Vingt-deux migrants sont morts d’épuisement, de faim et de soif après six jours de dérive en Méditerranée, selon les rescapés interrogés par les garde-côtes grecs. Un navire de Frontex a secouru 26 survivants, dont deux ont été hospitalisés à Héraklion. Deux hommes sud-soudanais, présentés comme les passeurs, ont été arrêtés en Crète.

Un naufrage meurtrier au large de la Crète

Vingt-deux migrants sont morts après six jours de dérive en Méditerranée, selon les rescapés et les garde-côtes grecs.

Deux passeurs présumés arrêtés

Les autorités grecques ont arrêté deux hommes sud-soudanais, âgés de 19 et 22 ans, poursuivis pour entrée illégale et homicide par négligence.

La Méditerranée connaît un début d’année particulièrement meurtrier

L’OIM a recensé au moins 606 morts ou disparitions sur les deux premiers mois de 2026 sur la route méditerranéenne.

Des sommes importantes versées pour le passage

Selon El Mundo, certains migrants ont payé jusqu’à 10 000 dollars, un million de takas bangladais ou 12 000 dinars libyens.

Vingt-deux migrants sont morts d’épuisement, de faim et de soif après avoir dérivé pendant six jours en mer Méditerranée, les survivants ayant indiqué aux garde-côtes grecs que les corps des morts avaient été jetés par-dessus bord sur ordre d’un passeur. Un navire de Frontex a secouru jeudi 26 survivants — 24 hommes, une femme et un mineur — le jeudi 26 mars 2026 à midi, à environ 53 milles marins au sud d’Iérapétra, sur la côte sud de la Crète. Le canot pneumatique avait quitté la région de Tobrouk, dans l’est de la Libye, dans la nuit du 21 mars avec 48 personnes à bord, selon les garde-côtes grecs. Deux survivants ont été transférés à l’hôpital d’Héraklion, la capitale crétoise, à la suite du sauvetage.

Deux hommes sud-soudanais arrêtés pour homicide involontaire Les autorités grecques ont arrêté deux hommes présentés comme les passeurs responsables de la traversée : un jeune homme de 19 ans et un autre de 22 ans, tous deux de nationalité sud-soudanaise. Les deux suspects ont été placés en détention à Héraklion et font l’objet de poursuites pour entrée illégale sur le territoire et homicide par négligence, selon les garde-côtes grecs. Les survivants ont déclaré aux autorités que les corps des 22 personnes décédées avaient été jetés à la mer sur ordre de l’un des deux passeurs. Les garde-côtes ont indiqué que les passagers avaient perdu leur cap pendant la traversée et étaient restés en mer pendant six jours sans nourriture ni eau douce, dans des conditions météorologiques défavorables. Le ministre grec des migrations et de l’asile, Thanos Plevris, avait auparavant commenté un autre incident survenu début février, lorsque 15 migrants sont morts près de l’île de Chios après la collision de leur embarcation avec un bateau des garde-côtes grecs, affirmant alors que les garde-côtes n’étaient pas responsables de cet accident.

Les migrants ont payé jusqu’à 10 000 dollars pour la traversée Selon El Mundo, certains des migrants à bord de l’embarcation avaient versé des sommes importantes pour le voyage. Les paiements signalés allaient jusqu’à 10 000 dollars américains, un million de takas bangladais ou 12 000 dinars libyens pour la traversée vers la Grèce. L’itinéraire entre la Libye et la Crète couvre environ 300 kilomètres et a été le théâtre de plusieurs incidents ces derniers mois impliquant des bateaux transportant des migrants venus du Bangladesh et du Soudan, selon la même source. Les nationalités des personnes présentes à bord de l’embarcation partie le 21 mars n’ont pas été précisées par les garde-côtes grecs. Cette traversée constitue l’une des principales routes empruntées par les migrants qui tentent de rejoindre l’Union européenne via la Grèce.

La route migratoire de la Méditerranée figure parmi les plus meurtrières au monde depuis plus de dix ans. En décembre 2025, 17 migrants ont été retrouvés morts à l’intérieur d’un bateau partiellement dégonflé au sud-ouest de la Crète, et seulement deux survivants ont pu être secourus. Début février 2026, 15 migrants sont morts près de l’île de Chios après la collision de leur embarcation avec un bateau des garde-côtes grecs. L’OIM a commencé à recueillir systématiquement des données sur les décès de migrants en Méditerranée en 2014.

2026 est déjà l’année qui commence le plus meurtrière depuis 2014 Ces morts interviennent dans un contexte de forte hausse des décès en Méditerranée au début de 2026. Selon les chiffres de l’OIM cités par Frontex, au moins 606 migrants sont morts ou ont disparu sur la route méditerranéenne au cours des deux premiers mois de 2026, ce qui en fait le début d’année le plus meurtrier depuis le début de la collecte de données par l’organisation en 2014. RFI a indiqué que Frontex avait cité des données de l’OIM faisant état de près de 660 morts en janvier et février 2026, contre 287 sur la même période de 2025, soit une hausse de 128 %, selon RFI. Dans le même temps, les détections de franchissements irréguliers des frontières extérieures de l’UE ont reculé de 52 % en janvier et février par rapport aux deux premiers mois de 2025, toujours selon RFI, même si le ministre grec des migrations Thanos Plevris a déclaré à Reuters en février 2026 que les arrivées illégales en Grèce avaient diminué de 21 % en 2025 par rapport à 2024. 606 (morts ou disparus) — migrants perdus en Méditerranée au cours des deux premiers mois de 2026

Drame en Méditerranée — mars 2026: — ; — ; — ; —

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Sources: 20 articles