Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a été tué le 17 mars 2026 et Gholamreza Soleimani, chef des forces paramilitaires Basij, est mort la veille dans des frappes attribuées à Israël. En l'espace de quarante-huit heures, Téhéran a perdu deux responsables de tout premier plan. Ces décès fragilisent la chaîne de commandement sécuritaire et politique de la République islamique.
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Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, a été tué le 17 mars 2026, et le commandant des forces paramilitaires Basij, Gholamreza Soleimani, est mort un jour plus tôt, le 16 mars 2026, dans des frappes attribuées à Israël, portant un coup sévère aux plus hauts échelons de la direction iranienne. Le ministre israélien de la défense, Israel Katz, a confirmé la mort de Larijani, selon des médias israéliens cités par ANSA. L'IDF a revendiqué la frappe qui a tué Soleimani. La mort de deux responsables d'un tel rang à quelques jours d'intervalle constitue une perturbation majeure de l'appareil iranien de commandement sécuritaire et politique. Les autorités iraniennes ont confirmé la mort du chef des Basij, selon LaSexta.
Larijani présenté comme un centre de pouvoir de fait en Iran Ali Larijani, né le 3 juin 1958 à Najaf, en Irak, était décrit par des analystes cités par ANSA comme un « philosophe en uniforme » et comme une figure centrale de l'architecture du pouvoir iranien, qui agissait récemment comme un dirigeant de fait du régime. Il occupait le poste de secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale depuis 2025 jusqu'à sa mort, fonction qu'il avait déjà exercée entre 2005 et 2007. Larijani avait également été président du Parlement iranien, ce qui faisait de lui l'une des personnalités les plus expérimentées et les plus influentes de l'architecture politique de la République islamique. La combinaison d'un parcours militaire, d'une formation philosophique et de plusieurs décennies d'expérience institutionnelle lui conférait une place singulière au sein du régime. ANSA a présenté sa mort comme un coup majeur porté à la théocratie iranienne et a qualifié la série plus large de pertes au sein de la direction de « décapitation » de la structure de commandement du régime.
Le commandant des Basij Soleimani tué la veille de Larijani Gholamreza Soleimani, né en 1964, était un officier supérieur du Corps des gardiens de la révolution islamique et commandant des forces paramilitaires Basij avant sa mort le 16 mars 2026. L'IDF a indiqué avoir mené la frappe qui l'a tué. Les Basij constituent une organisation paramilitaire intérieure qui a historiquement joué un rôle central dans la répression de la contestation interne et dans le soutien aux opérations des gardiens de la révolution à l'échelle régionale. La mort de Soleimani, confirmée par les autorités iraniennes selon LaSexta, a écarté un commandant opérationnel clé de l'appareil de sécurité intérieure iranien. Sa mort est intervenue seulement un jour avant celle de Larijani, concentrant deux pertes majeures de la direction sur une même période de quarante-huit heures.
Une série plus large de pertes qui reconfigure le commandement iranien Selon ANSA, ces deux morts s'inscrivent dans une séquence plus large d'éliminations ciblées de hauts responsables iraniens, dont l'effet cumulé est décrit comme une décapitation de la direction théocratique. LaSexta a attribué les opérations conjointement aux États-Unis et à Israël. Ces pertes surviennent après une période de pression continue sur les responsables militaires et politiques iraniens, alors que la capacité du régime à remplacer des profils dotés de la profondeur institutionnelle de Larijani et de l'expérience opérationnelle de Soleimani demeure incertaine. G4Media a souligné l'importance de la mort de Larijani pour la structure du pouvoir iranien, en relevant la difficulté à combler le vide laissé par une personnalité réunissant autorité politique, militaire et intellectuelle. Ali Larijani avait déjà été secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de 2005 à 2007 avant de revenir à ce poste en 2025, selon Wikipédia. Il a également exercé les fonctions d'ancien président du Parlement iranien. Gholamreza Soleimani a été officier supérieur du Corps des gardiens de la révolution islamique et commandant des Basij jusqu'à sa mort en mars 2026, selon Wikipédia. Les forces Basij ont historiquement été déployées à la fois dans des conflits régionaux et dans la répression des troubles intérieurs en Iran. La mort des deux hommes à un jour d'intervalle représente l'une des perturbations les plus importantes subies par la haute direction iranienne ces dernières années, selon plusieurs médias ayant couvert les événements du 17 mars 2026.