La compagnie scandinave SAS a annoncé l’annulation de 1 000 vols en avril 2026, invoquant l’envolée du prix du kérosène liée à la guerre américano-israélienne contre l’Iran et à la fermeture du détroit d’Ormuz. Norwegian Air a, de son côté, ajouté 120 vols entre le 27 mars et le 12 avril pour absorber une partie de la demande. Cette perturbation illustre un choc économique plus large qui touche l’Europe, de l’aérien aux prix du gaz.
Refus européen pour une mission à Ormuz
L’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne ont refusé d’envoyer des forces dans le détroit d’Ormuz, invoquant notamment l’absence de mandat et de concertation préalable.
Trump cherche une coalition alternative
Faute de soutien militaire européen, Donald Trump s’est tourné vers plusieurs Etats arabes du Golfe pour former une coalition d’escorte navale distincte de l’OTAN.
Tensions régionales accrues
L’Iran a poursuivi ses attaques de drones contre les Emirats arabes unis et Bahreïn, tandis que la fermeture du détroit d’Ormuz pèse sur les marchés énergétiques et sur les alliés dépendants du pétrole du Golfe.
SAS, compagnie aérienne commune du Danemark, de la Norvège et de la Suède, a annoncé qu’elle supprimerait 1 000 vols en avril 2026 en raison de la hausse marquée des prix du kérosène, provoquée par la guerre américano-israélienne en cours contre l’Iran et par la fermeture du détroit d’Ormuz. Norwegian Air, deuxième compagnie aérienne de Scandinavie et quatrième transporteur à bas coût d’Europe, a réagi en ajoutant 120 vols supplémentaires entre le 27 mars et le 12 avril 2026 afin d’absorber une partie de la demande déplacée par les réductions opérées par SAS. Les perturbations dans le transport aérien constituent l’un des signes les plus visibles d’un choc économique plus large qui se propage en Europe à mesure que le conflit au Moyen-Orient recompose les marchés de l’énergie. Le prix du kérosène est passé d’environ 85 à 90 dollars le baril à une fourchette comprise entre 150 et 200 dollars le baril après l’escalade. Delta Air Lines a indiqué séparément que le coût du kérosène avait alourdi ses dépenses de 400 millions de dollars pour le seul mois de mars, selon des résultats de recherche en ligne. Le directeur général de SAS, Anko van der Werff, dirige la compagnie dans un contexte que des analystes décrivent comme l’un des environnements de coûts du carburant les plus tendus de l’histoire récente de l’aviation. Le détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ 20 % des flux mondiaux de pétrole et de GNL, demeure en grande partie fermé.
L’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran, baptisée Operation Epic Fury, a commencé le 28 février 2026 et a entraîné la mort du guide suprême Ali Khamenei lors des frappes initiales. Mojtaba Khamenei, son fils, a été nommé guide suprême le 9 mars 2026. Le conflit a fortement perturbé les routes maritimes du golfe Persique, la fermeture du détroit d’Ormuz coupant une artère essentielle de l’approvisionnement énergétique mondial. Les compagnies aériennes européennes ont déjà été confrontées à plusieurs crises du coût du carburant au cours des dernières décennies, mais la hausse actuelle — d’environ 85-90 dollars à 150-200 dollars le baril — figure parmi les progressions à court terme les plus marquées jamais observées, selon les articles sources.
