L'armée israélienne a mené une nouvelle série de frappes contre le complexe pétrochimique de South Pars, à Assaluyeh, touchant des installations cruciales pour l'économie iranienne. Selon le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, cette opération a paralysé environ 50 % de la production pétrochimique du pays. Ces tensions s'inscrivent dans un contexte d'escalade mondiale, alors que Washington exige la réouverture immédiate du détroit d'Ormuz.
Installations pétrochimiques neutralisées
Israël affirme avoir mis hors service 85 % des capacités d'exportation pétrochimique de l'Iran après deux jours de frappes ciblées.
Ultimatum américain sur le détroit d'Ormuz
Donald Trump exige la réouverture du détroit d'Ormuz d'ici mercredi minuit, menaçant de détruire les infrastructures civiles iraniennes.
Impact humanitaire redouté
Des experts soulignent que la destruction de South Pars menace directement le chauffage et l'électricité de la population civile iranienne.
Israël a visé le complexe pétrochimique de South Pars, à Assaluyeh, pour la seconde fois. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré lundi que l'attaque avait touché une installation responsable d'environ 50 % de la production pétrochimique de l'Iran. Plusieurs explosions ont été signalées sur le site par les agences de presse officielles iraniennes Fars et Irna. M. Katz a décrit l'opération comme une « attaque puissante » ayant rendu les installations inopérables, évoquant un coup dur pour l'économie de Téhéran estimé à plusieurs dizaines de milliards de dollars. Les autorités iraniennes, citant la Compagnie nationale de pétrochimie, ont affirmé que la situation était sous contrôle et qu'aucune victime n'était à déplorer à South Pars. Un second complexe pétrochimique à Marvdasht, près de Shiraz dans le sud du pays, a également été touché le même jour ; les autorités locales ont fait état de dommages mineurs et d'incendies maîtrisés. Par ailleurs, les Gardiens de la révolution ont confirmé qu'une frappe israélienne avait tué leur chef du renseignement, le général Majid Jademi, à l'aube du 6 avril. 85 % des capacités d'exportation pétrochimique seraient hors service selon IsraëlLes frappes du 6 avril font suite à une attaque conjointe israélo-américaine menée le 4 avril contre le site de Bandar-e Mahshahr, dans la province du Khouzistan, laquelle aurait fait cinq morts selon France 24. Israel Katz a précisé que les deux complexes visés représentent ensemble 85 % des exportations pétrochimiques iraniennes et sont désormais hors d'usage. L'agence iranienne Fars a rapporté que les frappes ont spécifiquement atteint les sociétés Mobin et Damavand, qui fournissent l'électricité, l'eau et l'oxygène aux usines d'Assaluyeh, entraînant une coupure d'énergie généralisée. La compagnie pétrochimique Pars a déclaré ne pas avoir été directement endommagée, bien que l'approvisionnement énergétique reste interrompu en attendant les réparations. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a souligné la dimension financière de cette campagne.„Aujourd'hui, nous avons détruit la plus grande usine pétrochimique d'Iran. En d'autres termes, nous détruisons systématiquement la machine à billets des Gardiens de la révolution.” — Benjamin Netanyahu via France 2485 (%) — part des exportations pétrochimiques iraniennes désormais hors service, selon Israël Trump fixe un ultimatum à mercredi minuit pour rouvrir OrmuzCes frappes interviennent quelques heures après un nouvel ultimatum du président américain Donald Trump. Ce dernier a fixé une date limite au mercredi 8 avril 2026 à 00h00 GMT pour que l'Iran rouvre le détroit d'Ormuz. Donald Trump a menacé de frapper les infrastructures civiles iraniennes, notamment les ponts et les centrales électriques, si le délai n'était pas respecté : „Ouvrez ce foutu détroit, sales fous, ou vous vivrez en enfer.” — Donald Trump via France 24 Les Gardiens de la révolution ont répondu que les conditions dans le détroit d'Ormuz « ne reviendraient jamais à leur état antérieur, particulièrement pour les États-Unis et Israël ». Téhéran a promis des représailles « encore plus dévastatrices » si M. Trump mettait ses menaces à exécution. La fermeture du détroit depuis le début du conflit a provoqué une flambée de prix du pétrole et des perturbations sur les marchés mondiaux de l'énergie, touchant également les prix du gaz naturel et des engrais. Selon RFI, Donald Trump avait déjà reporté cet ultimatum à deux reprises.Le conflit actuel entre les États-Unis, Israël et l'Iran a débuté le 28 février 2026 par une attaque conjointe américano-israélienne. Suite à cet assaut initial, l'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième du pétrole mondial. Israël avait déjà visé le complexe de South Pars le 18 mars 2026, entraînant des représailles iraniennes contre des infrastructures énergétiques dans d'autres pays du Moyen-Orient. Après cette frappe de mars, Donald Trump avait assuré qu'Israël ne s'attaquerait plus à South Pars, tout en prévenant que toute attaque iranienne contre les infrastructures qataries déclencherait une réponse américaine contre l'ensemble du champ pétrolifère. Des experts craignent un impact majeur sur les civils iraniensLe complexe de South Pars est non seulement une source de revenus, mais aussi la colonne vertébrale de l'énergie domestique iranienne, fournissant 70 % de la production de gaz du pays selon Notícias ao Minuto. L'Iran dépend du gaz pour le chauffage et l'électricité, et subissait déjà des pénuries avant ces frappes. Bernard Hourcade, directeur de recherche émérite au CNRS et spécialiste de l'Iran, conteste l'idée que ces frappes ne visent que les finances du régime. „Cette frappe ne touche absolument pas le régime ou ses ressources, mais elle frappe au contraire l'approvisionnement en gaz des Iraniens.” — Bernard Hourcade via RFI L'industrie pétrochimique iranienne exporte des composants de base vers la Turquie, la Chine, l'Inde et l'Asie du Sud-Est. Le conflit a déjà causé des milliers de morts depuis le 28 février et ébranlé l'économie mondiale sans signe de désescalade, selon France 24. En Israël, les équipes de secours ont retrouvé les corps de quatre personnes disparues après qu'un missile iranien a frappé un immeuble résidentiel à Haïfa dimanche.
Mentioned People
- Israel Katz — Izraelski polityk, członek Knesetu z partii Likud, pełniący funkcję ministra obrony i członka gabinetu bezpieczeństwa
- Donald Trump — Amerykański polityk i biznesmen, 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
- Majid Jademi — Szef wywiadu IRGC zabity w izraelskim ataku
Sources: 29 articles
- Iran: en frappant le site pétrochimique d'Assalouyeh, Israël ne "touche pas le régime" mais les civils (RFI)
- The South Pars natural gas complex is an energy lifeline for Iran (AP NEWS)
- Dos complejos petroquímicos atacados en Irán, tras las amenazas de Trump (France 24)
- Ataques a instalações petroquímicas? Irão diz ter situação sob controlo (Notícias ao Minuto)
- Israel bombardea el mayor complejo de gas de Irán (RFI)
- Izrael: Rząd: przeprowadziliśmy atak na dużą skalę na największy w Iranie kompleks petrochemiczny (wnp.pl)
- EEUU e Israel atacan otra planta petroquímica de Irán, según la agencia Fars (eldiario.es)
- Israel ataca instalaciones iraníes en el mayor yacimiento de gas natural del mundo (El Confidencial)
- LIVE Israël valt 2 belangrijke Iraanse petrochemische complexen aan in enkele uren tijd | VRT NWS Nieuws (vrtnws.be)
- Guerre au Moyen-Orient - Israël annonce avoir mené des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique iranien (La Libre.be)