Le chef de la diplomatie polonaise, Radosław Sikorski, a proposé une médiation entre l’Ukraine et la Hongrie, alors que les relations régionales se tendaient davantage le 16 mars 2026. Cette initiative intervient en parallèle d’une controverse sur l’inspection technique de l’oléoduc Druzhba en Ukraine et de nouvelles passes d’armes entre Varsovie, Budapest et, plus largement, plusieurs capitales d’Europe centrale sur la politique à l’égard de Kyiv.
Sikorski propose une médiation
Le ministre polonais des affaires étrangères a offert de servir d’intermédiaire entre l’Ukraine et la Hongrie alors que les tensions régionales se renforçaient le 16 mars 2026.
Szijjártó cible Donald Tusk
Le chef de la diplomatie hongroise a attaqué Donald Tusk sur les résultats électoraux, l’État de droit et l’idée d’un « Polexit », selon Dziennik et naTemat.pl.
Inspection du Druzhba perturbée
Un expert hongrois a refusé de participer à l’examen technique de l’oléoduc en Ukraine, et la République tchèque s’est dite prête à conduire la mission.
Orbán et Fico durcissent le ton
Viktor Orbán a affirmé que son camp l’emporterait « brillamment », tandis que Robert Fico a déclaré qu’il ne pouvait pas accepter une mesure qu’il juge nuisible concernant l’Ukraine.
Contexte régional tendu
Les désaccords sur l’Ukraine, l’Union européenne, l’OTAN et la sécurité énergétique continuent d’alimenter les frictions entre plusieurs pays d’Europe centrale.
Radosław Sikorski a proposé de jouer les médiateurs entre l’Ukraine et la Hongrie, tandis que les tensions diplomatiques entre Varsovie et Budapest se sont nettement aggravées le 16 mars 2026. Le ministre hongrois des affaires étrangères, Péter Szijjártó, a lancé une attaque verbale appuyée contre le premier ministre polonais Donald Tusk, en évoquant les résultats électoraux, l’État de droit et la perspective d’un supposé « Polexit ». Cette proposition de médiation est intervenue alors qu’un autre différend, distinct mais lié au contexte général, portait sur une inspection technique du Druzhba en Ukraine. Un expert hongrois a refusé de participer à une mission d’examen, ce qui a conduit la République tchèque à se dire prête à prendre la tête de cette démarche. Cette intense activité diplomatique s’est déployée sur fond de désaccords régionaux plus larges concernant la politique à l’égard de l’Ukraine, le premier ministre slovaque Robert Fico ayant lui aussi exprimé son opposition à certaines mesures concernant Kyiv.
Szijjártó invoque le Polexit et l’État de droit contre Tusk Le ministre hongrois des affaires étrangères, Péter Szijjártó, a adressé plusieurs remarques acerbes à Donald Tusk, en faisant référence aux résultats électoraux du chef du gouvernement polonais et en soulevant les questions du « Polexit » et de ce que Budapest a présenté comme un manque d’État de droit en Pologne, selon des informations de Dziennik et naTemat.pl. Cet échange a marqué un net durcissement de la rhétorique entre deux gouvernements d’Europe centrale qui se sont souvent opposés sur la politique à mener vis-à-vis de l’Ukraine et sur l’orientation des affaires de l’Union européenne. Les propos de Péter Szijjártó semblaient répondre directement aux critiques formulées par le gouvernement de Donald Tusk à l’encontre de Budapest. En Pologne, de nombreux médias ont interprété la référence du ministre hongrois à la situation électorale intérieure de Donald Tusk comme une tentative délibérée d’affaiblir la crédibilité politique du dirigeant polonais. Cet épisode a illustré la dégradation des relations bilatérales entre Varsovie et Budapest au cours des derniers mois.
La République tchèque se propose après le retrait de l’expert hongrois Un expert hongrois qui devait participer à une mission chargée d’examiner l’état de l’oléoduc Druzhba en Ukraine a refusé de prendre part à cette opération, selon TVN24. La République tchèque a ensuite fait savoir qu’elle était prête à diriger la mission d’inspection en l’absence de l’expert hongrois, d’après wnp.pl. L’oléoduc Druzhba demeure une infrastructure énergétique essentielle, reliant les approvisionnements russes en pétrole à des raffineries d’Europe centrale. L’état technique de son tronçon ukrainien représente donc un enjeu économique et politique important pour plusieurs gouvernements. Le refus hongrois a ajouté un motif de friction supplémentaire à des relations déjà tendues entre Budapest et Kyiv. La disponibilité affichée par Prague a été perçue comme une démarche pragmatique destinée à éviter que le processus d’inspection ne soit interrompu malgré les complications diplomatiques. Cet épisode a montré à quel point les différends liés aux infrastructures énergétiques se mêlent désormais au face-à-face politique plus large autour de l’Ukraine dans la région.
Orbán promet une victoire éclatante, Fico rejette des mesures jugées nuisibles Le premier ministre hongrois Viktor Orbán, s’exprimant le 15 mars 2026, s’est dit confiant dans la capacité de son gouvernement à l’emporter dans les affrontements politiques en cours. „Cold blood will be needed but we will win brilliantly” — Viktor Orbán via ANSA De son côté, le premier ministre slovaque Robert Fico a évoqué la situation concernant l’Ukraine dans des termes tout aussi fermes, selon Do Rzeczy. „We cannot accept a harmful step” — Robert Fico via Do Rzeczy L’offre de médiation de Sikorski, rapportée à la fois par Do Rzeczy et wnp.pl, a été présentée comme une tentative de désescalade entre Budapest et Kyiv à un moment où plusieurs lignes de fracture de la diplomatie d’Europe centrale semblaient s’élargir simultanément. Cette initiative reflète l’intérêt affiché par Varsovie pour le maintien d’un dialogue régional, alors même que sa propre relation bilatérale avec la Hongrie reste sous tension. La Hongrie et l’Ukraine entretiennent depuis des années des relations difficiles, Budapest ayant à plusieurs reprises bloqué ou retardé des mesures de l’Union européenne et de l’OTAN en soutien à Kyiv depuis l’invasion russe à grande échelle. Le gouvernement hongrois s’est également opposé à la Pologne sur l’orientation de la politique de l’Union européenne, bien que les deux pays aient auparavant coopéré étroitement dans le cadre de Visegrád. L’oléoduc Druzhba occupe historiquement une place centrale dans la sécurité énergétique de l’Europe centrale, et les différends liés à son fonctionnement et à sa maintenance ont périodiquement provoqué des frictions diplomatiques entre États de transit et États destinataires.