Donald Trump a affirmé qu’il pouvait détruire le terminal pétrolier iranien de l’île de Kharg, site clé pour les exportations de brut de l’Iran. Cette déclaration s’inscrit dans une montée de la pression américaine sur Téhéran à la mi-mars 2026, sur les plans militaire, diplomatique et économique. Dans le même temps, Washington pousse ses alliés à durcir leur position contre les Gardiens de la révolution et le Hezbollah.
Trump vise l’île de Kharg
Le président américain a déclaré qu’il pouvait détruire le principal terminal pétrolier iranien, au moment où la pression sur Téhéran s’accentue à la mi-mars 2026.
Washington mobilise ses alliés
Marco Rubio a demandé aux diplomates américains de pousser les pays alliés à inscrire les IRGC et le Hezbollah sur liste noire.
Téhéran met en garde contre une escalade
Des responsables iraniens ont averti qu’une intervention terrestre américaine créerait « un autre Vietnam » et Abbas Araghchi a démenti des contacts récents avec Steven Witkoff.
Les États du Golfe dans une position délicate
Plusieurs pays arabes du Golfe encouragent les États-Unis à maintenir la pression sur l’Iran, tout en s’exposant à d’éventuelles représailles iraniennes.
La Pologne exclut l’envoi de troupes
Donald Tusk a indiqué que la Pologne n’enverrait pas de soldats en Iran et a assuré que Washington comprenait cette position.
Le président américain Donald Trump a menacé de détruire le terminal pétrolier iranien de l’île de Kharg, déclarant : « I could destroy it ». Cette prise de position intervient alors que Washington a accru, sur plusieurs fronts, sa pression diplomatique et militaire sur Téhéran à la mi-mars 2026.
Les États-Unis et l’Iran entretiennent une hostilité profonde depuis la révolution islamique de 1979. Les tensions se sont régulièrement ravivées autour du programme nucléaire iranien, des conflits régionaux menés par acteurs interposés et des exportations de pétrole. Les IRGC constituent depuis des décennies un point central de discorde entre Washington et Téhéran, les États-Unis faisant pression de longue date sur leurs alliés pour qu’ils traitent cette organisation comme une entité terroriste. L’île de Kharg, située dans le Golfe persique, assure l’essentiel des exportations iraniennes de pétrole brut et a longtemps été considérée comme un verrou stratégique dans l’hypothèse d’un conflit impliquant l’Iran.
Rubio pousse les alliés à inscrire les IRGC et le Hezbollah sur liste noire Le secrétaire d’État Marco Rubio a demandé aux diplomates américains de faire pression sur les gouvernements alliés pour qu’ils inscrivent formellement sur liste noire les Gardiens de la révolution iraniens et le Hezbollah, selon Reuters. Cette directive, révélée le 16 mars, s’inscrit dans un effort coordonné visant à resserrer l’étau diplomatique et financier international autour des principales structures militaires iraniennes et de leurs relais régionaux. Marco Rubio occupe le poste de 72e secrétaire d’État des États-Unis depuis janvier 2025 et exerce également les fonctions de conseiller à la sécurité nationale. La volonté d’étendre parmi les pays alliés le classement des IRGC sur liste noire s’insère dans une stratégie plus large de « pression maximale » que Washington reconstitue depuis le début du second mandat de l’administration Trump. Cette initiative montre que la pression américaine sur l’Iran est menée simultanément sur les terrains militaire, diplomatique et économique.
Téhéran évoque « un autre Vietnam » en cas d’entrée de troupes au sol Des responsables iraniens ont averti que tout déploiement de troupes américaines au sol en Iran déboucherait sur « un autre Vietnam », selon des informations publiées par ANSA le 16 mars. Cet avertissement traduit la volonté de Téhéran de dissuader toute escalade au-delà d’éventuelles frappes aériennes ou opérations navales. Parallèlement, le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghchi, a démenti une information d’Axios selon laquelle des contacts récents auraient eu lieu entre Téhéran et l’émissaire spécial américain Steven Witkoff. Abbas Araghchi a affirmé que le dernier contact avec Steven Witkoff remontait à avant la guerre, contredisant directement le récit publié par Axios. Ce démenti souligne l’absence, à ce stade de la confrontation, de tout canal diplomatique parallèle confirmé entre Washington et Téhéran.
Les États du Golfe exhortent Washington à maintenir la pression sur l’Iran De nombreux États arabes du Golfe ont exhorté les États-Unis à ne pas interrompre leurs actions contre l’Iran, selon des informations rapportées par ANSA le 17 mars. La position de ces gouvernements contraste avec les risques auxquels ils sont eux-mêmes exposés. Donald Trump a par ailleurs été averti par des sources qu’une riposte iranienne contre les alliés du Golfe était une conséquence probable de la poursuite de la pression américaine, a rapporté Reuters. Cette double logique — des États du Golfe qui encouragent l’action américaine tout en pouvant devenir la cible de représailles iraniennes — illustre la complexité du calcul stratégique à l’œuvre dans la région. De son côté, le premier ministre polonais Donald Tusk a affirmé clairement que la Pologne n’enverrait pas de troupes en Iran. „Nous avons d’autres tâches” — Donald Tusk via wpolityce.pl Donald Tusk a ajouté que les Américains comprenaient la position polonaise, selon des informations de Gazeta.pl et wpolityce.pl publiées le 17 mars. La déclaration de Varsovie intervient alors que plusieurs gouvernements alliés sont interrogés sur le rôle qu’ils pourraient être amenés à jouer dans une éventuelle opération militaire plus large contre l’Iran.