Les prix du diesel ont atteint des niveaux inédits depuis plusieurs années dans plusieurs pays européens. En Italie, le gazole n’avait pas été aussi cher depuis 2022 et le gouvernement étudie un bonus de 100 euros pour les ménages modestes. En Grèce, l’exécutif se dit prêt à agir sur la fiscalité, tandis que la Suisse met en garde contre un léger frein à la croissance.

L’Italie au plus haut depuis 2022

Le diesel a atteint 2,09 euros par litre en moyenne nationale et jusqu’à 2,388 euros sur les autoroutes italiennes au 17 mars 2026.

Rome étudie une aide ciblée

Le gouvernement italien examine un bonus de 100 euros pour les familles les moins aisées touchées par la hausse des carburants.

Athènes n’exclut pas un geste fiscal

Le porte-parole Pavlos Marinakis a indiqué que la Grèce pourrait réduire la taxe spéciale sur la consommation sur les carburants si la situation l’exige.

La Suisse voit un risque pour la croissance

Des économistes fédéraux suisses estiment que la hausse du pétrole devrait peser légèrement sur l’activité économique.

La Roumanie enregistre une neuvième hausse

Selon Ziare.com, les prix des carburants y ont augmenté pour la neuvième fois depuis le début du conflit au Moyen-Orient.

Les prix du diesel en Europe ont fortement progressé pour atteindre des sommets de plusieurs années, l’Italie enregistrant son niveau le plus élevé depuis 2022 au moment où plusieurs gouvernements, de Rome à Athènes, examinent des mesures d’urgence pour atténuer l’effet de cette hausse sur les consommateurs. Le ministère italien des Entreprises et du Made in Italy a indiqué qu’au 17 mars 2026, les prix moyens nationaux s’établissaient à 1,85 euro par litre pour l’essence et à 2,09 euros par litre pour le diesel. Sur les autoroutes italiennes, le diesel est monté jusqu’à 2,388 euros par litre, selon des données rapportées par l’agence ANSA. D’après le Corriere della Sera, le gouvernement italien étudie désormais le versement d’un bonus de 100 euros destiné à soutenir les familles les moins aisées confrontées à la hausse des coûts du carburant. La situation est également tendue à l’échelle européenne : la Roumanie a enregistré sa neuvième hausse du prix des carburants depuis le début du conflit au Moyen-Orient, selon Ziare.com, tandis que des économistes fédéraux suisses avertissent d’un ralentissement léger de la croissance en raison de la poussée des prix du pétrole.

2.388 (euros per liter) — prix maximal du diesel sur les autoroutes italiennes

Essence (moyenne nationale) : 1.85, Diesel (moyenne nationale) : 2.09, Diesel (pic sur autoroute) : 2.388

Rome étudie un bonus de 100 euros alors que le diesel atteint un plus haut de quatre ans L’examen par le gouvernement italien d’une aide directe en espèces marque une inflexion en faveur d’un soutien ciblé aux ménages plutôt que d’une baisse générale des taxes. Selon le Corriere della Sera, les prix du diesel en Italie n’avaient pas atteint un tel niveau depuis 2022, ce qui accroît de nouveau la pression sur les ménages à faibles revenus qui dépendent fortement de la voiture individuelle ou du fioul de chauffage. Le versement envisagé de 100 euros serait destiné aux familles les moins favorisées, même si le gouvernement n’a pas encore confirmé la mesure ni fixé de calendrier pour son éventuelle mise en œuvre. La légère progression des prix signalée par ANSA le 17 mars laisse penser que la tendance ne s’est pas encore stabilisée. La situation italienne s’inscrit dans un mouvement plus large en Europe, où la hausse marquée des cours mondiaux du pétrole se répercute rapidement sur les prix à la pompe. La structure des accises et taxes sur la consommation dans de nombreux États membres de l’UE laisse aux gouvernements une marge de manœuvre importante pour amortir les hausses, mais au prix d’un coût budgétaire qui complique la planification des finances publiques.

Le porte-parole du gouvernement grec se dit ouvert à une baisse de la fiscalité sur les carburants En Grèce, le porte-parole du gouvernement, Pavlos Marinakis, a déclaré que les autorités n’étaient pas opposées par principe à une réduction de la taxe spéciale sur la consommation sur les carburants et que l’exécutif avait préparé un plan pour tous les scénarios, selon NewsIT. D’après des résultats de recherche web d’Ekathimerini et d’autres sources, M. Marinakis, qui est porte-parole du gouvernement grec, a fait cette déclaration lors d’un point de presse. Ces propos ne constituent pas un engagement ferme en faveur d’une baisse de taxe et présentent plutôt cette position comme une possibilité conditionnelle que comme une politique déjà annoncée. Comme d’autres économies du sud de l’Europe, la Grèce est particulièrement sensible aux variations des prix du carburant en raison du poids du transport routier et du tourisme dans sa structure économique. Cette déclaration montre qu’Athènes suit la situation de près et se tient prête à intervenir si les prix continuent de progresser. Aucun seuil précis ni calendrier concernant une éventuelle réduction fiscale n’ont été mentionnés dans les sources disponibles.

Des économistes suisses alertent sur un risque pour la croissance tandis que l’UE se divise sur l’énergie En Suisse, des économistes fédéraux ont averti que la flambée des prix du pétrole devrait se traduire par une croissance légèrement plus faible, selon Watson.ch, ajoutant une dimension macroéconomique à un sujet jusqu’ici principalement présenté sous l’angle du coût supporté par les consommateurs. Cet avertissement souligne que le renchérissement de l’énergie peut déborder le cadre des budgets des ménages et affecter plus largement la production nationale. Dans le même temps, les États membres de l’Union européenne sont confrontés à des choix délicats et à des désaccords internes sur la politique énergétique, selon Kathimerini, les 27 pays du bloc étant divisés sur la réponse à apporter. La Roumanie a enregistré sa neuvième hausse consécutive des prix des carburants depuis le début du conflit au Moyen-Orient, selon Ziare.com, ce qui illustre la pression cumulative exercée sur les consommateurs en Europe centrale et orientale. Les prix mondiaux du pétrole ont subi des chocs répétés liés à des événements géopolitiques au Moyen-Orient, une région qui représente une part importante de l’approvisionnement mondial en brut. Les prix de détail des carburants en Europe se composent du coût du pétrole brut, des marges de raffinage, des coûts de distribution et d’un niveau élevé de taxes nationales, dont les droits d’accise et la TVA, de sorte que même des hausses modérées du brut se traduisent visiblement à la pompe. L’épisode actuel de prix élevés fait suite à une période de volatilité entamée avec le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, la neuvième hausse enregistrée en Roumanie depuis ce moment reflétant le caractère durable de cette pression. La combinaison de prix à la pompe en hausse, de réponses gouvernementales prudentes et de positions divergentes au sein de l’UE laisse penser que les consommateurs européens ne devraient pas bénéficier d’un soulagement significatif à court terme sans action budgétaire coordonnée ou sans reflux des cours mondiaux du brut.

Mentioned People

  • Adolfo Urso — minister przedsiębiorstw i Made in Italy od 22 października 2022 roku
  • Pavlos Marinakis — rzecznik greckiego rządu i polityk