Donald Trump a annoncé lundi un report de cinq jours des frappes militaires prévues contre près de 400 centrales électriques et sites énergétiques iraniens. Le président américain met en avant des avancées diplomatiques qu’il juge « très bonnes et productives », alors que l’ultimatum de 48 heures lancé à Téhéran arrivait à échéance. L’Iran dément toute négociation et menace d’élargir sa riposte dans le Golfe persique.
Report de cinq jours des frappes
Donald Trump a suspendu pour cinq jours les frappes prévues contre environ 400 centrales électriques et sites énergétiques iraniens, en invoquant des discussions diplomatiques jugées productives.
Téhéran nie toute négociation
Les agences Fars et Tasnim affirment qu’aucun échange, direct ou indirect, n’est en cours avec Washington, en contradiction avec les déclarations du président américain.
Menaces autour du détroit d’Ormuz
Washington exige la réouverture complète du détroit d’Ormuz, tandis que l’Iran menace de miner les routes maritimes du Golfe persique et d’élargir ses frappes en cas d’attaque.
Witkoff et Kushner au centre des contacts
Selon Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner ont conduit les discussions dimanche et d’autres échanges téléphoniques devaient suivre lundi avant une rencontre directe.
Chute immédiate du Brent
Après l’annonce du report, le prix du Brent a reculé de 108 à 96 dollars le baril en quelques minutes, avant un rebond partiel.
Le président américain Donald Trump a annoncé lundi un report de cinq jours des frappes militaires prévues contre environ 400 centrales électriques iraniennes et autres installations de l’infrastructure énergétique du pays. Il a justifié cette décision par des progrès dans des discussions diplomatiques qu’il a qualifiées de « très bonnes et productives ». Donald Trump a fait cette annonce sur sa plateforme Truth Social, puis l’a détaillée devant des journalistes à l’aéroport de Palm Beach avant son départ pour Memphis, ainsi que lors d’entretiens téléphoniques distincts accordés à Fox Business et CNBC. Ce report est intervenu environ une demi-journée avant l’expiration d’un ultimatum de 48 heures, lancé samedi par Donald Trump, exigeant de l’Iran qu’il rouvre totalement le détroit d’Ormuz au trafic maritime international sous peine de voir son réseau énergétique détruit. Donald Trump a déclaré aux journalistes qu’il misait sur l’issue favorable des discussions, sans toutefois garantir de résultat, et il a averti que les bombardements reprendraient si aucun accord n’était conclu.
Selon Trump, Witkoff et Kushner ont mené les discussions de dimanche Donald Trump a indiqué que les négociations avaient été conduites dimanche par l’envoyé spécial Steve Witkoff et son gendre Jared Kushner, et que de nouveaux échanges téléphoniques étaient prévus lundi avant une rencontre directe à brève échéance. „They are being conducted by Mr. Witkoff and Mr. Kushner. They went, I would say, perfectly. I would say that if they carry this out, they will end this problem, this conflict and I think they will end it very, very significantly.” (Elles sont menées par M. Witkoff et M. Kushner. Cela s’est passé, je dirais, parfaitement. Je dirais que s’ils y parviennent, ils mettront fin à ce problème, à ce conflit, et je pense qu’ils y mettront fin de manière très, très significative.) — Donald Trump via wnp.pl Donald Trump a refusé d’identifier le négociateur iranien, se contentant de décrire son interlocuteur comme une « personnalité de tout premier plan » et en précisant explicitement qu’il ne s’agissait pas du nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei. Le président américain a dit ne pas connaître avec certitude la situation de Mojtaba Khamenei, ajoutant que les États-Unis ne savaient même pas s’il était encore en vie, tout en précisant qu’il ne souhaitait pas qu’il soit tué. Selon Donald Trump, les exigences américaines comprennent un enrichissement zéro de l’uranium, l’élimination des stocks d’uranium enrichi — qu’il a décrits comme de la « poussière nucléaire » — ainsi qu’un futur dispositif de contrôle conjoint américano-iranien du détroit d’Ormuz. Donald Trump a aussi présenté la situation en Iran comme un « changement de régime automatique », en relevant que de nombreuses figures de l’ancienne direction avaient été tuées.
La campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran, baptisée opération Epic Fury, a commencé le 28 février 2026. Ali Khamenei, qui était guide suprême de l’Iran depuis 1989, a été tué lors des frappes initiales. Son fils Mojtaba Khamenei a été nommé troisième guide suprême de l’Iran en mars 2026. L’Iran avait bloqué le détroit d’Ormuz dans les premiers jours du conflit, interrompant la navigation sur cette voie maritime par laquelle transitait auparavant, selon les articles cités, environ un cinquième du pétrole brut mondial et du gaz liquéfié.
