Le FBI a ouvert une enquête visant Joe Kent, ancien directeur du National Counterterrorism Center, soupçonné d’avoir divulgué des informations classifiées. Sa démission, en mars 2026, après des désaccords sur la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran, met en lumière les fractures internes de l’appareil sécuritaire américain.

Esmail Khatib tué à Beyrouth

Le ministre iranien du renseignement, en poste depuis août 2021, a été tué le 18 mars 2026 dans une frappe aérienne israélienne présentée comme une frappe de précision dans la capitale libanaise.

Nouvelle élimination au sommet de l'État iranien

La mort de Khatib est intervenue un jour après celle d'Ali Larijani, dans une séquence d'éliminations de hauts responsables iraniens ouverte par la mort d'Ali Khamenei le 28 février 2026.

Des attaques contre des champs gaziers signalées

ANSA et La Stampa ont également fait état d'attaques visant des champs gaziers iraniens, sans précisions supplémentaires sur les lieux ni sur l'ampleur des dommages.

La Suède réagit à l'exécution d'un de ses ressortissants

Le 18 mars 2026, l'Iran a exécuté un citoyen suédois accusé d'espionnage pour Israël. Stockholm a convoqué l'ambassadeur d'Iran et l'Union européenne a condamné l'exécution.

Le régime iranien conserve sa continuité

Selon des analystes cités par Adnkronos et Il Messaggero, les éliminations successives n'ont pas, à ce stade, provoqué de déstabilisation décisive du système de pouvoir iranien, capable de remplacer rapidement ses dirigeants.

Le FBI a ouvert une enquête sur Joe Kent, ancien directeur du National Counterterrorism Center, pour de présumées fuites d’informations classifiées, selon un article de Semafor cité par Reuters. Joe Kent a quitté ses fonctions en mars 2026 après des désaccords sur la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran, déclenchée le 28 février 2026 dans le cadre de Operation Epic Fury. Le président Donald Trump a publiquement critiqué son ancien responsable, le qualifiant de « très faible sur les questions de sécurité ». La démission de Joe Kent puis l’enquête du FBI ont attiré l’attention sur les divisions internes au sein de l’appareil américain de sécurité nationale quant aux motifs invoqués pour la guerre contre l’Iran et à la manière dont elle est conduite. Avant de prendre la tête du centre de contreterrorisme, Joe Kent avait été directeur de cabinet de Tulsi Gabbard, directrice du renseignement national.

Joe Kent affirmait qu’aucun élément ne montrait une attaque iranienne contre les États-Unis Au cœur de la controverse figure la position exprimée par Joe Kent selon laquelle aucun élément ne montrait que l’Iran préparait une attaque contre les États-Unis. Cette affirmation l’a opposé à l’argumentaire de l’administration pour justifier le lancement des opérations militaires. Son départ du National Counterterrorism Center est intervenu dans un contexte que des sources ont décrit comme marqué par des désaccords fondamentaux sur la guerre. L’enquête du FBI, telle que rapportée par Semafor puis relayée par Reuters, porte sur la question de savoir si Joe Kent a divulgué de manière inappropriée des documents classifiés. En qualifiant Joe Kent de « très faible sur les questions de sécurité », Donald Trump a montré que la Maison Blanche considérait sa dissidence non comme une évaluation légitime du renseignement mais comme un manquement à ses obligations. L’affaire a suscité des interrogations parmi les observateurs sur le traitement réservé aux responsables qui contestent la version officielle du conflit avec l’Iran. Ancien adjudant technicien de l’armée américaine et CIA paramilitary officer, Joe Kent avait été nommé à la direction du centre de contreterrorisme en 2025.

Le Pentagone réclamerait 200 milliards de dollars au Congrès pour la guerre contre l’Iran Par ailleurs, le Pentagone chercherait à obtenir du Congrès plus de 200 (billion USD) — montant demandé par le Pentagone au Congrès pour financer la guerre, selon des informations du Washington Post reprises par plusieurs médias, dont Gazeta.pl et ANSA. D’après Libertatea, cette demande, présentée comme urgente et adressée à la Maison Blanche, pourrait provoquer un important affrontement politique aux États-Unis. L’ampleur de cette requête budgétaire reflète l’extension des opérations militaires depuis le début de la campagne à la fin de février 2026. Donald Trump envisagerait également d’envoyer plusieurs milliers de soldats supplémentaires au Moyen-Orient, selon ANSA, qui cite des informations de presse. L’association d’une très importante demande de crédits additionnels et d’un possible renforcement des effectifs militaires laisse penser que l’administration se prépare à un engagement prolongé. Les conséquences politiques d’une telle demande pourraient être notables, en particulier parmi les conservateurs budgétaires du Parti républicain, historiquement réticents aux vastes crédits d’urgence.

Une contestation interne apparaît alors que la guerre entre dans sa quatrième semaine L’affaire Kent et la demande de financement du Pentagone dessinent ensemble le portrait d’une administration confrontée à la fois à une contestation interne et aux exigences matérielles d’une campagne militaire d’ampleur. La démission de Joe Kent constitue l’une des ruptures publiques les plus visibles au sein de la communauté américaine du renseignement depuis le début de la guerre. L’enquête du FBI ajoute une dimension pénale à ce qui avait commencé comme un désaccord sur la politique à mener, et l’issue de cette procédure pourrait avoir des conséquences sur la manière dont d’autres responsables évalueront l’opportunité de s’exprimer contre les positions de l’administration. La campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran, baptisée Operation Epic Fury, a commencé le 28 février 2026. Les premières frappes ont tué le guide suprême Ali Khamenei. Son fils, Mojtaba Khamenei, a été désigné guide suprême le 9 mars 2026. Le conflit a marqué une nette aggravation de tensions anciennes entre les États-Unis, Israël et l’Iran autour du programme nucléaire iranien et de l’influence régionale de Téhéran. Si elle était confirmée, la demande additionnelle de 200 milliards de dollars figurerait parmi les plus importants paquets de financement de guerre adoptés en une seule fois dans l’histoire américaine récente. Le fait que Donald Trump envisage d’envoyer plusieurs milliers de soldats supplémentaires dans la région laisse penser que les opérations au sol pourraient dépasser la phase initiale de frappes aériennes de la campagne. La concomitance de l’enquête sur Joe Kent, du débat sur le financement et d’éventuels déploiements supplémentaires souligne l’ampleur des décisions auxquelles l’administration est désormais confrontée à mesure que le conflit entre dans sa quatrième semaine.

Mentioned People

  • Esmail Khatib — minister wywiadu od sierpnia 2021 r. do zabójstwa w marcu 2026 r.
  • Ali Larijani — sekretarz Najwyższej Rady Bezpieczeństwa Narodowego od 2025 r. do zabójstwa w 2026 r.
  • Ali Khamenei — drugi najwyższy przywódca Iranu od 1989 r. do zabójstwa w czasie wojny z Iranem w 2026 r.