Le gouvernement britannique a annoncé, le 11 avril 2026, la suspension du processus de restitution de l'archipel des Chagos à la République de Maurice. Cette décision fait suite au retrait du soutien de Donald Trump, le Premier ministre Keir Starmer refusant de poursuivre le transfert sans l'aval de Washington.

Suspension officielle

Le Royaume-Uni a stoppé le processus de restitution des îles Chagos à Maurice en raison de l'opposition de l'administration Trump.

Revirement stratégique

Donald Trump a qualifié l'accord de 'grande stupidité', changeant radicalement de position après l'avoir initialement qualifié d'acceptable.

Menaces militaires

La base de Diego Garcia a été la cible d'une tentative de frappe de missiles balistiques iraniens fin février 2026.

Le gouvernement britannique a suspendu son projet de restitution des îles Chagos à Maurice le 11 avril 2026, invoquant un manque de soutien de la part du président des États-Unis, Donald Trump. Un porte-parole du Premier ministre Keir Starmer a confirmé la décision, précisant que Londres ne poursuivrait pas le processus sans l'appui de Washington. Le projet de loi destiné à légiférer sur ce transfert est devenu caduc au Parlement, et les responsables gouvernementaux ont indiqué qu’aucune nouvelle législation n’était prévue. Cette suspension marque un coup d’arrêt majeur pour un accord qui avait été célébré à Maurice comme la fin de la colonisation britannique lors de son annonce initiale. Les discussions avec les États-Unis et Maurice se poursuivraient néanmoins. „« Nous continuons de penser que cet accord est le meilleur moyen de protéger l'avenir à long terme de la base militaire de Diego Garcia, mais nous avons toujours affirmé que nous n'irions de l'avant qu'avec le soutien des États-Unis »” — Keir Starmer spokesperson via Reuters La Grande-Bretagne contrôle les îles Chagos depuis 1814, conservant sa souveraineté même après l'indépendance de Maurice dans les années 1960. Des milliers de Chagossiens ont été expulsés de l'archipel pour permettre la création de la base militaire de Diego Garcia. En 2019, la Cour internationale de justice a recommandé la restitution de l'archipel à Maurice. Selon Al Jazeera, la base de Diego Garcia a joué un rôle clé dans les opérations militaires américaines au Vietnam, en Irak et en Afghanistan. Trump revient sur sa position après un soutien initialL’accord, signé en mai 2025 par le Premier ministre Keir Starmer, stipulait que le Royaume-Uni rendrait la pleine souveraineté de l'archipel des îles Chagos à Maurice, tout en conservant un 99 (ans) — bail de 99 ans pour la base militaire de Diego Garcia afin d’y maintenir les opérations militaires américaines. Donald Trump avait initialement approuvé cet arrangement après sa signature et l'avait décrit en février 2026 comme le meilleur accord possible pour Starmer après un échange direct entre les deux dirigeants. Il a ensuite changé d'avis, publiant sur sa plateforme Truth Social que céder les îles serait « une souillure pour notre grand allié » et que Starmer commettait « une grosse erreur ». Selon Zeit Online, Trump avait critiqué l'accord dès janvier, le qualifiant de « grande stupidité », une expression qu'il a répétée ultérieurement. Un rapport de VRT NWS indique que le revirement de Trump s'inscrit en partie dans le cadre d'un différend plus large avec l'OTAN concernant le Groenland. Les ministres britanniques se disent « profondément frustrés » par ce changement de position, bien que le gouvernement maintienne publiquement que l'accord demeure la meilleure option pour garantir l'avenir de Diego Garcia. Une frappe de missile iranienne sur Diego Garcia accroît les enjeux stratégiquesCette suspension intervient dans un contexte de fortes tensions au sein de la relation spéciale entre Londres et Washington. Au début des frappes aériennes américano-israéliennes contre l'Iran fin février 2026, Keir Starmer avait d'abord refusé d'autoriser les États-Unis à utiliser les bases britanniques pour des opérations offensives. Cette décision avait suscité de vives critiques de la part de Donald Trump, affirmant que Starmer n'était « pas Winston Churchill » et qu'il avait endommagé la relation bilatérale. Starmer a par la suite accepté une demande américaine d'utiliser les bases, dont celle de Diego Garcia, pour ce qu'il a décrit comme un « objectif défensif spécifique et limité ». La télévision d'État iranienne a rapporté plus tard que l'Iran avait tiré deux missiles balistiques vers Diego Garcia durant le conflit, et un représentant du gouvernement britannique a confirmé à l'agence AFP qu'une « attaque infructueuse » avait visé l'installation. Des analystes du Moyen-Orient cités par Zeit Online suggèrent que l'Iran souhaitait démontrer la portée de ses missiles, la base étant située à environ 4 000 kilomètres au sud-est des côtes iraniennes. Le site héberge une station terrestre pour le système GPS, ainsi que des infrastructures de surveillance spatiale et de télécommunications, en faisant un pivot stratégique de la présence militaire anglo-américaine dans l'océan Indien. Le Royaume-Uni dirige désormais une coalition de 30 pays dans le détroit d'OrmuzLes répercussions diplomatiques de la suspension du dossier Chagos dépassent le cadre bilatéral avec Washington. Le Royaume-Uni dirige actuellement une coalition de plus de 30 pays pour protéger les navires dans le détroit d'Ormuz, une initiative lancée sans la participation des États-Unis aux discussions initiales, selon Al Jazeera. Le porte-parole de Downing Street a réaffirmé que la sécurité opérationnelle à long terme de Diego Garcia reste la priorité absolue du gouvernement, la qualifiant de « raison d'être de cet accord ». Londres estime que le bail de 99 ans demeure le mécanisme le plus viable pour protéger la base. L'expiration du projet de loi au Parlement et l'absence de nouvelle législation signifient que le transfert est gelé indéfiniment, dans l'attente d'une évolution de la position américaine. Accord sur les îles Chagos : événements clés: — ; — ; — ; — ; —

Mentioned People

  • Keir Starmer — brytyjski polityk i prawnik, premier Wielkiej Brytanii od 2024 roku
  • Donald Trump — amerykański polityk i biznesmen, 47. prezydent Stanów Zjednoczonych

Sources: 25 articles