Les places boursières européennes ont nettement reculé le 19 mars 2026, affectées par la guerre en Iran et par le maintien des taux directeurs de la Banque centrale européenne. À Milan, le FTSE MIB a cédé 2,32 %, tandis que Francfort a perdu 3 %. Les banques centrales ont invoqué le choc énergétique et les fortes incertitudes qui pèsent sur l’économie.
Milan et Francfort en nette baisse
Le FTSE MIB a perdu 2,32 % et Francfort 3 % dans un contexte de forte nervosité liée à la guerre en Iran et au maintien des taux par la BCE.
La BCE invoque le choc énergétique
La Banque centrale européenne a laissé ses taux inchangés, estimant que le conflit en Iran alimente à la fois l’inflation et les risques sur la croissance.
La Banque d’Angleterre maintient aussi son taux
La Bank of England a conservé son taux directeur à 3,75 %, renforçant l’idée d’une attitude attentiste des grandes banques centrales occidentales.
Le pétrole se stabilise après des propos de Scott Bessent
Des déclarations sur les sanctions contre l’Iran ont ralenti la hausse du brut, permettant aux marchés européens de réduire une partie de leurs pertes en séance.
Les marchés d’actions européens ont terminé en nette baisse le 19 mars 2026, la guerre en Iran ayant entamé la confiance des investisseurs sur l’ensemble du continent. À Milan, le FTSE MIB a reculé de 2,32 %, tandis que Francfort a perdu 3 % après que la European Central Bank a laissé ses taux d’intérêt inchangés, en invoquant un choc énergétique et une incertitude massive liée au conflit. La Bourse de Milan a clôturé dans le rouge, pénalisée par les replis d’Inwit, de Tim (Telecom Italia) et de Ferrari. Le recul plus marqué de Francfort est intervenu dans le sillage direct de la décision de la BCE, qui a déstabilisé des investisseurs déjà préoccupés par le coût de l’énergie. Tout au long de la séance, les marchés européens sont restés sous pression dans le sillage de Wall Street. Milan a perdu jusqu’à 2,9 % en cours de séance avant de limiter une partie de ses pertes. Ce mouvement de vente généralisé a montré à quel point la guerre en Iran a perturbé les marchés financiers de la région.
La BCE maintient ses taux et alerte sur les risques pour l’inflation et la croissance La Banque centrale européenne a choisi, le 19 mars, de laisser ses taux d’intérêt inchangés, invoquant le choc énergétique provoqué par la guerre en Iran et ce qu’elle a décrit comme une incertitude massive pesant sur l’économie de la zone euro. La BCE a explicitement averti que le conflit en Iran affectait à la fois l’inflation et la croissance économique, soit une double contrainte qui complique son arbitrage de politique monétaire. Les responsables monétaires font face à une situation délicate : la hausse des prix de l’énergie alimente l’inflation, tandis que les perturbations économiques plus larges menacent de freiner l’activité, ce qui exerce des pressions contradictoires sur la fixation des taux. La décision de maintenir les taux, plutôt que de les baisser ou de les relever, a reflété cette absence de visibilité, les responsables ne souhaitant pas s’engager dans une direction tant que l’évolution du conflit restait incertaine. La prudence de la BCE a signalé aux marchés qu’un assouplissement monétaire n’était pas imminent, contribuant au repli observé dans l’après-midi à Francfort et sur d’autres places européennes. La guerre en Iran a commencé le 28 février 2026, lorsque les États-Unis et Israël ont lancé l’opération Epic Fury, tuant le guide suprême de l’époque, Ali Khamenei, lors des premières frappes. Le conflit a perturbé les chaînes d’approvisionnement énergétiques régionales et provoqué une forte hausse des prix du pétrole brut, créant des tensions inflationnistes dans les économies européennes dépendantes des importations. Ces dernières années, la BCE a déjà dû faire face à plusieurs chocs externes, notamment la guerre entre la Russie et l’Ukraine commencée en février 2022, qui l’avait également contrainte à arbitrer entre une inflation tirée par l’énergie et un ralentissement de la croissance.
La Banque d’Angleterre laisse elle aussi son taux à 3,75 % La Bank of England a, elle aussi, maintenu son principal taux directeur à 3,75 % le 19 mars, la guerre en Iran étant présentée comme un facteur important de cette décision. Les responsables monétaires britanniques sont confrontés, comme leurs homologues européens, à la même combinaison difficile entre des tensions inflationnistes alimentées par l’énergie et l’incertitude entourant la croissance économique. Le statu quo de la BoE a fait écho à la position de la BCE et a souligné une tendance plus large parmi les grandes banques centrales occidentales, qui suspendent toute inflexion en attendant que la situation géopolitique gagne en clarté. Les deux décisions, annoncées à quelques heures d’intervalle, ont renforcé l’idée que le conflit iranien est devenu une variable centrale des délibérations monétaires en Europe. 3.75 (%) — Taux directeur de la Banque d’Angleterre, maintenu inchangé Les investisseurs surveillaient de près les annonces des deux banques centrales à la recherche du moindre signal de changement d’orientation, mais ce maintien simultané n’a guère contribué à apaiser les tensions sur les marchés au cours de la séance.
Les propos de Scott Bessent freinent la hausse du pétrole Selon l’agence ANSA, les prix du pétrole brut ont montré des signes de stabilisation au cours de la séance après des déclarations du secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, au sujet des sanctions visant l’Iran. Ces propos ont semblé introduire une part d’incertitude supplémentaire dans la dynamique du marché pétrolier, ralentissant une progression jusque-là marquée des cours du brut. Les marchés d’actions européens ont réduit une partie de leurs pertes dans l’après-midi à mesure que le pétrole se détendait, Milan revenant d’un plus bas d’environ 2,9 % à une clôture en baisse de 2,32 %. Ce redressement partiel des actions, parallèlement au ralentissement de la hausse du pétrole, a illustré l’étroite corrélation entre les Bourses européennes et l’évolution des prix de l’énergie dans le contexte actuel. Scott Bessent, qui occupe depuis 2025 la fonction de 79e secrétaire au Trésor des États-Unis, n’a pas semblé indiquer de changement de fond dans la position américaine à l’égard de l’Iran. À la clôture, l’inquiétude des marchés demeurait élevée. Les évolutions enregistrées dans la journée à Milan, à Francfort ainsi que sur les marchés obligataires et des changes ont souligné que la stabilité financière européenne restait étroitement liée au cours de la guerre en Iran et aux développements diplomatiques ou militaires susceptibles de suivre.
Mentioned People
- Christine Lagarde — Prezes Europejskiego Banku Centralnego
- Scott Bessent — 79. sekretarz skarbu Stanów Zjednoczonych od 2025 r.