La police grecque a arrêté, le 30 mars 2026, un homme de 54 ans dans la banlieue athénienne de Zografou après la découverte des corps de sa mère, âgée de 91 ans, et de sa sœur, âgée de 56 ans, scellés dans une pièce de l’appartement familial, rue Kousidi. Les deux femmes se trouvaient dans un état avancé de décomposition. Le suspect conteste avoir tué les deux femmes et affirme qu’elles seraient mortes de causes naturelles environ trois mois plus tôt.

Une découverte après plusieurs refus d’accès

Les policiers et les proches ont d’abord tenté à plusieurs reprises d’entrer dans l’appartement avant que la porte ne soit forcée en présence d’un procureur.

Le suspect nie un homicide

L’homme de 54 ans soutient que sa mère et sa sœur sont mortes de causes naturelles, tandis que le parquet a retenu une accusation d’homicide by serial offense.

L’autopsie doit trancher

L’examen médico-légal prévu le 31 mars 2026 doit préciser la cause du décès et confirmer ou non la version du suspect.

La police grecque a arrêté, le 30 mars 2026, un homme de 54 ans dans la banlieue athénienne de Zografou après la découverte des corps de sa mère de 91 ans et de sa sœur de 56 ans, scellés dans une pièce de l’appartement familial, rue Kousidi, tous deux dans un état avancé de décomposition. Un procureur a ordonné l’arrestation pour homicide by serial offense, même si l’homme a nié avoir tué les femmes et a affirmé qu’elles étaient mortes de causes naturelles environ trois mois plus tôt. Le suspect a dit à la police qu’il avait placé les deux corps dans la pièce et en avait scellé la porte parce qu’il ne voulait pas que leur décès soit connu, ajoutant qu’il craignait de perdre la maison familiale. Des proches n’avaient ni vu ni entendu les deux femmes depuis environ deux à trois mois et avaient déposé une plainte auprès de la police en exprimant la crainte que le fils ait pu leur faire du mal.

La police a été écartée à deux reprises avant de forcer la porte La découverte a suivi une succession de tentatives infructueuses, de la part des proches comme des policiers, pour entrer dans l’appartement. Selon des informations rapportées par Skai, les proches se sont d’abord rendus au commissariat de Zografou le 26 mars, en disant craindre qu’il soit arrivé quelque chose aux deux femmes. Deux frères de la mère âgée se sont présentés séparément le 27 mars, en témoignant dans des services de police locaux qu’ils avaient perdu tout contact avec les femmes depuis des mois. Les policiers ont procédé à des vérifications extérieures de l’appartement les 28 et 29 mars, en sonnant à la porte sans obtenir de réponse. Le 29 mars, le fils a ouvert la porte mais a refusé de laisser entrer les policiers, affirmant que sa mère et sa sœur vivaient à une autre adresse, rue Rodon. Les policiers ont vérifié cette adresse et ont constaté qu’il s’agissait d’un bâtiment abandonné. Constatant que le fils avait menti, les policiers sont retournés à l’appartement de la rue Kousidi et, en présence d’un procureur, ont forcé la porte dans la soirée.

„Toutes les pièces étaient dans un état normal, à l’exception d’une chambre dont la porte était scellée avec du mastic. Nous avons immédiatement informé le procureur, qui a ordonné une perquisition au domicile et la convocation du fils au commissariat. Après avoir forcé la porte scellée, nous avons trouvé les deux femmes disparues dans un état avancé de décomposition.” — Police officers via Skai

Le suspect invoque le cancer et l’âge, le procureur n’est pas convaincu L’homme de 54 ans a livré aux enquêteurs un récit détaillé des décès, affirmant que sa sœur était morte la première d’un cancer puis que sa mère l’avait suivie deux jours plus tard. Il a soutenu que les deux décès étaient naturels et qu’il avait agi seul pour les dissimuler, en scellant la pièce avec des matériaux de construction afin de contenir l’odeur. Des voisins et des témoins locaux ont décrit une famille marquée par des problèmes de santé : la sœur était connue dans le quartier pour souffrir d’un cancer, la mère était âgée et se déplaçait lentement, et le fils était décrit comme ayant des problèmes psychologiques et sortant rarement de l’appartement, sauf pour de brèves courses. Un voisin a déclaré à iefimerida.gr qu’une odeur désagréable persistante avait été remarquée dans l’immeuble environ un mois et demi avant la découverte. Le procureur ne s’est pas laissé convaincre par la version du suspect et a donné suite à l’ordre d’arrestation. Des informations provenant de plusieurs médias indiquaient que l’homme souffrirait de problèmes psychologiques et était en cours d’examen au moment de sa garde à vue.

„Ma mère et ma sœur sont mortes toutes seules. Je les ai mises dans la pièce parce que je ne voulais pas que l’on sache qu’elles étaient mortes. J’ai scellé la porte à cause de l’odeur.” — 54-year-old suspect via Skai

Autopsie le 31 mars pour établir la cause du décès Un médecin légiste ayant procédé à un premier examen n’a pas pu déterminer la cause exacte du décès au vu de l’état des corps, mais a fixé la mort à plus d’un mois avant la découverte. L’affirmation du suspect selon laquelle les décès remontaient à trois mois correspond globalement à la période pendant laquelle les proches ont perdu contact avec les femmes, même si l’estimation médico-légale de plus d’un mois introduit un écart que l’autopsie complète devra éclaircir. L’autopsie-nécropsie devait être pratiquée le 31 mars 2026, et les enquêteurs espèrent qu’elle permettra de préciser si les décès résultent de causes naturelles ou d’un acte criminel. L’affaire a suscité une forte attention en Grèce, des voisins et des commerçants du quartier décrivant la famille comme des habitants de longue date de l’immeuble, installés là depuis de nombreuses années et connus pour des difficultés de santé et des problèmes sociaux récurrents. L’issue de l’examen médico-légal sera déterminante pour établir si les charges d’homicide retenues contre l’homme de 54 ans sont maintenues.

Chronologie de l’affaire de Zografou: — ; — ; — ; — ; — ; — ; —

La Grèce a enregistré plusieurs cas dans lesquels les décès de personnes âgées ou vulnérables au sein d’une même famille n’ont pas été signalés pendant de longues périodes, souvent en lien avec des motivations financières, comme la poursuite du versement des pensions. Le droit grec impose de déclarer rapidement les décès aux autorités de l’état civil, et la dissimulation d’un décès peut constituer à elle seule une infraction pénale, indépendamment de toute accusation d’homicide. La police hellénique, connue sous l’acronyme ELAS, est la force nationale chargée des enquêtes criminelles dans toute la Grèce, y compris dans l’agglomération d’Athènes.

Mentioned People

  • Skai — Serwis, który podał część informacji i cytat policjantów.
  • iefimerida.gr — Serwis, któremu jeden z sąsiadów opisał utrzymujący się nieprzyjemny zapach.

Sources: 16 articles