Un accord diplomatique de dernière minute a permis d'éviter des frappes américaines imminentes contre les infrastructures iraniennes ce mardi. En conséquence, l'Iran s'est engagé à rouvrir le détroit d'Ormuz, provoquant une détente immédiate sur les marchés mondiaux de l'énergie et une hausse des bourses internationales.
Accord de trêve
Un cessez-le-feu de 14 jours a été conclu entre les États-Unis et l'Iran sous l'égide du Pakistan.
Réouverture du détroit d'Ormuz
Téhéran a accepté de rouvrir cette voie maritime stratégique pour la durée de la trêve.
Effondrement des prix du brut
Le cours du Brent a chuté de 16 %, descendant sous les 92 dollars par baril.
Euphorie boursière mondiale
Les indices boursiers ont bondi, le DAX dépassant les 24 000 points et certains marchés asiatiques suspendant les échanges face à la hausse.
Les États-Unis et l'Iran ont conclu mardi un accord de cessez-le-feu de deux semaines, évitant ainsi les menaces de frappes américaines sur les infrastructures iraniennes et provoquant un net rebond des marchés financiers mondiaux. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a servi de médiateur pour cet accord, annoncé peu avant l'échéance fixée par le président américain Donald Trump pour que l'Iran débloque le détroit d'Ormuz. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a confirmé que le détroit serait rouvert à la navigation sous surveillance militaire iranienne pendant la durée de la trêve. Selon une information de Wirtschafts Woche, le cessez-le-feu s'applique également aux alliés des États-Unis et s'étend jusqu'au Liban. Les négociations entre les deux parties doivent débuter vendredi à Islamabad, au Pakistan. L'appel de minuit du Pakistan évite des frappes sur les infrastructures iraniennesL'accord a été conclu dans les dernières minutes précédant l'expiration de l'ultimatum de Donald Trump, fixé à 2h00 du matin, heure allemande, ce mercredi. Selon tagesschau.de, Shehbaz Sharif a appelé Donald Trump pour lui demander de prolonger le délai de deux semaines, tout en demandant simultanément à l'Iran d'ouvrir le détroit en signe de bonne volonté. Donald Trump avait auparavant menacé de mener des attaques massives contre le secteur énergétique iranien si aucun accord n'était trouvé ; certains rapports cités par Focus décrivaient des scénarios capables de ramener l'économie iranienne « à l'âge de pierre ». Finalement, les deux parties ont annoncé une pause dans les combats avant que l'ultimatum ne prenne fin. Donald Trump a par la suite déclaré à l'AFP que les États-Unis avaient obtenu une « victoire totale et complète », tandis que l'Iran a décrit l'accord comme une victoire sur Trump, selon les résultats des moteurs de recherche. Des courtiers à la bourse de Tokyo ont parlé ce mercredi d'un « cadeau du Pakistan », selon Wirtschafts Woche.Le conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran a débuté le 28 février 2026, lorsque des frappes initiales ont tué le Guide suprême de l'époque, Ali Khamenei. L'Iran a réagi en bloquant le détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique par lequel transite environ un cinquième du trafic mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Le blocus a provoqué une forte hausse des prix du pétrole dans les semaines qui ont suivi, faisant craindre une crise énergétique mondiale. Selon tagesschau.de, environ 400 millions de barils de pétrole ont été retirés du marché pendant les quelque 40 jours de blocus. En réaction aux perturbations de l'offre, Saudi Aramco a relevé ses prix de vente officiels pour les cargaisons de mai à des niveaux records, la prime pour le pétrole de qualité Arab Light atteignant 19,50 dollars par baril au-dessus de la moyenne Oman/Dubaï, d'après Reuters citée par la Berliner Zeitung. Le prix du pétrole chute de 16 % face à la perspective de réouverture d'OrmuzLes marchés pétroliers ont réagi immédiatement et de manière spectaculaire à l'annonce du cessez-le-feu et de la réouverture promise du détroit d'Ormuz. