Rome ne retirera pas ses forces des bases au Koweït et en Irak après l’attaque contre Ali Al Salem, qui a détruit un drone italien sans faire de blessés. Le ministre italien des affaires étrangères Antonio Tajani a assuré que les missions se poursuivraient. Dans le même temps, les Européens discutent d’une réponse commune face à la dégradation de la sécurité dans le Golfe.

Rome ne retire pas ses forces

L’Italie a exclu tout retrait de ses bases au Koweït et en Irak après l’attaque contre Ali Al Salem, qui a détruit un drone italien sans faire de blessés.

Aspides ne sera pas élargie

Antonio Tajani a confirmé que les opérations Atalanta et Aspides resteraient dans le cadre de leurs mandats actuels, sans extension au détroit d’Ormuz.

Débat européen sur une réponse commune

L’Union européenne étudie une mission sous l’égide de l’ONU pour protéger les routes maritimes dans le Golfe, tandis que plusieurs capitales européennes privilégient une approche multilatérale et diplomatique.

Erbil également visée

Un incident distinct a touché une base à Erbil, en Irak, sans faire de blessés signalés parmi les personnels italiens.

Présence occidentale en question

Les attaques de mars 2026 relancent au sein de l’Otan et de l’UE le débat sur la protection des forces et l’avenir de la présence militaire occidentale au Moyen-Orient.

L’Italie a indiqué qu’elle ne se retirerait pas de ses bases militaires au Koweït et en Irak après une attaque contre la base d’Ali Al Salem, au Koweït, qui a détruit un drone italien. Le vice-président du Conseil italien et ministre des affaires étrangères, Antonio Tajani, a affirmé que les missions de Rome dans la région se poursuivraient sans interruption. L’attaque n’a fait aucun blessé parmi les personnels italiens. Elle est intervenue parallèlement à un incident distinct sur une base à Erbil, en Irak. Antonio Tajani a confirmé l’engagement de l’Italie à la fois sur les bases de la coalition anti-EI et dans le cadre de ses mandats navals existants, tandis que les partenaires européens débattent de la manière de répondre à l’instabilité croissante dans l’ensemble de la région du Golfe. Cet épisode a ouvert une discussion diplomatique plus large parmi les membres de l’Otan et de l’Union européenne sur l’avenir de la présence militaire occidentale au Moyen-Orient.

Tajani exclut tout élargissement d’Aspides au-delà du mandat actuel Antonio Tajani a confirmé que les missions Atalanta et Aspides resteraient dans le cadre de leurs mandats actuels, excluant toute extension d’Aspides au détroit d’Ormuz. Selon l’ANSA, il a exprimé des doutes explicites sur une telle extension. La position italienne traduit une approche prudente : maintenir les engagements en cours tout en refusant les pressions visant à élargir le champ des opérations navales européennes. Antonio Tajani a déclaré à la chaîne Mediaset que l’Italie ne se laisserait pas intimider et que les missions italiennes se poursuivraient malgré les attaques. La position du gouvernement italien souligne sa volonté de rester présent sur les bases de la coalition anti-EI, alors même que l’environnement sécuritaire dans la région se dégrade. Aucune information confirmée ne permet de dire si l’Italie a formellement communiqué cette position à ses partenaires de l’Union européenne par les canaux institutionnels.

L’UE examine une mission sous l’égide de l’ONU sur le modèle du corridor céréalier L’UE envisage la création d’une mission dirigée par l’ONU pour sécuriser les routes maritimes dans le Golfe, sur le modèle du dispositif dit du corridor céréalier, selon des informations de l’ANSA. Cette proposition traduit la crainte que les cadres navals européens existants ne disposent ni du mandat ni de la portée nécessaires pour répondre aux menaces dans le détroit d’Ormuz. Le premier ministre britannique, Keir Starmer, a déclaré que le Royaume-Uni protégerait ses intérêts mais n’entrerait pas dans ce qu’il a qualifié de conflit de grande ampleur, toujours selon l’ANSA. L’Allemagne a indiqué qu’elle attendait des signaux des États-Unis sur une solution diplomatique dans le Golfe, ce qui montre que Berlin n’entend pas agir seul. Les Pays-Bas ont averti que la situation dans le détroit d’Ormuz ne pourrait pas être réglée rapidement, même si l’Otan devait déployer des navires dans la zone. L’ensemble de ces prises de position montre une préférence, parmi les gouvernements européens, pour des réponses multilatérales et fondées sur la diplomatie plutôt que pour une montée unilatérale de l’action militaire.

Le détroit d’Ormuz constitue un point de passage stratégique pour l’approvisionnement énergétique mondial, et les tensions dans l’ensemble de la région du Golfe ont régulièrement conduit à des déploiements navals occidentaux à visée de protection. La coalition anti-EI, à laquelle l’Italie contribue, maintient des bases en Irak et dans l’ensemble de la région depuis l’intensification de la campagne contre l’État islamique au milieu des années 2010. Le modèle du corridor céréalier évoqué par des responsables européens renvoie à un accord négocié sous l’égide de l’ONU qui avait permis aux exportations de céréales ukrainiennes de transiter par des eaux contestées pendant la guerre en Ukraine. Les attaques contre des installations militaires occidentales dans la région, notamment les incidents au Koweït et à Erbil signalés en mars 2026, ont relancé le débat sur la protection des forces et sur le mandat des missions de la coalition.

Les attaques au Koweït et à Erbil relancent les questions de protection des forces Selon l’ANSA, l’attaque contre la base d’Ali Al Salem, au Koweït, a entraîné la destruction d’un drone italien. Aucun militaire italien n’a été blessé lors de l’incident au Koweït et aucune blessure n’a non plus été signalée lors de l’attaque distincte à Erbil, d’après des résultats de recherche en ligne citant l’ANSA. Des résultats de recherche en ligne indiquent également que des attaques ont eu lieu à Abou Dhabi et à Dubaï pendant la même période, mais les articles sources ne fournissent aucune information confirmée sur d’éventuelles victimes ou sur l’ampleur des dégâts dans ces deux villes. La répétition d’incidents dans plusieurs pays suggère une action coordonnée visant à faire pression sur les présences militaires occidentales dans la région, même si aucune source disponible n’attribue formellement la responsabilité à un groupe précis. La réponse italienne, formulée par Antonio Tajani, consiste à présenter le maintien de la présence comme une question de crédibilité et de continuité des engagements plutôt que comme une escalade. D’après les informations disponibles, le gouvernement italien n’a annoncé aucune modification du nombre de soldats ni du dispositif opérationnel sur les bases concernées.