Une frappe aérienne a touché, le 16 mars 2026 au soir, un centre de désintoxication de Kaboul. Les autorités talibanes affirment qu'au moins 400 personnes ont été tuées et environ 250 blessées dans ce qu'elles présentent comme une attaque pakistanaise contre un établissement accueillant près de 2 000 patients. Islamabad dément avoir visé une structure de santé et assure avoir frappé uniquement des objectifs militaires.
Bilan très lourd revendiqué par les talibans
Les autorités talibanes affirment qu'au moins 400 personnes ont été tuées et environ 250 blessées dans la frappe contre un centre de désintoxication de Kaboul accueillant près de 2 000 patients.
Le Pakistan dément avoir visé une structure de santé
Islamabad assure que ses opérations ont ciblé uniquement des installations militaires et des infrastructures de soutien à des groupes terroristes à Kaboul et dans la province de Nangarhar.
Vérifications encore incomplètes sur le terrain
La BBC dit avoir vu au moins 30 corps évacués et constaté des incendies persistants sur le site, sans confirmation indépendante du bilan total annoncé par les talibans.
Contexte de forte dégradation bilatérale
La frappe intervient alors que les relations entre le Pakistan et les talibans afghans se sont fortement détériorées, après d'autres frappes signalées en février et début mars 2026.
Une frappe aérienne a touché un centre de désintoxication à Kaboul dans la soirée du 16 mars 2026. Le gouvernement taliban afghan a affirmé qu'au moins 400 personnes avaient été tuées et qu'environ 250 autres avaient été blessées dans ce qu'il a présenté comme une attaque de l'armée pakistanaise contre un établissement médical qui prenait en charge environ 2 000 patients. Le Pakistan a nié avoir frappé une quelconque structure de santé, affirmant que ses opérations avaient visé avec précision des installations militaires et des province de Nangarhar. La BBC a indiqué avoir vu au moins 30 corps évacués du site et a précisé qu'une partie du complexe brûlait encore après la frappe. Si le bilan avancé était confirmé, il s'agirait de l'une des frappes les plus meurtrières commises en une seule fois dans la région ces dernières années.
400 (people) — Bilan de morts avancé par les talibans après la frappe contre le centre de réadaptation de Kaboul
Le ministère taliban de la santé affirme qu'aucune cible militaire ne se trouvait à proximité Sharafat Zaman Amarkhail, porte-parole du ministère de la santé afghan, a déclaré qu'aucune installation militaire ne se trouvait dans les environs du centre de désintoxication au moment de l'attaque. Des responsables talibans ont présenté l'établissement comme un site médical civil consacré au traitement des addictions, un problème de santé publique important en Afghanistan. Un témoignage cité par HotNews.ro décrivait une scène comparable au « jour du Jugement », manière de rendre compte de l'ampleur des destructions sur place. Le reportage de la BBC depuis Kaboul a confirmé des victimes visibles ainsi que des incendies toujours en cours dans l'établissement, apportant une confirmation indépendante d'au moins une partie de la version talibane. Les responsables talibans n'ont pas immédiatement fourni d'éléments indépendants permettant de vérifier l'ensemble du bilan humain, et l'écart entre les 30 corps constatés par les journalistes de la BBC sur le terrain et les 400 morts annoncés par les autorités talibanes restait sans explication dans les premiers comptes rendus.
Islamabad qualifie les bilans talibans de présentation délibérément erronée des faits Le ministère pakistanais de l'information a rejeté les chiffres avancés par les talibans, les présentant comme une « présentation erronée des faits » destinée à influencer l'opinion publique, selon des informations reprises par plusieurs médias. Les autorités pakistanaises ont maintenu que leurs opérations militaires avaient été menées avec précision et dirigées exclusivement contre ce qu'elles ont décrit comme des installations militaires et des infrastructures de soutien à des groupes terroristes. Le Pakistan n'a pas répondu sur l'emplacement précis du centre de désintoxication et n'a pas expliqué comment un établissement médical civil accueillant des milliers de patients aurait pu être touché si les opérations avaient été aussi précises qu'il l'affirme. Le démenti du gouvernement pakistanais contredit directement les responsables talibans, les observations de la BBC sur le terrain et les récits de témoins présents sur place. Au moment des premiers articles publiés le 17 mars 2026, aucune organisation internationale indépendante n'avait confirmé publiquement la version de l'une ou l'autre des parties.
Les relations entre le Pakistan et les talibans sont passées de l'alliance au conflit ouvert La frappe s'est produite dans un contexte de nette dégradation des relations entre le Pakistan et le gouvernement taliban afghan. Reuters a rapporté que les liens entre Islamabad et les talibans étaient passés d'une relation de parrainage à un conflit ouvert, une évolution qui s'est dessinée au cours des derniers mois. Des résultats de recherche en ligne indiquent que des frappes aériennes pakistanaises sur le territoire afghan avaient déjà été signalées en février 2026, les Nations unies affirmant qu'au moins 13 civils avaient été tués et sept autres blessés lors de frappes menées dans l'est de l'Afghanistan le 23 février 2026. D'autres frappes ont ensuite été signalées au début de mars 2026, selon des sources de sécurité pakistanaises citées dans des résultats de recherche en ligne. Le Pakistan a longtemps été l'un des principaux soutiens extérieurs des talibans, en leur apportant un appui politique, des sanctuaires et un soutien logistique pendant les années d'insurrection menées contre le gouvernement afghan soutenu par les États-Unis. Après le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan en août 2021, les relations entre Islamabad et les nouvelles autorités talibanes se sont progressivement détériorées, principalement en raison des différends autour du Tehrik-i-Taliban Pakistan et des activités armées transfrontalières. Les frappes aériennes de février et mars 2026 ont marqué une nette escalade, les Nations unies signalant publiquement des victimes civiles lors d'opérations pakistanaises dans l'est de l'Afghanistan. Selon des résultats de recherche en ligne, l'ONU avait appelé à la retenue après les frappes précédentes, mais aucune déclaration confirmée des Nations unies portant spécifiquement sur la frappe du 16 mars contre le centre de désintoxication n'était disponible dans les premiers comptes rendus.