Le président américain Donald Trump a reporté son ultimatum pour la réouverture du détroit d'Ormuz au mardi 7 avril à 20 h 00. Faute de coopération de la part de Téhéran, la Maison-Blanche menace de détruire des infrastructures stratégiques telles que des ponts et des centrales électriques.

Prolongation de l'ultimatum

Donald Trump reporte la date butoir pour la réouverture du détroit d'Ormuz au 7 avril, menaçant de détruire des infrastructures énergétiques iraniennes.

Sauvetage d'un pilote

Une opération américaine a permis de récupérer un pilote blessé en territoire iranien, suscitant des versions contradictoires sur des pertes aériennes américaines.

Escalade militaire

Israël a mené de nouvelles frappes sur Téhéran et intensifie ses opérations au sud du Liban, tandis qu'un missile iranien a fait deux morts à Haïfa.

Le président américain Donald Trump a prolongé son ultimatum à l'Iran pour la réouverture du détroit d'Ormuz jusqu'au mardi 7 avril à 20 h 00, heure normale de l'Est (mercredi à 00 h 00 GMT), menaçant de détruire les ponts et les centrales électriques iraniens si le délai expire sans mise en conformité. M. Trump a publié cet avertissement sur sa plateforme Truth Social dans un message aux termes virulents, affirmant que l'Iran connaîtrait « l'enfer » si le détroit restait fermé. Il avait initialement fixé l'échéance au lundi 6 avril, soit une extension de dix jours par rapport à un premier ultimatum lancé le 27 mars. Malgré ces menaces, M. Trump a déclaré dimanche à Fox News qu'il pensait qu'il y avait de « bonnes chances » de parvenir à un accord avec l'Iran. Le conflit, qui entre dans sa sixième semaine, ne montre aucun signe de résolution diplomatique alors que les deux camps ont échangé des avertissements croissants durant le week-end. Un pilote américain secouru sur le sol iranien lors d'une opération « audacieuse »M. Trump a salué ce qu'il a qualifié de « l'une des opérations de recherche et de sauvetage les plus audacieuses de l'histoire des États-Unis » après la récupération d'un pilote américain sur le sol iranien, où son appareil s'était écrasé vendredi. Le président a confirmé que le pilote était « gravement blessé » et a qualifié le sauvetage de « miraculeux ». Les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé avoir abattu plusieurs avions de combat américains pendant l'opération de sauvetage, bien que ces affirmations n'aient pu être vérifiées de manière indépendante. Ce sauvetage ajoute un nouveau point de friction à une situation déjà instable, les deux gouvernements proposant des récits contradictoires des événements au-dessus du territoire iranien. En Israël, un missile iranien a frappé dimanche un immeuble résidentiel de sept étages à Haïfa, tuant deux personnes dont les corps ont été retrouvés dans les décombres par les pompiers et les secouristes lundi, tandis que les recherches se poursuivent pour deux autres disparus. L'armée israélienne et les services d'urgence avaient précédemment fait état d'au moins quatre blessés lors de la même frappe, dont un cas grave. 2 (décès) — confirmés dans la frappe de l'immeuble d'Haïfa L'Iran prévient que la région va « s'embraser » alors qu'Israël frappe à nouveau TéhéranMohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, a adressé dimanche un avertissement direct à M. Trump dans un message en anglais sur X. „Vos actions imprudentes entraînent les États-Unis dans un véritable ENFER pour chaque famille, et notre région entière s'embrasera parce que vous insistez à suivre les ordres de Netanyahou” — Mohammad Bagher Ghalibaf via La Libre.be M. Ghalibaf a ajouté que « la seule solution réelle est de respecter les droits du peuple iranien et d'arrêter ce jeu dangereux ». Le porte-parole du commandement militaire iranien a séparément prévenu que « si les attaques contre des cibles civiles continuent, les prochaines phases de nos opérations offensives et de représailles seront beaucoup plus dévastatrices et étendues ». L'armée israélienne a annoncé lundi avoir achevé une nouvelle série de frappes sur Téhéran, ciblant ce qu'elle décrit comme des sites du « régime terroriste iranien », les médias iraniens rapportant des dommages dans plusieurs zones résidentielles de la capitale. Le chef d'état-major israélien, Eyal Zamir, s'est rendu dimanche dans le sud du Liban et s'est engagé à « intensifier » les opérations contre le Hezbollah, affirmant que l'armée avait l'intention de « repousser la menace qui pèse sur les communautés du nord d'Israël » et qu'elle resterait en place « aussi longtemps que nécessaire ».La campagne militaire américano-israélienne contre l'Iran, baptisée Opération Epic Fury, a débuté le 28 février 2026 par des frappes ayant tué le Guide suprême Ali Khamenei. Mojtaba Khamenei, son fils, a ensuite été nommé Guide suprême le 9 mars 2026. La fermeture du détroit d'Ormuz, par lequel transite normalement environ un cinquième des hydrocarbures mondiaux, a provoqué une onde de choc sur les marchés énergétiques mondiaux depuis le début du conflit. Le conflit a également impliqué le Liban, où les forces israéliennes poursuivent leurs opérations contre le Hezbollah, et a suscité des interventions diplomatiques de la Russie, de la Chine et des États du Golfe. Les États du Golfe et la Russie s'inquiètent de la déstabilisation des marchés pétroliersLe port de Khor Fakkan, sur la côte est des Émirats arabes unis près de l'entrée du détroit d'Ormuz, a été touché par un projectile non identifié ce week-end, blessant quatre personnes lorsque des débris du projectile intercepté sont retombés sur la zone. Anwar Gargash, conseiller présidentiel des Émirats arabes unis, a réaffirmé que son pays était prêt à « se joindre à tout effort » mené par les États-Unis ou la communauté internationale pour rouvrir le détroit, avertissant que la stratégie iranienne ciblant ses voisins du Golfe risquait de renforcer l'influence israélienne dans la région. L'agence de presse officielle d'Oman a rapporté que les autorités omanaises avaient eu des discussions avec l'Iran sur d'éventuelles « options » pour la réouverture du passage. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a appelé les États-Unis à « abandonner le langage des ultimatums » pour faciliter un retour aux négociations, lors d'un entretien téléphonique avec son homologue iranien Abbas Araghchi. Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a séparément déclaré à M. Lavrov que Pékin souhaitait travailler avec Moscou vers une « désescalade » du conflit, selon les médias d'État chinois. Les membres de l'OPEP+, réunis dimanche, ont voté l'augmentation des quotas de production de pétrole, le groupe avertissant que la restauration des installations énergétiques endommagées lors des récentes attaques serait « coûteuse » et prendrait du temps.

Mentioned People

  • Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
  • Eyal Zamir — Szef Sztabu Generalnego Sił Obronnych Izraela
  • Mohammad Bagher Ghalibaf — Przewodniczący Parlamentu Iranu
  • Benjamin Netanyahu — Premier Izraela
  • Anwar Gargash — Doradca prezydenta Zjednoczonych Emiratów Arabskich
  • Sergey Lavrov — Minister Spraw Zagranicznych Rosji

Sources: 5 articles