La campagne militaire Operation Epic Fury contre l’Iran entraîne des répercussions économiques en chaîne en Europe et au Moyen-Orient. Alors que le Pentagone a demandé 200 milliards de dollars supplémentaires pour poursuivre l’opération, la hausse des coûts de l’énergie se diffuse aux marchés, à l’inflation et aux transports. Une baisse ponctuelle du pétrole le 18 mars 2026 n’a pas dissipé les inquiétudes.

Le Pentagone réclame 200 milliards de dollars supplémentaires

Selon Radio Zet, le département de la défense des États-Unis a demandé un financement additionnel de 200 milliards de dollars, signe que la campagne dépasse son cadre initial.

L’Europe centrale subit le choc énergétique

La Roumanie et la Pologne, très dépendantes des importations, font face à une inflation plus forte, à des tensions sur les prix et à des effets sur le logement et la consommation.

Le pétrole a reculé de 3,3 % le 18 mars 2026

Cette baisse, intervenue après un accord entre l’Irak et la région du Kurdistan selon ANSA, est jugée temporaire par les analystes.

La stratégie américaine est critiquée pour l’après-conflit

Des commentateurs invoquent la « règle du Pottery Barn » de Colin Powell pour souligner l’absence apparente de plan clair de stabilisation de l’Iran.

Le transport aérien et le tourisme changent de cap

La hausse du coût du carburant favorise les destinations régionales et les trajets en autocar au détriment de certaines liaisons aériennes de loisirs.

La campagne militaire Operation Epic Fury menée contre l’Iran a déclenché une série de conséquences économiques en Europe et au Moyen-Orient. Dans le même temps, le Pentagone a demandé 200 milliards de dollars supplémentaires pour financer un conflit qui se prolonge, tandis que les marchés mondiaux encaissent la hausse des coûts de l’énergie. Selon Radio Zet, le département de la défense des États-Unis a transmis cette demande de financement alors que la campagne dépasse désormais son périmètre initial. Un répit limité est intervenu le 18 mars 2026, lorsque les prix du pétrole ont reculé de 3,3 % après un accord entre l’Irak et la région du Kurdistan, selon ANSA, mais les analystes estiment que cet allègement pourrait ne pas durer. Le conflit, commencé le 28 février 2026, a perturbé les chaînes d’approvisionnement énergétiques mondiales et porté les prix des carburants à des niveaux inédits depuis plusieurs années. De la Roumanie à la Pologne, plusieurs pays doivent désormais gérer les effets indirects d’une guerre menée à plusieurs milliers de kilomètres de leurs frontières. L’ampleur des retombées économiques a conduit à des comparaisons avec de précédents conflits au Moyen-Orient qui avaient durablement remodelé les marchés mondiaux de l’énergie.

Operation Epic Fury a été lancée le 28 février 2026, lorsque les États-Unis et Israël ont commencé à frapper l’Iran, tuant le Guide suprême Ali Khamenei lors de l’assaut initial. L’Iran a ensuite nommé Mojtaba Khamenei, fils du défunt Ali Khamenei, nouveau Guide suprême le 9 mars 2026, selon les relevés d’actualité. La campagne visait les capacités iraniennes en missiles balistiques, d’après des résultats de recherche en ligne citant des déclarations de la directrice du renseignement national américain, Tulsi Gabbard, qui a décrit le régime iranien comme « largement dégradé ». Colin Powell, ancien secrétaire d’État américain de 2001 à 2005, est mort le 18 octobre 2021 et ne peut donc pas commenter les événements actuels, même si sa doctrine sur la responsabilité après conflit est largement citée dans les commentaires consacrés à cette guerre.

