Donald Trump a reproché, le 16 mars 2026, à plusieurs alliés des États-Unis leur refus de rejoindre une coalition destinée à rouvrir le détroit d'Ormuz, fermé de fait par l'Iran après des frappes aériennes américaines et israéliennes. Berlin, Madrid et Rome ont écarté toute participation, tandis que la hausse des cours du pétrole complique les objectifs économiques de la Maison Blanche.
Trump critique le manque de soutien allié
Le président américain a reproché à plusieurs alliés de ne pas vouloir rejoindre une coalition visant à rouvrir le détroit d'Ormuz après sa fermeture de fait par l'Iran.
Berlin, Madrid et Rome refusent d'envoyer des navires
L'Allemagne, l'Espagne et l'Italie ont exclu toute participation à l'opération proposée par Washington, tandis que Londres a adopté une position plus prudente.
La fermeture du détroit ravive les inquiétudes économiques
Marco Rubio et Cho Tae-yul ont souligné l'importance du détroit pour l'économie mondiale, alors que la hausse des prix de l'énergie complique les priorités intérieures de Donald Trump.
Kharg au centre du risque d'escalade
Donald Trump a menacé l'île iranienne de Kharg, principal terminal pétrolier du pays, sur fond d'avertissements concernant de possibles représailles contre les alliés du Golfe.
Le président Donald Trump a critiqué, le 16 mars 2026, les alliés des États-Unis qu'il jugeait peu enclins à rejoindre une coalition chargée de rouvrir le détroit d'Ormuz, que l'Iran a fermé de fait à l'aide de drones, de missiles et de mines après des frappes aériennes américaines et israéliennes. Selon Reuters, plusieurs partenaires de Washington ont indiqué qu'ils ne prévoyaient pas, à ce stade, d'envoyer des navires pour contribuer à la réouverture de cette voie maritime. L'Allemagne, l'Espagne et l'Italie ont toutes exclu de participer à la coalition envisagée sous conduite américaine pour sécuriser le détroit. Ces perturbations ont entraîné une hausse des prix du pétrole, au risque de fragiliser l'agenda économique intérieur de Donald Trump et les perspectives des républicains lors des élections de mi-mandat de novembre 2026. Donald Trump a également menacé de lancer une nouvelle frappe contre l'île iranienne de Kharg, déclarant, selon ANSA : Je pourrais la détruire.
Les alliés européens tracent une ligne claire sur Ormuz L'Allemagne a mené la contestation européenne face à la demande de coalition formulée par Donald Trump. Berlin a affirmé, selon ANSA, que l'OTAN n'était pas responsable du détroit d'Ormuz. L'Espagne et l'Italie ont, elles aussi, exclu l'envoi de moyens navals dans la région. Le premier ministre britannique Keir Starmer a adopté un ton plus mesuré, affirmant que le Royaume-Uni protégerait ses intérêts sans s'engager dans un conflit de grande ampleur. La position de Keir Starmer établissait une distinction entre la défense des intérêts nationaux britanniques et un engagement militaire sans limite aux côtés des États-Unis. Cette réserve européenne collective a privé Donald Trump de l'appui multilatéral qu'il recherchait pour une opération navale d'envergure dans le golfe Persique. L'écart de vues entre Washington et ses partenaires européens au sujet du détroit a fait apparaître un point de friction au sein de l'alliance occidentale.
Rubio et Séoul soulignent l'enjeu économique du détroit Le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'est entretenu avec le ministre sud-coréen des affaires étrangères Cho Tae-yul et les deux responsables sont convenus que le détroit d'Ormuz était essentiel à l'économie mondiale, selon un communiqué de Séoul cité par Reuters. Cette rencontre a mis en évidence l'inquiétude internationale plus large suscitée par la fermeture de cette voie maritime, au-delà de sa seule dimension militaire immédiate. Marco Rubio, qui assure aussi les fonctions de conseiller à la sécurité nationale par intérim, occupe une place centrale dans les efforts diplomatiques américains pendant cette phase d'escalade. Le Person Registry confirme que Cho Tae-yul a exercé les fonctions de ministre sud-coréen des affaires étrangères de 2024 à 2025, ce qui signifie que son rôle actuel n'a pas pu être confirmé de manière indépendante à partir des sources disponibles. L'échange entre Marco Rubio et Cho Tae-yul reflétait l'ampleur des répercussions de la fermeture du détroit sur les économies asiatiques fortement dépendantes des exportations de pétrole du Golfe. La hausse des prix de l'énergie liée au conflit constituait un défi direct pour l'objectif affiché par Donald Trump de contenir les coûts intérieurs.
Trump averti du risque de représailles contre les alliés du Golfe Selon Reuters, des sources ont averti Donald Trump de probables représailles iraniennes contre les alliés du Golfe à mesure que s'intensifiait la confrontation autour du détroit. Le détroit d'Ormuz constitue depuis longtemps un point central des tensions entre les États-Unis et l'Iran. Téhéran a menacé à plusieurs reprises de fermer cette voie maritime pendant les périodes de pression maximale exercée par Washington, notamment lors de l'escalade de 2018-2019 après le retrait américain de l'accord sur le nucléaire. L'île de Kharg, située à environ 25 kilomètres des côtes iraniennes et à 483 kilomètres au nord-ouest du détroit, traite l'immense majorité des exportations iraniennes de pétrole brut et a déjà représenté une cible stratégique lors de conflits antérieurs, notamment pendant la guerre Iran-Irak dans les années 1980. La menace de Donald Trump de frapper l'île de Kharg, présentée par ANSA comme une déclaration directe — Je pourrais la détruire. — a accru la perspective d'une escalade importante au-delà des frappes aériennes déjà menées. L'île de Kharg sert de principal terminal d'exportation pétrolière de l'Iran, et toute frappe contre ce site aurait des conséquences majeures pour les marchés mondiaux de l'énergie. Les avertissements relatifs à d'éventuelles représailles visant des alliés du Golfe ont ajouté une dimension régionale au conflit, des pays comme l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis pouvant être exposés à des mesures de riposte iraniennes. La combinaison de la réticence des alliés, de la hausse des prix du pétrole et des risques d'escalade a placé l'administration Trump dans une situation délicate au moment où elle cherchait à rétablir la liberté de navigation dans l'un des corridors maritimes les plus stratégiques au monde.