Israël a tué en 48 heures trois hauts responsables iraniens, dont Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale. Ces frappes, revendiquées dans le cadre de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, interviennent alors que Téhéran a promis des représailles. La mort d'un citoyen suédois exécuté par l'Iran a par ailleurs ajouté une dimension diplomatique à la crise.
Israël a tué trois hauts responsables iraniens en 48 heures, dont Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, lors d'une frappe menée le 17 mars 2026, alors que la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran est entrée dans une nouvelle phase marquée par l'élimination ciblée de dirigeants. Les médias d'État iraniens ont confirmé la mort d'Ali Larijani et le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a indiqué qu'il était mort avec son fils, Morteza, ainsi qu'un assistant. Le ministre israélien de la défense, Israel Katz, a confirmé l'élimination d'Ali Larijani et du ministre du renseignement Esmaeil Khatib. Né le 3 juin 1958, Ali Larijani occupait depuis 2025 le poste de secrétaire du conseil et était largement considéré comme l'un des principaux centres de pouvoir de l'État iranien après la mort du Guide suprême Ali Khamenei en février 2026. Gholamreza Soleimani, commandant de la force paramilitaire Bassidj, a lui aussi été tué dans des frappes israéliennes le 17 mars, selon le journal de vérification et le registre des personnes. L'Iran a menacé de se venger, des responsables promettant d'attaquer Israël en réponse à la mort d'Ali Larijani.
Le conflit entre Israël et l'Iran s'est fortement aggravé après le lancement par les États-Unis et Israël de l'opération Epic Fury le 28 février 2026, qui a tué le Guide suprême Ali Khamenei lors des frappes initiales. Mojtaba Khamenei, fils d'Ali Khamenei, a été nommé Guide suprême le 9 mars 2026. Ali Larijani avait déjà été secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de 2005 à 2007, puis président du Parlement iranien, ce qui faisait de lui l'une des figures les plus expérimentées et les plus influentes de l'architecture politique de la République islamique.
Esmaeil Khatib, ministre iranien du renseignement, a été tué dans une frappe israélienne dans la nuit du 18 mars 2026 à Beyrouth, selon des informations de médias israéliens et iraniens citées par Reuters. Né en 1961, Esmaeil Khatib occupait ce poste depuis août 2021 et en était le huitième titulaire, selon le registre des personnes. Le ministre israélien de la défense, Israel Katz, a confirmé sa mort. La frappe menée à Beyrouth a marqué un élargissement géographique de la campagne de ciblage, au-delà du territoire iranien. Le ministère du renseignement est l'une des institutions les plus puissantes de l'appareil sécuritaire iranien et la mort d'Esmaeil Khatib constitue un revers important pour les capacités de renseignement du pays à un moment de crise nationale aiguë. Cette série de morts en 48 heures suggère, selon ANSA, l'existence d'un réseau israélien coordonné de ciblage opérant dans plusieurs pays.
L'Iran exécute un citoyen suédois alors que les tensions gagnent un nouveau terrain L'Iran a exécuté un citoyen suédois le 18 mars 2026, a confirmé la ministre suédoise des affaires étrangères, en ajoutant qu'elle avait convoqué l'ambassadeur d'Iran en réaction. Le registre des personnes identifie ce ressortissant suédo-iranien comme Ahmad Reza Djalali, né le 15 septembre 1971, médecin et chercheur en médecine des catastrophes, qui avait travaillé dans plusieurs universités européennes, dont l'université Karolinska en Suède. Les autorités iraniennes ont annoncé l'exécution, que Reuters a reliée à des accusations d'espionnage au profit d'Israël, selon l'agence iranienne Mizan. L'Union européenne a condamné cette exécution, qualifiée de « violence brutale » selon ANSA, et le ministère suédois des affaires étrangères a également publié sa propre condamnation. Cette exécution a suscité des critiques internationales immédiates et ajouté une dimension diplomatique à un conflit qui mettait déjà sous tension les relations entre l'Iran et les gouvernements occidentaux. La mort d'un citoyen européen a accentué l'isolement de Téhéran au moment où ses plus hauts responsables étaient visés de manière systématique.
L'Iran tente de reconstituer sa chaîne de commandement pendant que les marchés pétroliers réagissent L'élimination rapide d'Ali Larijani, d'Esmaeil Khatib et de Gholamreza Soleimani sur une seule période de 48 heures a plongé l'appareil iranien de sécurité et de renseignement dans une désorganisation aiguë, les interrogations se multipliant sur l'identité de ceux qui exercent désormais le commandement effectif, selon les informations d'ANSA sur la réorganisation du régime. Le conflit a provoqué une hausse des prix mondiaux du pétrole et des perturbations dans le détroit d'Ormuz, point de passage essentiel pour l'approvisionnement énergétique mondial. Le nouveau Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, nommé seulement neuf jours avant les frappes les plus récentes, est confronté au défi de stabiliser une structure de commandement qui a perdu en peu de temps plusieurs de ses figures les plus expérimentées. Des responsables iraniens ont publiquement menacé d'attaquer Israël en représailles à la mort d'Ali Larijani, signalant que Téhéran entend poursuivre le conflit malgré ces pertes. L'association d'une décapitation de la direction, de l'exécution d'un ressortissant étranger et de perturbations sur les marchés de l'énergie illustre l'ampleur des conséquences de la guerre en cours.