Donald Trump a menacé de détruire l'île de Kharg, principal terminal pétrolier d'exportation de l'Iran, tout en affirmant que des discussions étaient en cours avec Téhéran. L'Iran a répondu en avertissant qu'un déploiement de troupes américaines au sol conduirait à « un autre Vietnam ». Dans le même temps, l'ancien président américain a indiqué avoir demandé à la Chine de repousser d'un mois une visite prévue.
Menace sur l'île de Kharg
Donald Trump a menacé de détruire l'île de Kharg, principal terminal d'exportation de pétrole de l'Iran, tout en affirmant que des discussions avec Téhéran se poursuivaient sans perspective immédiate d'accord.
Réponse iranienne et démenti diplomatique
Téhéran a averti qu'un envoi de troupes américaines au sol conduirait à « un autre Vietnam », tandis qu'Abbas Araghchi a nié l'existence de contacts récents avec Washington mentionnés par Axios.
Voyage en Chine reporté
Donald Trump a indiqué avoir demandé à la Chine de repousser d'un mois son déplacement prévu, sans qu'un nouveau calendrier précis ne soit confirmé.
Taïwan conteste l'idée d'un retard
Les autorités taïwanaises assurent que le deuxième paquet d'armes américaines suit le calendrier prévu, malgré des informations contradictoires sur d'éventuels retards.
Donald Trump a menacé de détruire l'île de Kharg, principal terminal pétrolier d'exportation de l'Iran, tout en reconnaissant parallèlement que les États-Unis étaient engagés dans des discussions avec Téhéran mais que l'Iran n'était « pas encore prêt à parvenir à un accord ». Cette menace, rapportée le 16 mars, a marqué un net durcissement de la rhétorique alors même que les canaux diplomatiques entre Washington et Téhéran demeuraient disputés. Ces propos se sont ajoutés à une autre annonce de Donald Trump, selon laquelle il avait demandé à la Chine de reporter d'un mois la visite qu'il prévoyait. L'enchevêtrement de ces signaux diplomatiques et militaires a replacé les États-Unis au centre de plusieurs foyers géopolitiques simultanés sur une même période de vingt-quatre heures.
Téhéran prévient qu'une intervention terrestre américaine mènerait à « un autre Vietnam » L'Iran a répondu à la pression croissante par sa propre mise en garde, en affirmant que tout déploiement de troupes américaines au sol conduirait à « un autre Vietnam », selon des informations d'ANSA. Le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghchi, a également contesté une information d'Axios selon laquelle des contacts récents auraient eu lieu entre Téhéran et Washington. Abbas Araghchi a déclaré que son dernier contact avec Steve Witkoff, l'envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient et pour les missions de paix, remontait à avant la guerre, contredisant directement le récit publié par Axios. Ce démenti a mis en lumière la difficulté à établir un canal diplomatique fiable entre les deux gouvernements au moment où les tensions s'accentuent. La posture de Téhéran, à la fois fondée sur des avertissements militaires et sur la contestation de l'existence d'une diplomatie active en coulisses, a illustré la complexité du face-à-face actuel.
Trump reporte son déplacement en Chine sur fond de fronts diplomatiques multiples Donald Trump a annoncé le 16 mars qu'il avait lui-même demandé à la Chine de décaler d'un mois le voyage qu'il prévoyait, selon ANSA. Ce report a ajouté une incertitude supplémentaire à un agenda diplomatique déjà chargé, alors que son entourage politique devait en parallèle gérer le face-à-face avec l'Iran et les interrogations sur les livraisons d'armes à Taïwan. La décision de repousser la visite en Chine d'un mois a été présentée par Donald Trump comme une initiative personnelle et non comme une réponse à une pression chinoise. Aucun détail supplémentaire sur le nouveau calendrier du déplacement n'a été confirmé dans les informations alors disponibles. Cette annonce est intervenue au moment où les relations de Washington avec Pékin et avec Téhéran étaient simultanément sous tension, ce qui compliquait la capacité de l'administration à afficher une ligne cohérente de politique étrangère à la fois dans l'Indo-Pacifique et au Moyen-Orient.
Taïwan affirme que le deuxième paquet d'armes américaines suit son calendrier malgré des signaux contradictoires Le ministère taïwanais de la défense nationale a indiqué que la vente du deuxième paquet d'armes américaines se poursuivait selon le calendrier prévu, d'après Reuters, en réponse à des informations évoquant un retard. Le ministre taïwanais de la défense a déclaré séparément aux journalistes qu'il n'avait été informé d'aucun report concernant les livraisons d'armes américaines, selon Mediafax. Ces signaux contradictoires — des rumeurs de retard d'un côté, des démentis officiels de l'autre — ont entretenu l'incertitude sur l'état réel du transfert d'armements à un moment sensible dans les relations entre les deux rives du détroit. L'insistance de Taïwan sur le fait que le processus demeurait sur les rails semblait viser à rassurer l'opinion intérieure et à manifester sa confiance dans l'engagement de sécurité des États-Unis. La question de cette vente d'armes recoupait directement la décision de Donald Trump de reporter son voyage en Chine, Pékin s'opposant de manière constante aux transferts d'armes américains vers Taipei.
Les relations entre les États-Unis et l'Iran sont marquées depuis des décennies par des cycles de confrontation et d'échecs diplomatiques. Les États-Unis se sont retirés en 2018, sous le premier mandat de Donald Trump, de l'accord sur le nucléaire conclu dans le cadre du Joint Comprehensive Plan of Action, rétablissant de lourdes sanctions contre l'Iran. L'île de Kharg est de longue date considérée comme un point de passage stratégique dans toute confrontation militaire potentielle, en raison de son rôle de plateforme pour la très grande majorité des exportations pétrolières iraniennes. Les ventes d'armes américaines à Taïwan constituent une source persistante de tensions avec Pékin, qui considère Taïwan comme une partie souveraine de la Chine et s'oppose à tout soutien militaire étranger à l'île.