l’État. Sur l’héritage de sa prédécesseure, il s’est montré généreux dans ses propos d’investiture, saluant le courage d’Hidalgo et rendant aussi hommage à Bertrand Delanoë, premier maire socialiste de Paris. Son nouvel exécutif de 36 adjoints, dont 35 aux côtés de la première adjointe Lamia El Aaraje, a été installé le même jour, Grégoire décrivant une équipe qu’il voulait « proche et travailleuse ».

Un mandat de sept ans pour éviter le chevauchement avec 2032 Le mandat de Grégoire durera sept ans au lieu de six, un ajustement délibéré destiné à éviter que les prochaines élections municipales ne coïncident avec l’élection présidentielle française de 2032. Lamia El Aaraje, première secrétaire fédérale du Parti socialiste à Paris et ancienne adjointe à l’urbanisme sous Hidalgo, a été désignée première adjointe par le Conseil. Grégoire s’est engagé à poursuivre les politiques environnementales emblématiques d’Hidalgo, notamment l’extension des pistes cyclables, la piétonnisation des rues et des mesures visant à décourager l’usage de la voiture individuelle. Sa coalition dispose de 103 des 163 sièges du Conseil, soit dix de plus que la gauche n’en détenait sous le mandat précédent.

Moments clés de la transition à la mairie de Paris: — ; — ; —

Dati à la tête d’une droite fragmentée, LFI sur les bancs de l’opposition L’opposition de droite est entrée dans le nouveau Conseil en position affaiblie et fragmentée, Rachida Dati dirigeant un groupe de 32 élus sous la bannière « Paris, Liberté ! » — contre 65 sièges pour la droite en 2020. Dati était absente de la séance de dimanche pour raisons de santé, ce qui a conduit Grégoire à dire que son bureau lui serait ouvert dès son retour. Un autre groupe centriste de 11 conseillers issus de la liste de Pierre-Yves Bournazel, qui avait fusionné avec celle de Dati au second tour, a formé sa propre faction intitulée « Paris apaisé », tandis que le groupe MoDem mené par Maud Gatel a conservé huit sièges de manière indépendante. À l’extrême gauche, neuf conseillers LFI ont pris place dans l’opposition, sous la direction de Sophia Chikirou, qui avait recueilli près de 8 % des voix au second tour selon La Libre.be, ou 11,7 % selon El Periódico. Grégoire a dit n’être « pas du tout inquiet » face à l’opposition de Chikirou et a dit être prêt à travailler avec elle comme avec Dati.

Anne Hidalgo est devenue la première femme à exercer la fonction de maire de Paris lorsqu’elle a été élue en 2014. Ses deux mandats ont été marqués par les attentats terroristes de novembre 2015, au cours desquels 130 personnes ont été tuées à Paris, par l’organisation des Jeux olympiques d’été de 2024 et par un effort soutenu pour rendre la ville plus favorable aux cyclistes et pour rétablir la baignade dans la Seine. Hidalgo avait auparavant été première adjointe de 2001 à 2014. Emmanuel Grégoire a été son premier adjoint de 2018 à 2024 avant de partir à l’Assemblée nationale, et les deux s’étaient brouillés avant qu’Hidalgo ne le soutienne seulement au dernier moment durant la campagne de 2026.

Mentioned People

  • Emmanuel Grégoire — Członek Partii Socjalistycznej i były pierwszy zastępca burmistrza Paryża w latach 2018–2024.
  • Anne Hidalgo — Członkini Partii Socjalistycznej i była burmistrz Paryża w latach 2014–2026.
  • Rachida Dati — Francuska polityczka, sędzia i burmistrz 7. okręgu Paryża.
  • Lamia El Aaraje — Francuska polityczka pochodzenia marokańskiego i pierwsza sekretarz Partii Socjalistycznej w Paryżu.
  • Sophia Chikirou — Francuska polityczka, doradczyni ds. komunikacji i członkini La France Insoumise.

Sources: 18 articles