Le Comité international olympique a annoncé, jeudi 26 mars 2026, que seules les athlètes biologiquement femmes pourront prendre part aux épreuves féminines à partir des Jeux de Los Angeles 2028. Toutes les sportives concernées devront se soumettre à un test génétique unique portant sur le gène SRY. La décision provoque de vives réactions, entre soutien appuyé et critiques fermes.
Le CIO impose un test génétique unique
À partir des Jeux de Los Angeles 2028, les athlètes engagées dans les épreuves féminines devront présenter un test unique du gène SRY.
La France dénonce une régression
Marina Ferrari a jugé la mesure contraire à l'éthique, au droit et à la bioéthique française.
Donald Trump salue la décision
Le président américain a lié l'annonce à son décret de février 2025 sur la participation des personnes transgenres dans le sport.
Un retour à une pratique abandonnée
Le CIO avait déjà utilisé des tests de détermination du sexe entre 1967 et 1999 avant de les abandonner.
The Comité international olympique a annoncé jeudi 26 mars 2026 que seules les athlètes biologiquement femmes seront autorisées à participer aux épreuves féminines aux Jeux de Los Angeles 2028 et au-delà, en exigeant de toutes les sportives qualifiées un test génétique unique pour détecter le gène SRY, associé au développement sexuel masculin. Cette décision exclut de fait les femmes transgenres des compétitions dans la catégorie féminine aux Jeux olympiques. Le CIO a précisé que ce test peut être réalisé à partir de salive, d'un écouvillon buccal ou d'un échantillon de sang, le décrivant comme non intrusif. L'annonce a suscité des réactions immédiates et nettement divisées de la part des gouvernements et des instances sportives dans le monde entier.
La France juge la mesure scientifiquement régressive La ministre française des Sports, Marina Ferrari, a condamné vendredi 27 mars 2026 la décision du CIO, la qualifiant de « pas en arrière » et faisant part de la « profonde préoccupation » du gouvernement français face à cette évolution. Marina Ferrari a indiqué que la France « prend acte » de cette nouvelle exigence, mais s'oppose de manière fondamentale à toute généralisation du dépistage génétique. „Nous nous opposons à une généralisation du test génétique qui soulève de nombreuses questions éthiques, juridiques et médicales, notamment au regard de la législation française relative à la bioéthique.” — Marina Ferrari via Reuters Marina Ferrari a rappelé que des tests de détermination du sexe similaires avaient été introduits pour la première fois en 1967 avant d'être abandonnés en 1999 à la suite de fortes réserves exprimées dans la communauté scientifique quant à leur pertinence. Elle a estimé que cette politique risque de porter atteinte au principe d'égalité en ciblant spécifiquement les sportives et a averti qu'elle ne tient pas compte de la diversité biologique des personnes intersexes. „Elle définit le sexe féminin sans tenir compte des spécificités biologiques des personnes intersexes, dont les caractéristiques sexuelles présentent des variations naturelles, ce qui conduit à une approche réductrice et potentiellement stigmatisante.” — Marina Ferrari via Reuters La France a annoncé qu'elle mettrait en place un observatoire national réunissant les instances sportives, des scientifiques, des juristes et des représentants d'athlètes afin d'élaborer des recommandations pour que le sport demeure équitable, inclusif et respectueux des droits humains.
Donald Trump salue la décision du CIO et la relie à son décret Le président des États-Unis, Donald Trump, a salué tard jeudi sur sa plateforme Truth Social la décision du CIO, en la présentant comme une conséquence directe de sa propre politique. „Félicitations au Comité international olympique pour sa décision d'interdire les hommes dans les sports féminins. Cela n'arrive que grâce à mon puissant décret, qui défend les femmes et les filles !” — Donald Trump via Al Jazeera La nouvelle politique du CIO s'inscrit dans le prolongement d'un décret signé par Donald Trump en février 2025, qui interdisait aux athlètes transgenres de participer aux sports féminins et féminins dans les États-Unis. Le Comité olympique néo-zélandais a exprimé un point de vue différent mais favorable, sa directrice générale, Nicki Nicol, accueillant cette mesure comme un facteur de clarté et d'équité accrues pour les Jeux. Nicki Nicol a reconnu la sensibilité du sujet, soulignant qu'il « concerne directement des personnes, et pas seulement des règles », tout en saluant les consultations approfondies et l'expertise qui ont nourri la décision du CIO. L'haltérophile néo-zélandaise Laurel Hubbard était devenue la première femme transgenre ouvertement identifiée à participer aux Jeux olympiques lorsqu'elle a pris part aux Jeux de Tokyo 2021.
