Le blocage imposé par la Hongrie sur un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine s'est enlisé, Viktor Orbán subordonnant son accord à des garanties sur le pipeline Druzhba. Volodymyr Zelenskyy affirme que cette impasse l'empêche de verser la solde des militaires ukrainiens. Plusieurs capitales européennes redoutent qu'un tel blocage n'affaiblisse la crédibilité de l'Union au moment où ses ministres des affaires étrangères se penchent aussi sur l'Iran.
Orbán lie son accord au pipeline Druzhba
Selon des sources européennes citées par ANSA, Viktor Orbán subordonne la levée du veto hongrois à des garanties sur le pipeline Druzhba.
Zelenskyy alerte sur la solde des militaires
Le président ukrainien affirme que le blocage du prêt européen l'empêche de payer ses soldats.
L'UE divisée sur l'aide à Kyiv
Le Portugal, l'Espagne et d'autres États membres s'opposent à la ligne de la Hongrie et de la Slovaquie, sur fond de débat plus large sur l'Iran et la sécurité européenne.
Le veto de la Hongrie sur un prêt européen à l'Ukraine de 90 (billion euros) — 90 milliards d'euros a atteint un point de blocage majeur, Viktor Orbán conditionnant son soutien à des garanties concernant le pipeline Druzhba, selon des sources européennes citées par ANSA. Le président ukrainien, Volodymyr Zelenskyy, a averti que cette impasse l'empêchait de payer la solde de ses soldats. Des responsables européens ont présenté le refus de M. Orbán comme un tournant, tandis que le Portugal a estimé qu'un défaut d'accord sur ce prêt enverrait un « signal absolument erroné ». Ce bras de fer est apparu alors que les ministres des affaires étrangères de l'Union européenne se réunissaient pour traiter d'un agenda géopolitique plus large, incluant la réponse du bloc au rôle de l'Iran dans les conflits régionaux.
Le différend sur l'oléoduc au cœur du veto hongrois La Hongrie et la Slovaquie exigent des garanties liées au pipeline Druzhba comme condition à la levée de leur opposition au prêt, selon des sources européennes relayées par ANSA. L'oléoduc est devenu une source de tension après ce que le premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a qualifié de « blocus pétrolier » imposé par l'Ukraine, après l'annonce par Kyiv de la fermeture d'une section critique du tracé, d'après les résultats de recherche disponibles en ligne. Des responsables de l'Union européenne ont ensuite proposé à l'Ukraine un soutien financier ainsi qu'une assistance technique afin de rétablir les flux de pétrole via le pipeline endommagé, et l'Ukraine a accepté cette offre, selon les mêmes sources. En service depuis 1964, le pipeline Druzhba transporte du pétrole depuis la Russie via la Biélorussie et l'Ukraine vers l'Europe centrale et orientale, ce qui en fait une artère énergétique stratégique pour la Hongrie et la Slovaquie, deux pays enclavés. Le contentieux autour de cette infrastructure est ainsi devenu le déclencheur immédiat d'un veto que des sources européennes, citées par ANSA, ont présenté comme un tournant pour la capacité de l'Union à soutenir Kyiv.
Zelenskyy avertit que les soldats ne peuvent pas être payés tandis que des alliés réagissent Volodymyr Zelenskyy a déclaré explicitement que l'impasse sur le prêt européen signifiait qu'il ne pouvait pas payer la solde de ses soldats, selon ANSA. Le gouvernement portugais a averti que l'incapacité de l'Union européenne à accorder ce prêt constituerait un « signal absolument erroné », comme l'ont rapporté Correio da Manhã et Notícias ao Minuto. Cette mise en garde portugaise reflète un malaise plus large parmi les États membres de l'UE, plusieurs capitales estimant que la crédibilité du bloc comme soutien de l'Ukraine est affaiblie par cette paralysie interne. Le premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a pour sa part assuré que l'Ukraine resterait une priorité centrale, selon RMF24. La divergence entre États membres — avec la Hongrie et la Slovaquie d'un côté, et le Portugal, l'Espagne et d'autres de l'autre — illustre l'ampleur de la fracture au sein du bloc sur la poursuite du soutien financier à Kyiv. Une enquête citée par Ziare.com indique que la moitié des Ukrainiens considèrent désormais la Hongrie comme un État hostile, ce qui donne la mesure des effets de ce différend prolongé sur la perception de Budapest en Ukraine.
Les ministres européens débattent de l'Ukraine tout en traitant du dossier iranien Les ministres des affaires étrangères de l'Union européenne se sont réunis dans un contexte de pressions géopolitiques simultanées, incluant la réponse du bloc à l'implication de l'Iran dans le conflit en cours, selon eldiario.es. La réunion a mis en lumière la tension entre l'ambition de l'UE d'afficher son unité sur la scène internationale et ses divisions internes sur l'aide à l'Ukraine. Des sources européennes citées par ANSA ont présenté le veto d'Orbán comme davantage qu'un simple obstacle de procédure, y voyant un défi structurel pour la capacité de décision du bloc sur les questions de sécurité. Le mécanisme de prêt de l'UE en discussion représente 90 milliards d'euros, une somme que Kyiv juge indispensable pour soutenir à la fois ses opérations militaires et les fonctions essentielles de l'État pendant la guerre en cours avec la Russie. Le gouvernement hongrois dirigé par le Fidesz a à plusieurs reprises utilisé son droit de veto dans les structures de l'UE pour obtenir des concessions, et les responsables européens semblent incertains sur le point de savoir si les garanties réclamées sur le pipeline Druzhba constituent une ligne rouge réelle ou une position de négociation. Aucune solution n'avait été annoncée au moment de la publication, le 18 mars 2026.
Sous Viktor Orbán, la Hongrie a maintenu des liens plus étroits avec la Russie que la plupart des États membres de l'UE et a à plusieurs reprises bloqué ou retardé des mesures européennes liées à la guerre en Ukraine, notamment des paquets de sanctions et des tranches d'aide financière. Le pipeline Druzhba, en service depuis 1964, a historiquement constitué un levier pour les pays de transit, car il alimente une part importante du pétrole destiné aux raffineries d'Europe centrale. La guerre entre la Russie et l'Ukraine, commencée en février 2022, exerce une pression durable sur l'unité de l'UE, les États membres étant divisés sur le rythme et l'ampleur du soutien militaire et financier à Kyiv. La Slovaquie, dirigée par le premier ministre Robert Fico, a elle aussi adopté une ligne plus conciliante envers Moscou que la position dominante au sein de l'UE.
Key events in the EU loan standoff: — ; — ; — ; —
Mentioned People
- Volodymyr Zelenskyy — Ukraiński polityk i były aktor estradowy, który od 2019 roku pełni urząd szóstego prezydenta Ukrainy
- Viktor Orbán — Węgierski prawnik i polityk, który od 2010 roku jest 56. premierem Węgier
- Pedro Sánchez — Premier Hiszpanii