L’Organisation iranienne de l’énergie atomique a affirmé samedi 21 mars 2026 que les États-Unis et Israël avaient frappé le site d’enrichissement de Natanz, dans le centre de l’Iran. Téhéran assure qu’aucune matière radioactive n’a été libérée et qu’aucun danger ne menace les riverains. Ni Washington ni l’armée israélienne n’avaient toutefois confirmé l’attaque dans l’immédiat.
Téhéran annonce une frappe sur Natanz
L’Organisation iranienne de l’énergie atomique affirme que les États-Unis et Israël ont frappé samedi 21 mars 2026 le site d’enrichissement de Natanz, dans le centre de l’Iran.
Pas de fuite radioactive selon l’Iran et l’AIEA
Les autorités iraniennes assurent qu’aucune matière radioactive n’a été libérée et l’AIEA dit ne pas anticiper de conséquences radiologiques.
Aucune confirmation indépendante immédiate
L’armée israélienne a indiqué au Jerusalem Post ne pas avoir connaissance d’une frappe contre Natanz à cette date, tandis que Washington n’a pas réagi dans l’immédiat.
Natanz déjà visé à plusieurs reprises
Le site avait été frappé au début de mars 2026 et avait déjà subi d’importants dégâts lors de bombardements israéliens et américains en juin 2025.
La frappe s’inscrit dans les objectifs affichés par Washington
Donald Trump a présenté la destruction du programme nucléaire iranien comme un objectif majeur de guerre et a dit vendredi que les États-Unis étaient proches d’atteindre leurs buts.
L’Organisation iranienne de l’énergie atomique a confirmé samedi matin 21 mars 2026 que des forces américaines et israéliennes avaient frappé le site nucléaire d’enrichissement de Natanz, dans le centre de l’Iran, tout en affirmant qu’aucune matière radioactive n’avait été libérée et que les habitants de la zone ne couraient aucun danger. Dans un communiqué relayé par l’agence Tasnim, l’organisation a qualifié l’attaque d’« agression criminelle perpétrée par les États-Unis et le régime sioniste usurpateur ». Le site, situé à environ 220 à 250 kilomètres au sud de Téhéran dans la province d’Ispahan, est considéré comme la pièce maîtresse du programme iranien d’enrichissement d’uranium. Les autorités iraniennes ont indiqué que le complexe d’enrichissement de Natanz avait été visé dans les premières heures de samedi. L’AIEA a indiqué qu’elle ne s’attendait pas à des conséquences radiologiques après cette frappe, en cohérence avec son évaluation formulée à la suite d’attaques précédentes contre ce site.
L’armée israélienne dit ne pas avoir connaissance d’une frappe Samedi matin, aucune confirmation indépendante de l’attaque n’était encore disponible et un écart important apparaissait entre les affirmations iraniennes et les déclarations de l’armée israélienne. Interrogées par le Jerusalem Post, les Forces de défense israéliennes ont indiqué qu’elles n’avaient pas connaissance d’une attaque contre le site de Natanz à cette date. Les États-Unis n’ont pas non plus publié dans l’immédiat de déclaration confirmant ou démentant la frappe. Le Berliner Zeitung relevait dès lors qu’il demeurait incertain que le site ait effectivement été touché et, le cas échéant, par qui. L’ambassadeur iranien chargé du nucléaire, Reza Najafi, s’était auparavant exprimé devant le Conseil des gouverneurs de l’AIEA à Vienne après une précédente frappe sur Natanz au début du mois de mars, en déclarant que les installations nucléaires iraniennes pacifiques et placées sous garanties avaient de nouveau été attaquées. „Again they attacked Iran's peaceful, safeguarded nuclear facilities yesterday” (Ils ont de nouveau attaqué hier les installations nucléaires pacifiques iraniennes placées sous garanties) — Reza Najafi via AP L’Organisation iranienne de l’énergie atomique a, de la même manière, présenté la frappe de samedi comme une violation du droit international.
Natanz a été frappé à plusieurs reprises depuis le début de la guerre La frappe signalée samedi constitue le dernier épisode d’une série d’attaques visant Natanz depuis le lancement de la campagne militaire plus large menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, le 28 février 2026. Le site avait déjà été visé au début de mars 2026 et l’AIEA avait alors confirmé des dégâts sur les bâtiments d’entrée de l’usine souterraine d’enrichissement. Des images commerciales prises par satellite après ces frappes avaient montré des dommages étendus aux infrastructures nucléaires iraniennes. Les États-Unis et Israël avaient également bombardé des installations nucléaires iraniennes en juin 2025, provoquant d’importants dégâts. En prévision de nouvelles frappes, l’Iran aurait pris des mesures de protection supplémentaires à Natanz dès la mi-février 2026, selon l’Institute for Science and International Security, qui a analysé des images satellites à haute résolution montrant de nouvelles fortifications sur le site.
Le site de Natanz, officiellement appelé Shahid Ahmadi Roshan Nuclear Facilities, a été révélé au monde en 2002. Il comprend des installations d’enrichissement d’uranium à la fois en surface et souterraines, abritant près de 70 cascades de centrifugeuses. Les États-Unis et Israël ont lancé l’opération Epic Fury le 28 février 2026, le président américain Donald Trump présentant la destruction du programme nucléaire iranien comme l’un des principaux objectifs de guerre. Les frappes israéliennes de juin 2025 contre des installations nucléaires iraniennes ont précédé le conflit élargi et avaient déjà causé des dégâts importants à Natanz à ce moment-là. L’Iran a répondu à la campagne en cours par des attaques de missiles et de drones contre Israël ainsi que contre plusieurs États du Golfe et des installations américaines dans la région du Golfe.
Natanz sous attaque — événements clés: — ; — ; — ; — ; —
Trump évoque les objectifs de guerre alors que le programme nucléaire iranien s’affaiblit La frappe signalée sur Natanz s’inscrit dans le cadre stratégique affiché de la campagne conduite par les États-Unis, que le président Donald Trump a présentée comme visant à empêcher durablement l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Donald Trump a déclaré vendredi que les États-Unis étaient très proches d’atteindre leurs objectifs et qu’ils envisageaient de réduire l’opération militaire. À la question de savoir si Israël serait prêt à mettre fin à la guerre une fois le programme nucléaire détruit, il a également répondu : « I think so ». La Maison Blanche a constamment présenté l’élimination des capacités nucléaires et balistiques de l’Iran comme l’objectif central de la guerre. Israël, de son côté, a décrit le programme nucléaire et balistique iranien comme sa principale menace existentielle. Les États-Unis ont aussi temporairement levé samedi les sanctions visant le pétrole iranien transporté en mer et ont indiqué qu’ils aideraient d’autres pays à surveiller le détroit d’Ormuz si cela leur était demandé, signalant une possible inflexion de la trajectoire du conflit. Téhéran a poursuivi sa riposte par des frappes de missiles et de drones contre le territoire israélien, notamment avec un missile qui a endommagé une école maternelle à Rishon Lezion, alors que le conflit entrait dans sa quatrième semaine.
Mentioned People
- Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
- Reza Najafi — irański polityk reformistyczny i były członek irańskiego parlamentu