Le président des États-Unis, Donald Trump, a ordonné dimanche 12 avril la mise en place immédiate d'un blocus naval dans le détroit d'Ormuz. Cette décision fait suite à l'échec de 21 heures de négociations directes entre les délégations américaine et iranienne à Islamabad, au Pakistan.

Blocus immédiat du détroit d'Ormuz

Donald Trump a ordonné à l'US Navy d'empêcher tout navire d'entrer ou de sortir de ce point de passage stratégique.

Échec des négociations nucléaires

La rupture des discussions à Islamabad est due au refus de l'Iran de s'engager formellement à abandonner son programme nucléaire.

Interdiction des péages de transit

Les États-Unis intercepteront désormais tout navire en eaux internationales ayant payé des droits de transit à Téhéran.

Opérations de déminage

Le CENTCOM a reçu l'ordre de détruire les mines iraniennes dans le détroit pour sécuriser la navigation.

Le président des États-Unis, Donald Trump, a ordonné dimanche 12 avril un blocus naval immédiat du détroit d'Ormuz, quelques heures après l'échec d'un cycle de négociations de 21 heures avec l'Iran à Islamabad, au Pakistan. M. Trump a annoncé cette mesure via sa plateforme Truth Social, précisant que la US Navy allait « commencer le processus de blocage de tout navire tentant d'entrer ou de sortir du détroit d'Ormuz », avec un effet immédiat. Le point de blocage central de ces discussions a été le refus de l'Iran de s'engager à abandonner son programme nucléaire, un point que Donald Trump a décrit comme « le seul qui importait vraiment ». Le président a également donné instruction à la marine d'intercepter tout bâtiment dans les eaux internationales ayant versé un droit de transit à l'Iran, qualifiant ces frais d'illégaux et avertissant que « quiconque paie un péage illégal n'aura pas de passage sûr en haute mer ». Cette annonce soulève des interrogations immédiates sur l'avenir du fragile cessez-le-feu de deux semaines entre les deux nations, censé expirer le 22 avril 2026. M. Vance confirme que l'impasse sur le nucléaire a torpillé le marathon d'IslamabadLe vice-président américain, JD Vance, s'exprimant devant les journalistes avant de quitter Islamabad à bord d'Air Force Two, a confirmé que la rupture des discussions portait sur le refus de Téhéran de souscrire à un engagement contraignant sur les armes nucléaires. „Le fait est que nous avons besoin d'un engagement explicite stipulant qu'ils ne cherchent pas à obtenir une arme nucléaire” — JD Vance via Deutsche Welle, a déclaré M. Vance, ajoutant que cet engagement devait s'appliquer « sur le long terme » : « Nous n'avons pas encore constaté cela. Nous espérons que cela viendra. » Il a décrit les pourparlers comme des « discussions significatives avec les Iraniens » et a précisé que la délégation américaine avait présenté à Téhéran une « offre finale et optimale » avant son départ. „Nous verrons si les Iraniens l'acceptent” — JD Vance via Deutsche Welle. M. Vance a estimé que cet échec était plus préjudiciable à l'Iran qu'aux États-Unis, affirmant : « Je pense que pour l'Iran, c'est une bien plus mauvaise nouvelle que pour les États-Unis d'Amérique. » La délégation américaine comprenait M. Vance et l'envoyé spécial Steve Witkoff, selon la Deutsche Welle. Donald Trump a pour sa part reconnu que les discussions s'étaient « bien passées » et que « la plupart des points avaient été acceptés », tout en soulignant que le dossier nucléaire constituait l'obstacle insurmontable. Deux destroyers déjà présents dans le golfe Persique, les mines viséesLe CENTCOM a confirmé que deux destroyers de la marine américaine avaient déjà traversé le détroit d'Ormuz et opéraient dans le golfe Persique au moment de l'ordre de blocus. Le commandant du CENTCOM, Brad Cooper, a déclaré : « Nous avons commencé à établir un passage sécurisé », selon le Berliner Zeitung. Le commandement a précisé que des forces supplémentaires, notamment des drones sous-marins, seraient déployées dans les prochains jours afin de rendre la route maritime à nouveau pleinement exploitable. M. Trump a également ordonné à la marine de commencer à détruire les mines marines posées par l'Iran dans le détroit, accusant Téhéran d'utiliser la menace de ces mines comme un moyen de pression sur la communauté internationale — une stratégie qu'il a qualifiée de « chantage mondial ». Donald Trump a affirmé qu'une grande partie de la marine iranienne et la plupart des mouilleurs de mines avaient déjà été détruits, bien que le Berliner Zeitung note que ces affirmations n'ont pu être vérifiées de manière indépendante. Le président a par ailleurs averti que toute attaque iranienne contre les navires ou les forces américaines déclencherait une riposte immédiate, écrivant que tout Iranien ouvrant le feu sur des navires américains ou pacifiques « sera détruit en enfer », selon oko.press. déjà présents dans le golfe Persique après avoir traversé le détroit d'OrmuzLe détroit d'Ormuz, situé entre le golfe Persique et le golfe d'Oman, est l'un des points de passage maritime les plus critiques au monde, en particulier pour le commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Depuis le début des frappes militaires américaines et israéliennes sur des cibles en Iran le 28 février 2026, très peu de navires commerciaux ont pu transiter par le détroit, provoquant une hausse mondiale des prix de l'énergie et des matières premières, selon la Deutsche Welle. Le conflit américano-iranien, baptisé Opération Epic Fury, a débuté le 28 février 2026 et a entraîné le décès de l'ancien Guide suprême Ali Khamenei lors des premières frappes. L'Iran a par la suite nommé Mojtaba Khamenei, fils d'Ali Khamenei, au poste de Guide suprême en mars 2026. Les États-Unis accusent depuis longtemps l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire ; Téhéran a toujours rejeté ces accusations, affirmant que son programme d'enrichissement d'uranium sert exclusivement des fins civiles. À Téhéran, les Iraniens blâment Washington et promettent de tenir bonÀ Téhéran, les responsables et les citoyens iraniens ont réagi à l'échec des discussions en rejetant l'entière responsabilité sur Washington, bien que les représentants iraniens n'aient pas précisé quelles exigences ils jugeaient inacceptables. La télévision d'État iranienne a rapporté que les États-Unis avaient entravé les négociations avec des « demandes inacceptables », rapporte la Deutsche Welle. Dans les rues de la capitale iranienne, les habitants ont exprimé un mélange de déception et de défi. Farhad Simia, 43 ans, a déclaré à l'Associated Press être favorable à la négociation plutôt qu'au conflit, mais a attribué cet échec aux « demandes inappropriées » des États-Unis. Mehdi Hosseini, également âgé de 43 ans, a estimé que l'équipe de négociation iranienne avait préservé ses acquis militaires tout en refusant de capituler, y voyant une « raison d'espérer ». Hamid Haghi, 55 ans, a présenté cette rupture comme une question de souveraineté, affirmant que les États-Unis voulaient « venir dans le détroit d'Ormuz, qui est un héritage de nos pères ». De grandes affiches à Téhéran montraient des forces iraniennes capturant des navires de guerre et des aéronefs militaires américains miniatures dans un filet de pêche, avec l'inscription « Le détroit reste fermé », selon The Independent. Le détroit se trouve désormais au cœur d'une impasse sans aucune voie diplomatique confirmée avant la fin du cessez-le-feu fixée au 22 avril 2026.Escalade sino-américaine : événements clés: — ; — ; — ; — ; —

Mentioned People

  • Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
  • JD Vance — 50. wiceprezydent Stanów Zjednoczonych

Sources: 22 articles