Le président Donald Trump a confirmé dimanche le succès d'une opération des forces spéciales pour secourir un second membre d'équipage d'un F-15E Strike Eagle abattu vendredi en Iran. L'officier, un colonel blessé, a été localisé et extrait de la province de Kohgiluyeh et Boyer-Ahmad lors d'une mission qualifiée d'exceptionnelle par la Maison Blanche.

Succès d'une mission à haut risque

Un colonel américain a été secouru par les Navy SEALs après deux jours de traque en territoire hostile dans les montagnes iraniennes.

Versions divergentes sur les pertes

Washington ne déplore aucune victime, tandis que les Gardiens de la révolution affirment avoir détruit trois appareils américains pendant l'opération.

Ultimatum présidentiel

Donald Trump menace l'Iran de frappes massives si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert d'ici le lundi 6 avril.

Le président américain Donald Trump a annoncé tôt dimanche que les forces spéciales américaines avaient secouru le second membre de l'équipage d'un F-15E Strike Eagle abattu au-dessus de l'Iran, qualifiant l'opération de mission de recherche et de sauvetage parmi les plus audacieuses de l'histoire militaire des États-Unis. L'officier secouru, un colonel servant en tant qu'officier des systèmes d'armes, souffre de blessures mais ses jours ne sont pas en danger, a précisé M. Trump. L'aviateur était porté disparu depuis le vendredi 3 avril, lorsque la défense aérienne iranienne a abattu l'appareil au-dessus de la province de Kohgiluyeh et Boyer-Ahmad, dans le sud-ouest du pays. M. Trump a publié l'annonce sur Truth Social dans son style habituel en lettres majuscules : « NOUS L'AVONS ». Le Pentagone n'a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires sur les détails de l'opération.

„Ce brave guerrier se trouvait en territoire ennemi, dans les montagnes dangereuses d'Iran, poursuivi par nos ennemis” — Donald Trump via Truth Social

La guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran a débuté le 28 février 2026 par des frappes conjointes ayant tué le Guide suprême Ali Khamenei ainsi que plusieurs hauts responsables militaires et politiques iraniens. Le conflit a depuis dégénéré en guerre régionale, l'Iran menant des représailles contre les pays du Golfe accueillant des actifs militaires et commerciaux américains. Selon Al Jazeera, au moins 2 076 personnes ont été tuées et 26 500 blessées en Iran depuis le début des hostilités. Le F-15E abattu est le premier appareil américain à s'écraser sur le sol iranien depuis le début du conflit, et le premier depuis l'invasion de l'Irak en 2003. CNN dénombre au moins sept aéronefs militaires habités américains détruits jusqu'à présent dans ce conflit.

Des Navy SEALs engagés en profondeur en territoire iranien pour l'extraction L'opération de sauvetage a mobilisé des dizaines d'appareils et environ une centaine de membres des forces spéciales, dont des Navy SEALs qui ont progressé loin à l'intérieur du territoire iranien, selon le New York Times. M. Trump a confirmé que le premier membre d'équipage avait été secouru le samedi 4 avril, mais que Washington avait délibérément caché l'information pour ne pas compromettre la seconde mission. Le second aviateur s'était caché dans une cavité montagneuse après s'être éjecté de l'avion, armé seulement d'un pistolet, tandis que les forces américaines suivaient sa position en continu, rapporte Courrier International citant des sources américaines. Une vidéo circulant en ligne et relayée par le Daily Mail montrerait des échanges de tirs entre les forces américaines et iraniennes près de la localité de Dehdasht. Al Jazeera, citant un responsable américain, a décrit un « combat acharné » durant la mission. Selon le New York Times, deux avions de transport se sont retrouvés bloqués en Iran pendant l'opération ; trois appareils de remplacement ont été déployés pour récupérer les soldats et le colonel. Les deux avions abandonnés auraient été détruits pour éviter qu'ils ne tombent aux mains des Iraniens. Le colonel secouru a ensuite été transporté au Koweït pour y recevoir des soins médicaux.

Téhéran affirme avoir abattu plusieurs appareils américains durant le sauvetage Le Corps des Gardiens de la révolution islamique a contesté la version américaine de l'opération, affirmant via l'agence de presse Tasnim que ses forces avaient détruit plusieurs appareils américains lors de ce qu'il qualifie de mission ratée, notamment un avion de transport C-130 et deux hélicoptères Black Hawk. Les médias iraniens avaient également rapporté que les autorités offraient des primes allant jusqu'à 100 000 dollars américains pour la capture de l'aviateur — une somme qui, selon le Tages Anzeiger, représente dans certains cas mille fois le revenu mensuel moyen dans les provinces concernées. Les médias d'État ont diffusé des images montrant des files de voitures dans la région du crash, des habitants filmant le ciel avec leurs smartphones pendant l'intervention. La CIA aurait lancé une campagne de désinformation avant le sauvetage, propageant des rumeurs selon lesquelles les forces américaines essayaient d'exfiltrer l'aviateur par voie terrestre, selon Axios citant un responsable anonyme de l'administration Trump. L'armée américaine a déclaré qu'aucune perte n'était à déplorer parmi ses troupes, une affirmation que l'Iran n'a pas confirmée. L'Associated Press a précisé ne pas être en mesure de vérifier de manière indépendante les affirmations iraniennes concernant les hélicoptères Black Hawk.

Événements clés : crash du F-15E et sauvetage: — ; — ; —

L'ultimatum de 48 heures de Trump accentue la pression sur le secteur énergétique Ce sauvetage s'est déroulé dans un contexte de pression diplomatique et militaire accrue sur Téhéran. Samedi matin, M. Trump a publié sur Truth Social que l'Iran disposait de 48 heures pour « conclure un accord » ou ouvrir le détroit d'Ormuz faute de quoi « l'enfer s'abattrait sur eux » — un ultimatum arrivant à échéance lundi 6 avril à 10h00 (heure de Washington). Un haut responsable de la défense israélienne a déclaré qu'Israël se préparait à attaquer les installations énergétiques iraniennes d'ici une semaine, sous réserve du feu vert américain, selon l'Irish Examiner. De son côté, l'Iran a averti que « toute la région deviendrait un enfer » pour les États-Unis et Israël en cas d'escalade. Le Pakistan tente une médiation entre Washington et Téhéran, mais les perspectives de négociations semblent limitées, les sondages montrant un faible soutien de l'opinion publique américaine à la guerre. Des analystes cités par Al Jazeera estiment que la réussite de ce sauvetage donne les mains libres à M. Trump pour une stratégie plus agressive, la capture d'un militaire américain aurait en effet constitué un levier de négociation majeur pour Téhéran.

Mentioned People

  • Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
  • Karoline Leavitt — 36. sekretarz prasowa Białego Domu

Sources: 10 articles