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a chuté jusqu'à 16 %, tombant à environ 91,70 dollars lors des premiers échanges asiatiques mercredi, contre une clôture à 109,27 dollars la veille, rapporte la Berliner Zeitung citant Reuters. Les contrats à terme sur le pétrole brut américain WTI ont perdu 16,84 dollars pour s'établir à 96,11 dollars le baril, selon l'AP citée par la Berliner Zeitung. Le cours du Brent est par moments passé sous la barre des 92 dollars, atteignant son plus bas niveau en plus de deux semaines selon plusieurs médias allemands. Les analystes soulignent toutefois qu'une normalisation complète du marché reste lointaine. Saul Kavonic, responsable de la recherche énergétique chez MST Marquee à Sydney, a précisé que la reprise de la production de pétrole et de GNL mise à l'arrêt ne devrait intervenir qu'en cas de cessez-le-feu permanent. Il a ajouté que, même avec un accord de paix, le marché resterait plus tendu de trois à cinq millions de barils par jour dans les années à venir par rapport à l'avant-guerre, la réparation des infrastructures d'exportation endommagées pouvant prendre des mois, voire des années.Clôture Brent (mardi) : 109.27, Bas hebdo Brent (mercredi) : 91.70, Futures WTI (mercredi) : 96.1116 (%) — Chute du prix du Brent après l'annonce du cessez-le-feu Le DAX bondit de près de 5 %, les marchés asiatiques suspendent les échangesLes marchés boursiers mondiaux ont progressé après l'annonce du cessez-le-feu, le soulagement se concentrant sur les secteurs les plus sensibles aux prix de l'énergie et aux risques géopolitiques. L'indice allemand DAX a gagné 4,9 % à l'ouverture mercredi pour atteindre 24 033 points, selon Der Tagesspiegel, après une clôture à 22 921,59 points mardi. En Asie, le Nikkei 225 japonais a grimpé de 5,0 % à 56 020 points, tandis que le Kospi sud-coréen a gagné 5,9 %. Ce mouvement a été si brutal que la bourse de Séoul a temporairement suspendu les transactions pour freiner l'extrême volatilité, selon la Berliner Zeitung et Wirtschafts Woche. Les contrats à terme sur le S&P 500 ont progressé de 2,3 %, selon l'AP citée par la Berliner Zeitung. Thomas Gitzel, économiste en chef de la VP Bank, a décrit l'ambiance sur les marchés financiers dans une note citée par plusieurs sources.„Un grand soupir de soulagement est à l'ordre du jour sur les marchés financiers” — Thomas Gitzel via Der TagesspiegelGitzel a ajouté que la baisse significative des prix du pétrole laisse espérer que la hausse de l'inflation ne sera qu'un épisode bref et que les banques centrales pourraient renoncer aux hausses de taux d'intérêt redoutées si l'apaisement se maintient. Morgan Stanley a toutefois averti que les marchés de l'énergie devraient rester sous tension. De leur côté, les analystes de Focus ont noté que la situation politique reste fragile et que le sentiment pourrait rapidement s'inverser en cas d'échec des négociations ou de nouvelles menaces de Washington.DAX (Allemagne) : 4.9, Nikkei 225 (Japon) : 5.0, Kospi (Corée du Sud) : 5.9, Futures S&P 500 (USA) : 2.3
Mentioned People
- Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
- Abbas Araghchi — minister spraw zagranicznych Iranu od sierpnia 2024 roku
- Shehbaz Sharif — premier Pakistanu od 2024 roku
- Thomas Gitzel — Główny Ekonomista VP Bank
Sources: 21 articles
- Nach Waffenruhe: Ölpreis sank, Börsen legten zu (newsORF.at)
- Schweizer Börse dank Waffenruhe mit Kurssprung erwartet (SWI swissinfo.ch)
- Der Börsen-Tag: Dax startet fünf Prozent höher (N-tv)
- Dax springt nach oben - Anleger feiern Waffenruhe (stern.de)
- Finanzmärkte: Dax springt nach oben - Anleger feiern Waffenruhe (Der Tagesspiegel)
- Iran-Krieg: Feuerpause sorgt für Euphorie an den Börsen - Ölpreis im Minus (Handelsblatt)
- Waffenruhe im Iran treibt Börsen weltweit an (Focus)
- Waffenruhe im Iran: Ölpreis fällt drastisch (Wirtschafts Woche)
- Ölpreis fällt nach Waffenruhe im Iran-Krieg unter 100 Dollar (tagesschau.de)
- Iran-Krieg: Waffenstillstand drückt den Ölpreis und lässt Asiens Börsen steigen (Berliner Zeitung)