Un long historique contesté des tests de sexe aux Jeux olympiques Les tests génétiques de sexe aux Jeux olympiques ont une histoire controversée qui s'étend sur plusieurs décennies. Le CIO a introduit des tests de détermination du sexe en 1967, selon les articles sources, et cette pratique a été maintenue jusqu'en 1999, lorsqu'elle a été abandonnée à la suite de réserves scientifiques sur sa fiabilité et sa pertinence. La nouvelle politique, annoncée sous la présidence de Kirsty Coventry, qui a pris ses fonctions en 2025, marque le retour d'une forme de test absente des critères d'éligibilité olympique depuis plus de deux décennies. La décision du CIO l'aligne sur un nombre croissant de politiques sportives nationales qui ont choisi de restreindre la participation des personnes transgenres dans les catégories féminines, une tendance en partie accélérée par des pressions politiques dans plusieurs pays. L'opposition de la France est notable alors que Paris a accueilli les Jeux olympiques d'été de 2024 et entretient une relation institutionnelle étroite avec le CIO. Marina Ferrari a promis que la France restait déterminée à garantir « à chaque athlète de pouvoir concourir dans un environnement respectueux, protecteur et conforme aux valeurs du sport français ». Le décalage entre la condamnation française et l'adhésion américaine reflète un débat international plus large sur la manière dont les instances sportives doivent concilier équité sportive, inclusion et droits des athlètes transgenres et intersexes. Les Jeux olympiques de Los Angeles 2028, où les nouvelles règles s'appliqueront pour la première fois, doivent se tenir sur le sol américain sous une administration politique qui a fait des restrictions à la participation des personnes transgenres dans le sport une priorité législative et exécutive.
Politique du CIO sur les tests de sexe: Règle d'éligibilité pour les épreuves féminines (before: Aucun test génétique requis (politique abandonnée depuis 1999), after: Test unique du gène SRY exigé à partir de Los Angeles 2028); Éligibilité des femmes transgenres (before: Évaluation au cas par cas (par exemple, Laurel Hubbard a concouru à Tokyo 2021), after: Effectivement exclues de la catégorie féminine); Période des tests génétiques (before: Tests introduits en 1967, abandonnés en 1999, after: Rétablis à partir de l'annonce de 2026, appliqués à partir de 2028)
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Mentioned People
- Marina Ferrari — Francuska polityczka i minister sportu, młodzieży oraz życia wspólnotowego
- Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
- Kirsty Coventry — Prezydentka Międzynarodowego Komitetu Olimpijskiego
Sources: 4 articles
- La France regrette " un retour en arrière " sur les tests de féminité aux JO (20minutes)
- France calls IOC sex testing a 'step backwards' while Trump praises move (Al Jazeera Online)
- France condemns Olympic genetic testing as a 'step backwards' (The Independent)
- Rétablir les tests de féminité aux JO, un " retour en arrière " selon la France (Mediapart)
- France hits out at IOC's step backwards on gender testing (Reuters)
- Tests de féminité aux JO: la France " regrette ce retour en arrière " (Mediapart)
- Tests de féminité aux JO : la ministre des Sports Marina Ferrari regrette " un retour en arrière " (Le Parisien)
- JO 2028. Tests de féminité aux Jeux de Los Angeles, la France " regrette ce retour en arrière " (Ouest France)