Une attaque iranienne combinant missile balistique et drones a visé vendredi 27 mars 2026 la base aérienne Prince Sultan, à Al-Kharj, en Arabie saoudite. Au moins 12 soldats américains ont été blessés, dont deux grièvement, et au moins deux avions ravitailleurs ont été endommagés, selon des responsables américains cités par le New York Times et le Wall Street Journal.

Une frappe iranienne touche une base clé américaine

La base Prince Sultan, à Al-Kharj, a été visée par un missile balistique et plusieurs drones, blessant au moins 12 soldats américains et endommageant des avions ravitailleurs.

Donald Trump parlait de victoire au même moment

À Miami Beach, Donald Trump a affirmé que les États-Unis avaient « sauvé » le Moyen-Orient alors que l’attaque se déroulait, sans sembler en avoir connaissance.

L’embrasement gagne plusieurs fronts

Des tirs ont aussi été signalés depuis le Yémen, en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et à Tel-Aviv, montrant l’élargissement du conflit.

Le bilan humain reste élevé dans toute la région

Depuis le 28 février 2026, 13 militaires américains ont été tués et plus de 300 blessés, tandis que les pertes civiles s’alourdissent en Iran, au Liban et ailleurs.

Une attaque iranienne combinant au moins un missile balistique et plusieurs drones a visé vendredi 27 mars 2026 la base aérienne Prince Sultan, à Al-Kharj, en Arabie saoudite. Au moins 12 soldats américains ont été blessés, dont deux grièvement, et au moins deux avions ravitailleurs ont été endommagés, selon des responsables américains cités par le New York Times et le Wall Street Journal. L’attaque a constitué l’une des violations les plus importantes des défenses aériennes américaines depuis le début de la guerre avec l’Iran le 28 février 2026. Les soldats se trouvaient dans un bâtiment de la base au moment de l’attaque, selon le Wall Street Journal. Le Pentagone et le commandement central américain n’ont pas répondu immédiatement aux demandes de commentaire. L’attaque s’est produite alors que le président Donald Trump était sur scène à Miami Beach, lors d’une conférence financière organisée par le fonds souverain saoudien, où il a déclaré que les États-Unis avaient « sauvé » le Moyen-Orient.

Trump vantait la domination américaine pendant que des soldats étaient touchés Trump a semblé ne pas avoir connaissance de l’attaque au moment où elle se déroulait. Il a poursuivi ses propos sur la domination des États-Unis et de leurs alliés du Golfe, affirmant que l’Iran « suppliait pour conclure un accord » après ce qu’il a présenté comme une frappe américaine « écrasante ». „Nous n’avons pas seulement sauvé Israël, nous avons sauvé le Moyen-Orient — et cela a été prouvé par toutes ces roquettes qui se sont abattues sur vous” — Donald Trump via The New York Times La Maison Blanche n’a pas répondu aux questions, pendant le discours de Donald Trump, sur le point de savoir s’il avait été informé de la frappe. Vendredi soir, Donald Trump n’avait pas évoqué l’attaque contre la base saoudienne, même s’il continuait à publier sur les réseaux sociaux, selon le New York Times. Plusieurs figures influentes de la région étaient dans l’assistance, dont Yasir al-Rumayyan, le patron du fonds souverain saoudien, vu assis à côté de Donald Trump Jr. Steve Witkoff, l’émissaire spécial de Donald Trump, a également pris la parole vendredi, tandis que Jared Kushner s’était exprimé la veille. Le New York Times a rapporté cette semaine que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane faisait pression sur Donald Trump pour qu’il poursuive la guerre jusqu’à la destruction du gouvernement iranien.

Le conflit s’étend alors que les Houthis tirent leur premier missile depuis un mois L’attaque contre la base aérienne Prince Sultan a été la deuxième du genre contre cette installation depuis le début de la guerre, selon Rzeczpospolita. Une précédente frappe avait endommagé cinq KC-135 Stratotanker de ravitaillement. L’armée israélienne a indiqué samedi avoir détecté un lancement de missile depuis le Yémen, ce qui constituait le premier tir de ce type par les rebelles houthis depuis le début de la guerre, il y a un mois, selon Ouest France. L’armée israélienne a précisé que ses systèmes de défense aérienne avaient été activés pour intercepter la menace. Les autorités saoudiennes ont, de leur côté, annoncé qu’un missile balistique visant Riyad avait été intercepté et détruit en vol. Les Émirats arabes unis ont également fait état dans la nuit d’attaques menées par des missiles de croisière et des drones iraniens sur leur territoire. Leur ministère de la défense a diffusé des alertes et cinq personnes ont été blessées dans des incendies dans une zone industrielle, selon Ouest France. Des tirs de missiles iraniens ont aussi tué une personne et fait deux blessés à Tel-Aviv au cours de la même période.

Le bilan humain de la guerre s’alourdit de part et d’autre Depuis le début du conflit le 28 février 2026, 13 (militaires américains morts depuis le début de la guerre) — 13 militaires américains ont été tués, et plus de 300 ont été blessés, selon Le Temps. Parmi les morts, sept ont péri dans des pays du Golfe et six en Irak, a précisé Le Temps. Le commandement central américain a indiqué qu’environ 225 blessés avaient subi des lésions cérébrales provoquées par les ondes de souffle des missiles, et que la quasi-totalité, à l’exception d’une trentaine, avaient repris leur service, selon le New York Times. Le bilan civil dans l’ensemble de la région est également lourd. L’agence Human Rights Activists News Agency a fait état de plus de 1 492 civils iraniens tués, sur un total de plus de 3 300 morts en Iran, tandis que le ministère libanais de la santé a annoncé plus de 1 110 morts dans le pays à la date de jeudi. Plus de 50 personnes sont mortes dans les pays du Golfe et au moins 16 dans des frappes iraniennes contre Israël, selon des responsables cités par le New York Times. L’opération Epic Fury a conduit le commandement central américain à disperser des milliers de soldats dans la région, certains ayant été transférés jusqu’en Europe afin de réduire leur exposition aux frappes iraniennes. Le secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré que les opérations militaires contre l’Iran devaient s’achever dans « quelques semaines, pas quelques mois », selon Reuters.

La campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran, lancée le 28 février 2026, a suivi des années de tensions croissantes autour du programme nucléaire iranien et du soutien de Téhéran à des groupes armés dans tout le Moyen-Orient. L’Iran maintient depuis longtemps ce qu’il appelle un « axe de la résistance », qui comprend le Hezbollah au Liban, le Hamas parmi les Palestiniens, les Houthis au Yémen et des groupes armés pro-iraniens en Irak. La base aérienne Prince Sultan, à Al-Kharj, au sud-est de Riyad, a servi de centre clé pour les opérations aériennes américaines dans la région. Les Houthis avaient auparavant mené de vastes campagnes de missiles et de drones contre Israël et le trafic maritime dans le Golfe pendant la guerre de Gaza, commencée en octobre 2023.

Principales étapes du conflit entre l’Iran et les États-Unis: — ; — ; — ; — ; —

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Sources: 8 articles