Le président de la fédération iranienne de football, Mehdi Taj, a annoncé que l’Iran ne jouerait pas ses rencontres de la Coupe du monde 2026 prévues aux États-Unis, tout en maintenant sa participation au tournoi. Téhéran discute avec la FIFA d’un transfert de ses matches de groupe vers le Mexique, dans un contexte de conflit militaire avec Washington et Israël et de forte tension politique interne.
L’Iran maintient sa participation au Mondial
Mehdi Taj a indiqué que l’Iran boycotterait uniquement les matches disputés aux États-Unis, sans se retirer de la Coupe du monde 2026.
Des discussions sont engagées avec la FIFA
Téhéran cherche à faire déplacer ses rencontres de phase de groupes vers le Mexique, autre pays coorganisateur du tournoi.
Le Mexique se dit prêt à accueillir l’Iran
Claudia Sheinbaum a affirmé que son pays pourrait organiser les matches du premier tour de l’équipe iranienne si la FIFA donnait son accord.
La décision intervient sur fond de guerre
L’annonce suit la campagne militaire américaine et israélienne contre l’Iran, lancée fin février 2026.
La crise politique iranienne s’aggrave
L’assassinat d’Ali Larijani et la nomination de Mojtaba Khamenei après la mort d’Ali Khamenei accentuent la désorganisation institutionnelle du pays.
L’UE condamne une exécution en Iran
L’Union européenne a dénoncé l’exécution d’un citoyen suédois, ajoutant une nouvelle source de tension diplomatique avec Téhéran.
Le président de la fédération iranienne de football, Mehdi Taj, a annoncé que le pays boycotterait les matches programmés aux États-Unis lors de la Coupe du monde 2026, tout en poursuivant sa préparation pour le tournoi et sans s’en retirer. Mehdi Taj a fait cette déclaration dans une vidéo diffusée par la Fars News Agency, en déclarant : „Nous boycotterons les États-Unis, mais pas la Coupe du monde.” — Mehdi Taj via The Guardian Cette annonce est intervenue alors que l’Iran cherchait un autre lieu pour ses matches de phase de groupes et avait engagé des discussions avec la FIFA afin de déplacer ces rencontres vers le Mexique, l’un des deux autres pays coorganisateurs du tournoi. Cette décision intervient après la campagne militaire américaine et israélienne contre l’Iran, engagée à la fin du mois de février 2026, et s’inscrit dans la rupture politique plus large entre Téhéran et Washington.
Le Mexique se dit prêt à accueillir ces rencontres La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a indiqué que le Mexique était prêt à accueillir les matches du premier tour de l’Iran si la FIFA décidait d’approuver leur relocalisation. Cette proposition offre une issue possible permettant à l’Iran de rester en lice sans que ses joueurs ni ses dirigeants n’aient à se rendre sur le sol américain. Les matches de groupe de l’Iran devaient initialement se jouer aux États-Unis, principal pays hôte de la 2026 FIFA World Cup aux côtés du Canada et du Mexique. La FIFA n’a pas encore confirmé publiquement si elle accepterait cette demande. Selon la position exposée par Mehdi Taj, l’Iran poursuit ses préparatifs et entend participer à la compétition, la relocalisation des matches constituant la condition centrale de sa présence.
L’assassinat de Larijani accentue la crise politique iranienne Le différend autour du football s’inscrit dans un contexte de fortes turbulences politiques en Iran après l’assassinat d’Ali Larijani lors d’une frappe aérienne israélienne le 17 mars 2026. Ali Larijani, qui occupait les fonctions de secrétaire du Supreme National Security Council et était présenté comme le dirigeant de fait de l’Iran au moment de sa mort, a été tué deux jours avant l’annonce de la fédération de football. Les autorités iraniennes ont ensuite menacé Israël de représailles pour cette élimination. Dans le même temps, le pays gère la nomination de Mojtaba Khamenei au poste de guide suprême après la mort de son père, Ali Khamenei, lors des premières frappes américano-israéliennes du 28 février 2026, et réorganise sa structure de commandement sous une pression militaire persistante. La concomitance du conflit militaire, de la succession à la tête du pays et de l’isolement diplomatique place les institutions iraniennes, y compris sportives, dans une situation sans précédent.
L’Iran a une longue histoire de tensions politiques venant interférer avec sa participation au football international. Le pays s’est qualifié pour la Coupe du monde 2026 et se préparait au tournoi avant le déclenchement des hostilités. L’édition 2026 est la première à réunir 48 équipes et se dispute dans trois pays hôtes, ce qui donne à la FIFA une souplesse logistique que les précédents tournois à pays organisateur unique n’offraient pas. La fédération iranienne de football, la FFIRI, est membre de la FIFA depuis 1948 et affiliée à la Confédération asiatique de football.
L’Union européenne condamne l’exécution d’un citoyen suédois en Iran Par ailleurs, l’Union européenne a condamné l’exécution d’un citoyen suédois en Iran, qualifiant cette mise à mort de « violence brutale ». Cette condamnation ajoute un élément supplémentaire aux tensions diplomatiques entre l’Iran et les pays occidentaux, à un moment où Téhéran fait déjà face à une offensive militaire et à un isolement international croissant. L’affaire a suscité une attention particulière en raison de l’appartenance de la Suède à l’Union européenne, ce qui en fait un sujet de préoccupation directe pour le bloc. Selon ANSA, le communiqué de l’Union européenne ne précisait ni l’identité de la personne exécutée ni les chefs d’accusation au titre desquels la peine avait été appliquée. Cet épisode illustre la multiplicité des fronts sur lesquels le gouvernement iranien fait simultanément l’objet de critiques internationales, de l’affrontement militaire avec les États-Unis et Israël aux condamnations européennes en matière de droits humains.
Mentioned People
- Mehdi Taj — prezes Federacji Piłkarskiej Islamskiej Republiki Iranu, FFIRI, od sierpnia 2022 roku
- Ali Larijani — sekretarz Najwyższej Rady Bezpieczeństwa Narodowego od 2025 roku do zabójstwa w 2026 roku
- Claudia Sheinbaum — prezydent Meksyku