L’armée israélienne a intensifié son opération terrestre dans le sud du Liban tout en menant des frappes aériennes sur trois quartiers de Beyrouth, selon des informations publiées le 17 mars 2026. Le conflit a porté à plus d’un million le nombre de déplacés dans le pays. Parallèlement, un rapport onusien sur les droits humains s’inquiète du déplacement de Palestiniens en Cisjordanie occupée.

Israël renforce son offensive

Le 17 mars 2026, l’armée israélienne a intensifié son opération terrestre dans le sud du Liban tandis que des frappes visaient trois quartiers de Beyrouth.

Avertissement de cinq pays de l’OTAN

Cinq États membres de l’OTAN ont averti formellement Israël qu’une offensive de grande ampleur au Liban aurait des conséquences catastrophiques pour la région.

Environ un million de déplacés

Selon Al Jazeera, le conflit a déjà entraîné le déplacement d’environ un million de personnes à travers le Liban.

Deux incidents impliquant des militaires italiens

Le 16 mars 2026, des débris de roquettes au Liban et un survol de drone à Bagdad ont concerné des personnels italiens, sans faire de victimes.

Crainte d’une zone tampon durable

Des experts cités par 20 Minuten estiment que l’opération israélienne pourrait déboucher sur une zone tampon permanente dans le sud du Liban.

Les forces israéliennes ont intensifié leur opération terrestre dans le sud du Liban et mené des frappes aériennes sur trois quartiers de Beyrouth, alors que le conflit a porté à plus d’un million le nombre de personnes déplacées au Liban, selon des informations publiées le 17 mars 2026. La campagne militaire a aggravé une crise humanitaire qui touche désormais à la fois le Liban et la Cisjordanie occupée, où un rapport des Nations unies sur les droits humains a fait part de préoccupations selon lesquelles le déplacement de Palestiniens pourrait s’apparenter à un nettoyage ethnique. Des militaires italiens déployés dans la région sont sortis indemnes de deux incidents distincts — la chute de débris de roquette sur une base au Liban et une frappe de drone contre un hôtel à Bagdad. L’ampleur de la crise a suscité des réactions d’organisations humanitaires internationales, dont la branche polonaise de Aid to the Church in Need, qui a indiqué apporter une aide active aux victimes de la guerre dans la région.

Le Liban a connu des cycles répétés de conflit impliquant les forces israéliennes et le Hezbollah, parti politique islamiste chiite libanais et groupe paramilitaire interdit dont la branche armée est connue sous le nom de Conseil du djihad. Sa branche politique, le Bloc de la fidélité à la résistance, siège au Parlement libanais. L’organisation se présente de longue date comme un défenseur du Liban face aux opérations militaires israéliennes, une position qui continue de diviser l’opinion publique libanaise. La Cisjordanie est elle aussi marquée par des déplacements prolongés et par le conflit, tandis que des instances internationales font régulièrement part de leurs préoccupations quant au statut juridique et humanitaire des résidents palestiniens vivant sous occupation.

L’avancée au sol dans le sud du Liban renforce la pression israélienne Israël a poursuivi son opération terrestre dans le sud du Liban tout en menant simultanément des frappes aériennes sur trois quartiers de Beyrouth, selon l’agence ANSA. Cette pression militaire sur deux fronts — progression des forces terrestres dans le sud et recours à l’aviation contre la capitale — a marqué une nette accélération du rythme des opérations. Plus d’un million de personnes ont été déplacées à l’intérieur du Liban en raison du conflit en cours, d’après des chiffres cités à Beyrouth le 17 mars. L’ampleur de ces déplacements a dépassé les capacités des infrastructures locales et exerce une forte tension sur les réseaux humanitaires qui opèrent dans le pays. La branche polonaise de Aid to the Church in Need a confirmé qu’elle apportait activement son soutien aux victimes de la guerre, selon Nasz Dziennik. Aucune information confirmée n’est toutefois disponible sur les lieux précis ni sur l’ampleur exacte de cette aide humanitaire.

Militaires italiens indemnes après des débris de roquette et une frappe de drone à Bagdad Des militaires italiens stationnés sur une base au Liban sont sortis indemnes après la chute de débris de roquette sur l’installation, selon une dépêche d’ANSA datée du 16 mars. Dans un autre incident survenu le même jour, un drone a frappé un hôtel de Bagdad où se trouvaient des militaires italiens, qui n’ont pas été blessés non plus. Les autorités italiennes de la défense ont confirmé que leur personnel était sain et sauf dans les deux lieux. Ces deux épisodes ont mis en évidence l’extension géographique des risques auxquels sont exposés les contingents militaires étrangers opérant dans l’ensemble du Moyen-Orient. Aucune information confirmée n’est disponible sur l’origine des débris de roquette ni sur celle du drone utilisé lors de la frappe à Bagdad. Selon les informations disponibles, ces incidents n’ont entraîné ni victime italienne ni dégâts matériels importants sur les équipements du personnel.

L’ONU évoque un risque de nettoyage ethnique, tandis que le Hezbollah divise au Liban Un rapport des Nations unies sur les droits humains a fait part de préoccupations selon lesquelles le déplacement de Palestiniens en Cisjordanie pourrait s’apparenter à un nettoyage ethnique, selon AP News. Ce document ajoute une dimension de droit international à une crise longtemps décrite avant tout sous l’angle humanitaire. Dans le même temps, l’opinion publique libanaise demeure profondément divisée sur le rôle et l’avenir du Hezbollah, selon la chaîne publique tchèque ČT24. Certains Libanais appellent au désarmement du mouvement, tandis que d’autres le présentent comme leur seul rempart face aux opérations militaires israéliennes. Cette fracture reflète des tensions anciennes au sein de la société libanaise autour de la double identité du groupe, à la fois parti politique et force armée. La question de l’arsenal du Hezbollah constitue depuis des années l’une des principales lignes de fracture de la vie politique intérieure libanaise, et l’escalade actuelle a encore accentué ce débat, selon ČT24.