Les cours du pétrole ont légèrement reflué le 16 mars 2026 après des informations faisant état du passage de quelques navires par le détroit d'Ormuz. Les marchés restent toutefois sous tension en raison du conflit au Moyen-Orient, tandis que Donald Trump a appelé à une mobilisation internationale pour rouvrir cette voie maritime essentielle. Les inquiétudes touchent aussi les Bourses et certaines chaînes d'approvisionnement, notamment pharmaceutiques.

Léger recul des cours du pétrole

Les prix se sont un peu détendus le 16 mars 2026 après des informations signalant le passage limité de navires par le détroit d'Ormuz, mais le Brent restait autour de 102,42 dollars le baril.

Pression croissante sur Washington

Selon Reuters, les États-Unis disposent de moins en moins de leviers pour amortir le choc pétrolier, tandis que l'AIE examine une possible libération de réserves d'urgence.

Marchés financiers sous tension

Les Bourses européennes ont reculé, dont Milan à -0,2 %, et les marchés asiatiques ont clôturé en ordre dispersé sur fond de tensions au Moyen-Orient.

Effets directs sur les consommateurs

Le Maroc a relevé les prix de l'essence et du diesel le 16 mars, illustrant la diffusion du choc énergétique dans les économies dépendantes des importations.

Risque pour les médicaments anticancéreux

Les perturbations du fret aérien dans la région menacent l'acheminement de traitements sensibles, notamment ceux qui nécessitent une chaîne du froid et une livraison rapide.

Les prix du pétrole ont légèrement reculé le 16 mars 2026 après des informations selon lesquelles certains navires avaient franchi le détroit d'Ormuz, alors même que le président américain Donald Trump appelait la communauté internationale à contribuer au désenclavement de cette voie cruciale et que les marchés mondiaux demeuraient ébranlés par le conflit au Moyen-Orient. Le baril de Brent s'échangeait autour de 102,42 dollars le 16 mars, selon ANSA. Les données issues des recherches en ligne indiquent que les prix du Brent et du WTI ont bondi de plus de 40 % depuis le début du mois, selon Reuters, le conflit menaçant les installations d'exportation dans l'ensemble de la région. Donald Trump, 47e président des États-Unis, a présenté la situation comme une urgence mondiale nécessitant une action internationale coordonnée. Cette légère détente des cours est intervenue après des informations faisant état d'un mouvement limité de navires dans le détroit, même si des analystes et des responsables du secteur ont averti que ce répit pourrait n'être que temporaire.

Les États-Unis disposent de moins en moins de leviers pour amortir le choc pétrolier Selon Reuters, les États-Unis épuisent rapidement les outils dont ils disposent pour absorber le choc économique lié à la guerre avec l'Iran. Des compagnies pétrolières américaines ont averti Donald Trump que la crise pourrait encore s'aggraver, a rapporté le Wall Street Journal, cité par ANSA. L'AIE discutait d'une possible mise sur le marché de réserves pétrolières d'urgence supplémentaires afin de lutter contre la flambée des prix, selon le journal de vérification. Le secrétaire américain au Trésor a indiqué qu'une tolérance temporaire serait accordée à certains navires, notamment iraniens, indiens et chinois, afin qu'ils puissent passer, dans le but d'atténuer la hausse des prix. La combinaison d'options stratégiques limitées et de prix en hausse accentuait la pression sur l'administration Trump, à la fois de la part de l'industrie américaine et de partenaires internationaux. Un avertissement relayé dans des résultats de recherche en ligne et attribué à un responsable iranien, Ebrahim Zolfaqari, indiquait que le pétrole pourrait atteindre 200 dollars le baril si la sécurité régionale continuait de se dégrader, selon Reuters.

„Préparez-vous à un pétrole à 200 dollars le baril, car le prix du pétrole dépend de la sécurité régionale, que vous avez déstabilisée” — Ebrahim Zolfaqari via Reuters

Les marchés européens et asiatiques réagissent avec prudence et en baisse Les places boursières européennes ont évolué dans l'incertitude le 16 mars, les investisseurs suivant de près les développements autour du détroit d'Ormuz. La Bourse de Milan a reculé de 0,2 % le 16 mars, selon ANSA, tandis que les marchés européens baissaient plus largement sous l'effet des tensions au Moyen-Orient et du renchérissement de l'énergie. En Asie, les marchés ont clôturé en ordre dispersé sous l'effet de la guerre au Moyen-Orient, selon un compte rendu d'ANSA daté du 16 mars. Le Maroc a relevé le 16 mars les prix intérieurs de l'essence et du diesel, invoquant la hausse mondiale des coûts de l'énergie, selon ANSA. Ces relèvements au Maroc ont illustré la manière dont les conséquences économiques du conflit s'étendaient au-delà des grands centres financiers pour toucher directement les consommateurs dans des économies dépendantes des importations. Les groupes pétroliers occidentaux fortement exposés au Moyen-Orient faisaient l'objet d'une attention accrue quant à leur positionnement stratégique, selon Le Figaro.

Le détroit d'Ormuz constitue depuis des siècles un point de passage stratégique majeur, en tant qu'unique voie maritime reliant le golfe Persique à l'océan ouvert. Une part importante des exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié transite par ce détroit, de sorte que toute perturbation y revêt une portée économique mondiale. L'AIE a été créée en 1974, en partie en réponse à l'embargo pétrolier de 1973, avec un mandat qui comprend la coordination de la mise à disposition de réserves pétrolières d'urgence entre les États membres lors des crises d'approvisionnement.

Les chaînes d'approvisionnement en médicaments anticancéreux prises dans les perturbations Le conflit au Moyen-Orient a perturbé les routes aériennes du secteur pharmaceutique, créant un risque particulier pour l'approvisionnement en médicaments contre le cancer, selon Reuters. Les corridors de fret aérien qui traversent ou longent la zone de conflit ont été touchés, contraignant les opérateurs logistiques à dérouter ou à retarder des expéditions de médicaments sensibles au facteur temps. Les traitements contre le cancer, qui exigent souvent le respect de la chaîne du froid et une livraison rapide, ont été identifiés comme particulièrement vulnérables à ce type de perturbations. Ce risque pour la chaîne d'approvisionnement pharmaceutique a ajouté une dimension humanitaire à une crise jusqu'alors présentée principalement sous l'angle de l'énergie et de la finance. La concomitance des turbulences sur le marché de l'énergie, de l'instabilité des marchés financiers et des perturbations des approvisionnements médicaux soulignait, au 16 mars, l'ampleur de l'impact mondial du conflit. Aucune information confirmée n'était disponible sur le volume précis des expéditions pharmaceutiques affectées ni sur le nombre de patients exposés à un risque.

Le Brent demeurait à un niveau élevé malgré le léger reflux observé dans la journée, reflet d'une incertitude persistante sur l'évolution du conflit et sur la pérennité de tout passage par le détroit d'Ormuz. La combinaison de coûts de l'énergie en forte hausse, de chaînes d'approvisionnement perturbées et d'outils d'intervention limités pour les grandes économies laissait entrevoir une période prolongée de volatilité sur les marchés mondiaux des matières premières et de la finance.