Les États-Unis et l'Iran ont conclu une trêve de quatorze jours dans la nuit du 7 au 8 avril 2026, évitant de justesse l'expiration d'un ultimatum fixé par Donald Trump. Cette entente, obtenue grâce à la médiation du Pakistan, impose la réouverture immédiate du détroit d'Ormuz comme condition préalable au gel des hostilités.

Trêve de 14 jours

Les États-Unis et l'Iran suspendent les hostilités pour deux semaines suite à une médiation du Pakistan.

Réouverture du détroit d'Ormuz

Condition sine qua non de l'accord, le transit maritime a repris dès le 8 avril au matin.

Exception libanaise

Israël soutient la trêve avec l'Iran mais poursuit ses frappes contre le Hezbollah au Liban.

Explosions mystérieuses

Des déflagrations ont touché les îles iraniennes de Lavan et Sirri malgré l'annonce du cessez-le-feu.

Les États-Unis et l'Iran sont parvenus à un accord de cessez-le-feu de deux semaines dans la nuit du 7 au 8 avril 2026, peu avant l'échéance d'un ultimatum posé par le président Donald Trump. Le Pakistan a joué un rôle de médiateur clé dans ces négociations, dont le point central est la réouverture immédiate du détroit d'Ormuz. Donald Trump a annoncé l'accord sur sa plateforme Truth Social, évoquant des échanges directs avec le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif et le Feld-maréchal Asim Munir, chef des forces de défense du Pakistan, qui l'a sollicité pour suspendre une frappe militaire imminente contre l'Iran. Téhéran a confirmé son adhésion au cessez-le-feu, précisant que le transit maritime dans le détroit d'Ormuz serait autorisé « en coordination avec les forces armées iraniennes ». Le détroit était bloqué depuis le début du conflit, déclenché le 28 février 2026 par des frappes aériennes américano-israéliennes. Donald Trump a par la suite précisé que les États-Unis aideraient à fluidifier le trafic et que la reconstruction de l'Iran générerait d'importants flux financiers.

„Sur la base de conversations avec le Premier ministre Shehbaz Sharif et le général Asim Munir du Pakistan, qui m'ont contacté pour me demander de suspendre la force dévastatrice qui devait être envoyée ce soir en Iran, et à la condition que la République islamique d'Iran accepte une OUVERTURE TOTALE, IMMÉDIATE et SÉCURISÉE du détroit d'Ormuz, j'accepte de suspendre les bombardements et les attaques contre l'Iran pour une période de deux semaines. Ce sera un CESSEZ-LE-FEU mutuel !” — Donald Trump via Truth Social

Le conflit opposant les États-Unis et Israël à l'Iran a débuté le 28 février 2026 par une opération militaire conjointe. Le détroit d'Ormuz a été bloqué par l'Iran dès les premiers jours de la guerre. Avant les hostilités, cette voie transportait environ 20 % du volume mondial de pétrole et près de 25 % du gaz naturel liquéfié mondial. Le cessez-le-feu a été négocié par l'entremise du Pakistan, Pékin mentionnant également une initiative conjointe en cinq points avec Islamabad pour le rétablissement de la paix.

20 (percent) — part du pétrole mondial transportée par Ormuz avant le conflit

Premiers transits maritimes quelques heures après l'accord Selon le service de suivi maritime MarineTraffic, les deux premiers navires de commerce ont traversé le détroit d'Ormuz seulement quelques heures après l'annonce de la trêve. Le vraquier Dayton Beach, sous pavillon libérien, a effectué son passage à 6 h 59 UTC le 8 avril, après avoir quitté le port de Bandar Abbas à 5 h 28 UTC. Il a été suivi par le vraquier grec NJ Earth à 8 h 44 UTC. Le président français Emmanuel Macron a annoncé qu'une quinzaine de pays prévoyaient de participer à une mission défensive, sous commandement français, pour sécuriser la reprise du trafic. M. Macron a précisé que cette mission ne serait lancée que « lorsque les conditions appropriées seront réunies », c'est-à-dire une fois le cessez-le-feu effectivement respecté. De son côté, Donald Trump a affirmé que les États-Unis apporteraient leur concours à la restauration de la navigation dans la zone.