Jet fuel price impact of Iran conflict: Prix du kérosène par baril (before: $85–$90 (avant le conflit), after: $150–$200 (après l’escalade))
LOT suspend ses liaisons vers Tel-Aviv et Dubaï pour une durée indéterminée LOT Polish Airlines a prolongé la suspension de ses vols au départ et à destination de Tel-Aviv et de Dubaï, selon l’Agence de presse polonaise. Le transporteur national polonais avait déjà interrompu ces liaisons après le début des hostilités, et cette prolongation reflète la persistance des incertitudes liées à la sécurité et aux coûts dans la région. Plus largement, les compagnies aériennes européennes ont annulé des centaines de vols, selon RMF24, les prix records du carburant rendant certaines lignes difficilement viables sur le plan économique. La fermeture du détroit d’Ormuz ne se limite pas à faire grimper le coût du kérosène : elle a aussi provoqué une nette hausse des prix européens du gaz naturel, accentuant les pressions inflationnistes sur les compagnies aériennes comme sur les consommateurs. Le conflit a conduit les États arabes du Golfe à réexaminer leurs positions diplomatiques, l’Iran cherchant une réévaluation de ses relations avec ses voisins du Golfe et niant toute responsabilité dans des attaques contre des installations pétrolières saoudiennes, selon des résultats de recherche en ligne. Téhéran a également accusé les Émirats arabes unis d’avoir laissé leur territoire être utilisé pour lancer des frappes contre l’Iran, une accusation rejetée par les Émirats. L’enchaînement des perturbations dans l’aviation, l’énergie et la diplomatie montre avec quelle rapidité le conflit a modifié les conditions dans plusieurs secteurs à la fois.
En Pologne, la hausse à la pompe relance l’intérêt pour les voitures électriques En Pologne, la hausse des prix des carburants a ravivé les inquiétudes des consommateurs et relancé le débat sur la possibilité que le coût élevé à la pompe accélère un basculement vers les véhicules électriques, selon des informations d’auto.dziennik.pl et de Parkiet. Les Polonais se trouvent de nouveau confrontés à la crainte d’augmentations durables des prix, une préoccupation qui rappelle de précédents épisodes inflationnistes liés à des perturbations sur les marchés de l’énergie. Le quotidien Parkiet a indiqué que le conflit avec l’Iran se faisait directement sentir dans les stations-service polonaises, avec des prix en hausse et un moral des consommateurs en recul. La perspective d’un glissement structurel vers les véhicules électriques suscite un intérêt renouvelé, même si les analystes soulignent que le coût d’achat initial de ces véhicules demeure un obstacle pour de nombreux ménages polonais. En Pologne, la réaction plus large du marché s’est aussi traduite par une hausse des prix du gaz et par un relèvement des anticipations d’inflation, selon wGospodarce.pl. Le conflit a de fait condensé en quelques semaines un débat sur la transition énergétique qui, jusqu’ici, s’inscrivait dans un horizon de plusieurs années, les consommateurs arbitrant entre le coût immédiat des carburants et des solutions de remplacement à plus long terme.
20 (percent) — part des flux mondiaux de pétrole et de GNL transitant par le détroit d’Ormuz
Les banques centrales revoient leurs trajectoires de taux face à un nouvel horizon inflationniste Les banques centrales en Europe et au-delà réévaluent leurs stratégies de taux d’intérêt en réponse aux perturbations économiques provoquées par le conflit avec l’Iran, selon Interia.pl Biznes. La forte hausse des prix de l’énergie ajoute de nouvelles pressions inflationnistes à des économies qui commençaient tout juste à voir la progression des prix ralentir, compliquant les arbitrages entre baisse, maintien ou relèvement des taux. Le conflit a, de fait, modifié le cadre macroéconomique sur lequel les responsables publics fondaient encore leurs calculs au début de l’année 2026. En Europe, la hausse des prix du gaz, alimentée par la fermeture du détroit d’Ormuz et par ses effets sur les chaînes d’approvisionnement en GNL, se répercute sur les factures énergétiques des ménages et sur les coûts industriels. Le portail ŚwiatOZE.pl a indiqué que le conflit dans le golfe Persique poussait à la hausse les prévisions de prix du gaz pour l’Europe et pour la Pologne, la durée de la fermeture du détroit restant la variable déterminante de toute projection. Aucun calendrier confirmé de réouverture de ce passage maritime n’était disponible au 18 mars 2026. La combinaison des perturbations aériennes, de l’envolée des prix du carburant et de l’incertitude des banques centrales a produit ce que plusieurs médias polonais et européens décrivent comme une réaction de marché large et rapide à un conflit déclenché moins de trois semaines auparavant.
Mentioned People
- Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
- Friedrich Merz — 10. kanclerz Niemiec
- Emmanuel Macron — prezydent Francji