La Roumanie et la Pologne encaissent les effets économiques les plus marqués En Roumanie, le pays est pris dans ce qu’Adevarul décrit comme un « cercle vicieux » mêlant taux d’intérêt élevés et inflation record, sous l’effet du nouveau choc énergétique. Le média roumain présente le pays comme une victime certaine de la hausse des coûts des carburants liée au conflit dans le Golfe. Toujours selon cette source, la combinaison entre coût du crédit élevé et poussée des prix bloque, à court terme, toute perspective de baisse des taux. En Pologne, les répercussions économiques atteignent aussi le marché du logement. Des analystes cités par eGospodarka.pl s’interrogent sur la capacité du secteur résidentiel polonais à conserver sa dynamique si le conflit au Moyen-Orient se prolonge. Rzeczpospolita a par ailleurs indiqué que les consommateurs polonais devaient se préparer à des hausses de prix à l’approche de Pâques, la guerre dans le Golfe étant présentée comme un facteur direct. Le quotidien souligne que les effets du conflit sont « plus proches que nous le pensons », en faisant de la flambée des prix de l’énergie une préoccupation intérieure immédiate plutôt qu’un sujet géopolitique lointain. Ces deux pays, membres de l’Union européenne et dépourvus de production pétrolière domestique significative, sont particulièrement exposés à la volatilité des prix à l’importation.

La « règle du Pottery Barn » de Powell rattrape la stratégie de guerre de Trump Les critiques de l’approche de l’administration Trump dans la campagne contre l’Iran invoquent la règle du Pottery Barn, formulée ainsi : « si vous le cassez, vous en êtes responsable ». Selon Ziare.com, cette référence sert à souligner l’absence d’une stratégie claire de reconstruction après conflit. Le média roumain formule la critique autour d’une question centrale : qui assumera la responsabilité de stabiliser l’Iran une fois les objectifs militaires atteints ? Rzeczpospolita a rapporté qu’Operation Epic Fury « ne s’est pas déroulée comme prévu », laissant entendre que la campagne a rencontré des complications qui n’avaient pas été anticipées dans sa conception initiale. Des résultats de recherche en ligne montrent que des responsables américains, dont Tulsi Gabbard, ont publiquement déclaré que le régime iranien « semble intact mais largement dégradé », une évaluation qui suggère que la campagne n’a pas débouché sur une issue décisive. La demande de financement supplémentaire de 200 milliards de dollars du Pentagone, signalée par Radio Zet, renforce l’image d’un conflit devenu plus coûteux et plus long que ne le laissaient penser les projections initiales. 200 (billion USD) — Demande de financement supplémentaire du Pentagone pour la campagne en Iran

Transport aérien et tourisme s’adaptent à la hausse du coût du carburant Le secteur aérien observe un changement de comportement chez les voyageurs à mesure que les coûts du carburant progressent. Le média roumain Ziare.com fait état d’un intérêt croissant pour les destinations touristiques régionales et pour les trajets en autocar comme alternatives au transport aérien. Le site cite des sources du secteur évoquant « un intérêt croissant pour les destinations accessibles en autocar et pour le tourisme régional », signe d’une réponse des consommateurs à la hausse du prix des billets liée au renchérissement du kérosène. La répercussion du coût du carburant sur les billets s’est accélérée depuis le début du conflit dans le Golfe, ce qui comprime la demande sur les liaisons de loisirs de plus longue distance. L’accord entre l’Irak et le Kurdistan, qui a brièvement fait baisser les prix du pétrole de 3,3 % le 18 mars 2026, a offert un signal temporaire de stabilisation possible, mais la désorganisation structurelle des marchés de l’énergie provoquée par la campagne contre l’Iran continue de peser sur l’économie des transports dans l’ensemble de la région. 3.3 (%) — Baisse du prix du pétrole le 18 mars après l’accord Irak-Kurdistan Plus largement, l’envolée des coûts de l’énergie modifie les comportements de consommation, pèse sur les budgets des ménages et complique la politique monétaire. Elle montre comment une opération militaire dans le Golfe est devenue, en quelques semaines seulement, un fait économique tangible de Bucarest à Varsovie.

Mentioned People

  • Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
  • Colin Powell — 65. sekretarz stanu Stanów Zjednoczonych w latach 2001–2005