15 (pays) — envisagent de rejoindre la mission maritime menée par la France

Israël soutient la trêve mais poursuit son offensive au Liban Israël a officiellement apporté son soutien au cessez-le-feu de deux semaines, tout en précisant, via le bureau du Premier ministre Benyamin Netanyahou, que cet accord ne concerne pas les opérations militaires au Liban. Un haut responsable de la Maison Blanche a confirmé l'adhésion d'Israël au cadre de la trêve. Les services de M. Netanyahou ont annoncé la poursuite de la campagne dans le sud du Liban, affirmant qu'elle ne vise pas l'Iran mais le Hezbollah, qualifié de groupe terroriste pro-iranien. Peu après l'annonce du cessez-le-feu, l'armée israélienne a ordonné l'évacuation immédiate des habitants de la ville libanaise de Tyr, prévenant d'attaques imminentes. Le média israélien Ynet a estimé que Donald Trump avait « de facto exigé qu'Israël paie la facture de la trêve », laissant l'État hébreu face à des menaces non résolues, notamment les stocks d'uranium iranien et la neutralisation inachevée du Hezbollah. Le Times of Israel s'est également interrogé sur les conséquences à long terme, soulevant la question du programme nucléaire iranien après la fin de la présidence de M. Trump.

Malgré l'annonce de la trêve, des explosions ont été signalées dans une raffinerie de pétrole sur l'île de Lavan, dans le sud de l'Iran, à 10 h 42 (heure polonaise), suivies d'autres déflagrations sur l'île de Sirri à 11 h 05. L'origine de ces incidents demeure inconnue. Selon des sources israéliennes citées par Ynet, l'Iran détiendrait encore 441 kg d'uranium enrichi à 60 %, une quantité suffisante pour produire une dizaine d'ogives nucléaires, bien que l'accès aux installations souterraines ait été perturbé par les frappes américaines. Le média souligne par ailleurs que le régime n'a pas été renversé et que le pouvoir semble concentré entre les mains des hauts responsables du Corps des Gardiens de la révolution islamique et des membres conservateurs du clergé.

La Pologne, la Chine, l'UE et l'Allemagne saluent l'entente Le ministère polonais des Affaires étrangères a accueilli la nouvelle du cessez-le-feu « avec satisfaction », remerciant le Pakistan et les autres médiateurs. Varsovie a plaidé pour que l'accord intègre la stabilisation et la garantie de l'intégrité territoriale du Liban. La diplomatie polonaise a souligné qu'une solution durable nécessiterait de traiter la question des programmes nucléaire et balistique iraniens. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré que ce cessez-le-feu apportait une « désescalade indispensable », tandis que le chancelier allemand Friedrich Merz a appelé à des négociations pour une fin de guerre permanente. Pékin, par la voix de la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Mao Ning, a salué la trêve, mettant en avant l'engagement diplomatique actif de la Chine et son initiative de paix en cinq points élaborée avec le Pakistan.

„En tant que puissance responsable, la Chine continuera de jouer un rôle constructif” — Mao Ning via TVN24

Événements clés : conflit USA-Iran et cessez-le-feu: — ; — ; — ; —

Mentioned People

  • Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
  • Shehbaz Sharif — premier Pakistanu
  • Asim Munir — pierwszy Szef Sił Obrony Pakistanu (CDF) i 11. Szef Sztabu Armii Pakistanu (COAS)
  • Benjamin Netanyahu — premier Izraela
  • Emmanuel Macron — prezydent Francji i współksiążę Andory
  • Mao Ning — rzeczniczka chińskiego Ministerstwa Spraw Zagranicznych
  • Ursula von der Leyen — przewodnicząca Komisji Europejskiej
  • Wang Yi — minister spraw zagranicznych Chin

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