Le conflit impliquant l’Iran a ravivé les tensions sur les marchés de l’énergie et sur les chaînes d’approvisionnement mondiales. Le pétrole, après une forte hausse, s’est stabilisé à un niveau proche de 100 dollars le baril, tandis que les carburants, les engrais et le gaz subissent de nouvelles pressions en Europe. Des responsables politiques et des analystes estiment que les effets économiques se prolongeront bien au-delà d’un éventuel cessez-le-feu.
Frappes iraniennes sur trois pays du Golfe
L’Iran a visé le 19 mars 2026 la raffinerie SAMREF à Yanbu, le complexe de Ras Laffan au Qatar et des sites énergétiques aux Émirats arabes unis.
Hausse marquée des prix de l’énergie
Le Brent a gagné plus de 5 % et atteint un pic en séance de 7,2 % à 115 dollars le baril. Le gaz naturel européen a bondi de 30 % selon stern.de.
Escalade après une frappe israélienne
La riposte iranienne intervient au lendemain d’une attaque israélienne contre des installations iraniennes liées au gisement de South Pars.
JERA anticipe un déplacement des achats
Un dirigeant de JERA a estimé qu’une crise prolongée pousserait les acheteurs à chercher des approvisionnements hors du Moyen-Orient.
Marchés financiers sous pression
Les Bourses mondiales ont reculé et le bitcoin est passé sous les 70 000 dollars, sur fond d’inquiétudes sur l’approvisionnement et l’inflation.
Le conflit impliquant l’Iran a déclenché une crise en chaîne dans l’énergie et les chaînes d’approvisionnement à l’échelle mondiale, plusieurs médias faisant état d’une envolée des prix du pétrole avant une stabilisation à un niveau proche de 100 dollars le baril. Cette perturbation a entraîné une nette hausse du coût des carburants en Europe, mis sous tension l’approvisionnement en engrais pour les agriculteurs et alimenté les craintes d’un choc sur les prix du gaz à l’approche du printemps et de l’été. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a reconnu la pression exercée sur les ménages, tandis que des analystes de l’énergie et des gouvernements, de la Roumanie à l’Allemagne, ont averti que les répercussions économiques se feraient sentir bien au-delà d’un éventuel cessez-le-feu. Le conflit a également mis en lumière une vulnérabilité importante des infrastructures de défense occidentales, les stocks mondiaux de missiles étant décrits comme épuisés après plusieurs semaines d’opérations soutenues.
Le détroit d’Ormuz est depuis longtemps considéré comme l’un des principaux goulets d’étranglement énergétiques mondiaux, une part importante des exportations de pétrole y transitant. Le conflit actuel a commencé le 28 février 2026, lorsque les États-Unis et Israël ont lancé l’opération Epic Fury contre l’Iran, tuant le guide suprême Ali Khamenei lors des frappes initiales. Mojtaba Khamenei, fils d’Ali Khamenei, a ensuite été nommé guide suprême le 9 mars 2026. Les perturbations des routes maritimes dans la région du golfe Persique ont, par le passé, provoqué des hausses des cours mondiaux du pétrole, et le conflit en cours a ravivé ces inquiétudes à grande échelle.
En Roumanie, les automobilistes paient déjà près de 9 lei le litre Dumitru Chisăliță, président de l’Association de l’énergie intelligente, a averti, selon Digi24, que le prix du diesel en Roumanie ne repasserait pas sous les 9 lei par litre avant la fin de 2026, même si la guerre s’arrêtait immédiatement. Les données de recherche en ligne montrent qu’à la mi-mars 2026, le prix de l’essence en Roumanie atteignait environ 8,51 lei par litre, tandis que celui du diesel montait à 8,96 lei par litre après une septième hausse de prix en quelques semaines. Dumitru Chisăliță a présenté cette évaluation dans une analyse écrite, en décrivant cette trajectoire des prix comme une conséquence structurelle du conflit plutôt qu’un simple pic temporaire. „Dacă războiul se oprește mâine, motorina nu ar scădea sub 9 lei/litru până la finalul anului.” (Si la guerre s’arrêtait demain, le diesel ne repasserait pas sous 9 lei par litre avant la fin de l’année.) — Dumitru Chisăliță via Digi24 Selon energianews, le gouvernement roumain examinait également la possibilité de puiser dans les réserves stratégiques de pétrole, avec des volumes précis en discussion. Le maintien de prix élevés reflète à la fois la perturbation immédiate des chaînes d’approvisionnement et la revalorisation plus durable du risque énergétique sur les marchés européens.
En Allemagne, les agriculteurs pris entre les engrais et le risque gazier Les effets du conflit ont atteint l’agriculture allemande, où la hausse du coût des engrais menace la rentabilité des exploitations avant la saison culturale, selon Zeit Online. La production d’engrais dépend étroitement des prix du gaz naturel, et toute perturbation durable des approvisionnements en gaz transitant par le Moyen-Orient ou indexés sur les références de cette région alourdirait encore les coûts de producteurs qui opèrent déjà avec des marges limitées. Stern a, de son côté, fait état d’une inquiétude croissante en Europe face à un possible choc sur les prix du gaz, des analystes estimant qu’un conflit prolongé près du détroit d’Ormuz pourrait restreindre les volumes de gaz naturel liquéfié disponibles pour les acheteurs européens. L’Allemagne, qui s’efforce de diversifier ses sources d’énergie depuis l’interruption des flux de gaz russe par gazoduc, reste exposée aux mouvements mondiaux de prix du GNL. Selon Zeit Online, la combinaison d’un renchérissement des carburants, de prix élevés des engrais et de l’incertitude sur l’approvisionnement en gaz constitue une pression économique d’ensemble sur le secteur agricole allemand. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a reconnu, dans des propos rapportés par The Independent, le poids plus large de cette situation sur les ménages, même si l’article ne détaillait pas de mesures précises annoncées en réponse.
Stocks de missiles au plus bas pendant que Netanyahu avance une piste sur les carburants Les stocks mondiaux de missiles ont été fortement entamés par le conflit, des entrepôts étant décrits comme « vides ou presque vides » au 19 mars 2026, selon RMF24. Cette érosion des stocks reflète l’intensité des opérations depuis le début de l’opération Epic Fury le 28 février et soulève des interrogations sur la capacité des forces engagées à maintenir durablement le rythme actuel des opérations. Par ailleurs, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a avancé, selon le média polonais wydarzenia.interia.pl, une proposition destinée à atténuer la hausse des prix des carburants, même si les détails précis de ce plan n’ont pas été confirmés dans les sources disponibles. Plus de 30 citoyens polonais se trouveraient dans la zone des opérations militaires autour du détroit d’Ormuz, selon wnp.pl, ce qui suscite des préoccupations consulaires à Varsovie. Les informations disponibles ne détaillaient pas la réponse du gouvernement polonais à leur situation. Le cumul de stocks de défense affaiblis, de l’exposition de civils dans la zone de conflit et de propositions diplomatiques encore sans issue souligne l’ampleur d’une crise qui dépasse le seul théâtre immédiat des opérations.
Key events: Iran conflict and energy crisis: — ; — ; — ; —