Téhéran dément des discussions et menace de miner le Golfe persique Les agences iraniennes proches de l’État Fars et Tasnim ont catégoriquement démenti la tenue de discussions directes ou indirectes avec les États-Unis. Un haut responsable iranien de la sécurité a déclaré à Tasnim : „Aucune négociation n’a eu lieu et aucune n’est en cours.” — unnamed Iranian security official via Tasnim, cited in TVN24 Des sources iraniennes ont avancé que Donald Trump n’avait pas différé les frappes en raison d’avancées diplomatiques, mais parce qu’il redoutait une riposte de Téhéran visant des infrastructures énergétiques dans l’ensemble de l’Asie occidentale. Le Conseil de défense iranien a averti lundi que toute tentative américaine de débarquer des forces sur les côtes iraniennes ou sur les îles du pays entraînerait le minage de toutes les routes maritimes dans le Golfe persique et le long des littoraux. Le Corps des gardiens de la révolution islamique a, de son côté, menacé de frapper, en cas d’attaque américaine contre l’infrastructure énergétique iranienne, les centrales fournissant de l’électricité aux bases américaines dans la région, ainsi que des infrastructures économiques, industrielles et énergétiques dans lesquelles des Américains détiennent des intérêts. Le président du Parlement iranien, Mohammed Bager Kalibaf, a déclaré que, dans l’hypothèse d’une attaque, l’Iran considérerait comme des cibles légitimes des infrastructures clés dans toute la région, y compris les installations de dessalement de l’eau. L’ancien parlementaire iranien Ali Motahari a estimé que l’ultimatum lancé par Donald Trump pouvait constituer un prétexte destiné à justifier la prise d’îles iraniennes, dont l’île stratégiquement importante de Khark, par laquelle transite, selon l’article, 90 % des exportations pétrolières iraniennes.
Principaux événements du face-à-face entre les États-Unis et l’Iran: — ; — ; — ; —
Oman joue les médiateurs, le pétrole recule nettement après l’annonce Peu avant la publication du message de Donald Trump sur Truth Social, le ministre omanais des affaires étrangères, Badr al-Busaidi — qui avait déjà assuré une médiation entre Washington et Téhéran avant la guerre — a écrit sur la plateforme X qu’Oman travaillait « intensivement à la mise en œuvre de solutions garantissant une navigation sûre dans le détroit d’Ormuz ». L’annonce du report a provoqué une réaction immédiate sur les marchés de l’énergie : selon Gazeta Prawna, le prix du Brent est tombé en quelques minutes de 108 à 96 dollars le baril, avant de se redresser partiellement. 400 (facilities) — Nombre de centrales et sites énergétiques iraniens qui figureraient dans les plans de frappe américains Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait auparavant averti que des frappes contre des infrastructures civiles de production d’électricité pourraient constituer des crimes de guerre. Donald Trump lui-même avait reconnu plus tôt que de telles attaques compliqueraient la reconstruction d’après-guerre. L’opposante Masih Alinejad, l’une des voix les plus connues de la diaspora iranienne, a demandé dimanche à Donald Trump d’annuler les projets de frappe, en soutenant qu’ils pénaliseraient les Iraniens ordinaires sans renverser le régime. Encore dimanche, l’ambassadeur américain auprès des Nations unies, Michael Waltz, maintenait la menace de frappes brandie par l’administration et n’excluait pas des attaques même contre la centrale nucléaire de Bushehr, ce qui souligne le caractère soudain du revirement annoncé lundi.
2026-03-23T00:00: 108, 2026-03-23T12:00: 96
Mentioned People
- Donald Trump — prezydent Stanów Zjednoczonych
- Jared Kushner — amerykański biznesmen i zięć prezydenta Stanów Zjednoczonych
- Steve Witkoff — specjalny wysłannik Stanów Zjednoczonych na Bliski Wschód i specjalny wysłannik do misji pokojowych
- Mojtaba Khamenei — trzeci najwyższy przywódca Iranu od marca 2026 roku
- Badr al-Busaidi — minister spraw zagranicznych Omanu od 18 sierpnia 2020 roku
Sources: 40 articles
- Czy Iran i USA toczą rozmowy? (Nasz Dziennik)
- Iranowi zostało bardzo mało czasu. 400 elektrowni na celowniku USA (Rzeczpospolita)
- Rada Obrony Iranu: w razie amerykańskiej inwazji zaminujemy całą Zatokę Perską [WIDEO] (Polska Agencja Prasowa)
- Czy Iran może zaminować całą Zatokę Perską? "Absolutny krach" (TOK FM)
- Korea Płd.: Szef MSZ: Iran powinien zagwarantować bezpieczeństwo żeglugi w cieśninie Ormuz (wnp.pl)
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- Iran odpowiada na groźby USA. To byłoby katastrofa dla całego regionu (wiadomosci.radiozet.pl)
- Trump zapędził się w kozi róg. W sprawie Ormuzu zostały mu dwie złe opcje (forsal.pl)
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