Le député Vox José María Sánchez García a été exclu de l'hémicycle espagnol le mardi 14 avril 2026 suite à un incident avec le vice-président de la Chambre. Après trois rappels à l'ordre, l'élu a été contraint de quitter la séance pour s'être approché de manière véhémente du perchoir. Cet événement a provoqué une vive réaction de la classe politique, certains ministres évoquant des précédents historiques graves.

Incident majeur au Congrès

Le député Vox Sánchez García a été expulsé après avoir confronté physiquement le vice-président de la Chambre à la tribune.

Comparaisons avec le 23F

Plusieurs responsables politiques, dont Gómez de Celis et Óscar López, ont dressé un parallèle avec la tentative de coup d'État de 1981.

Sanctions réclamées

Le PSOE demande au Bureau du Congrès d'alourdir la sanction initiale d'une semaine d'exclusion.

Un député du parti Vox, José María Sánchez García, a été expulsé de la séance plénière du Congrès des députés espagnol, le mardi 14 avril 2026, après être monté à la tribune présidentielle pour affronter le premier vice-président, Alfonso Rodríguez Gómez de Celis, qui présidait alors la séance. Sánchez García avait fait l'objet de trois rappels à l'ordre avant que l'expulsion ne soit exécutée. L'incident s'est produit lors d'un débat sur une initiative du PSOE concernant le prétendu « bibliocausto », les autodafés de livres sous le régime franquiste. Sánchez García, qui occupe les fonctions de porte-parole de Vox au sein de la Commission constitutionnelle, a d'abord protesté depuis son siège, avant de s'approcher d'un greffier au banc présidentiel, puis de s'en prendre directement à Gómez de Celis. Cette exclusion interdit à Sánchez García de participer aux séances plénières pour le reste de la semaine. Le député a justifié son attitude en affirmant que l'élu de l'ERC, Jordi Salvador, avait traité les membres de Vox d'« assassins et de criminels », des faits que Salvador a niés devant la presse par un simple « non ».

Cet incident constitue la première expulsion d'une séance plénière au Congrès espagnol au cours de l'actuelle législature, selon la journaliste parlementaire María Llapart de laSexta. La comparaison avec la tentative de coup d'État du 23F fait référence au 23 février 1981, lorsque le lieutenant-colonel Antonio Tejero a pris d'assaut le Congrès des députés avec des gardes civils armés, prenant les parlementaires en otage lors d'une tentative de putsch militaire. Cet événement demeure le symbole de la fragilité démocratique espagnole durant la transition post-franquiste.

Gómez de Celis a craint une agression physique Gómez de Celis a qualifié l'altercation de préoccupante, affirmant avoir redouté une issue violente. „La seule chose que je me demandais, c'était d'où viendrait le coup” — Alfonso Rodríguez Gómez de Celis via 20 minutos Il a déclaré à la Cadena Ser avoir eu l'intention de rester calme tout en organisant l'expulsion du député. Lors d'un entretien sur La Hora de La 1, il a précisé que cet épisode lui rappelait « la montée à la tribune qui fut bien plus dramatique et mit en péril la démocratie espagnole », en référence au coup d'État du 23F, ajoutant que les deux événements partagent « la même idéologie ». Gómez de Celis a également appelé le PP à « réfléchir » à ses pactes de gouvernement régionaux avec Vox, tout en remerciant les membres du PP siégeant au bureau du Congrès qui l'ont soutenu durant l'incident. Il a exprimé son amertume face à cet événement, le jugeant « assez symbolique » de la situation actuelle face à l'extrême droite en Espagne et dans le monde, précisant avoir reçu des messages de solidarité de la quasi-totalité des groupes parlementaires, à l'exception de Vox.

Le PSOE et les ministres invoquent Tejero et réclament des sanctions fermes Le porte-parole du PSOE, Patxi López, a qualifié les faits de « très graves » et a exhorté le Bureau du Congrès à imposer une sanction « exemplaire » au-delà de l'exclusion d'une semaine déjà prononcée. „Cela ne peut être toléré et doit avoir des conséquences. Que le règlement soit appliqué et que la sanction soit ferme” — Patxi López via Europa Press López a rappelé qu'un tel comportement ne s'était produit qu'à deux reprises dans l'histoire démocratique récente : une fois avec Tejero et une fois avec ce même député. Le ministre de la Présidence, de la Justice et des Relations avec les Cours, Félix Bolaños, s'est adressé directement à la porte-parole de Vox, Pepa Millán, lors des questions au gouvernement, la remerciant avec ironie de « ne pas avoir assailli son siège avec violence ni crié à dix centimètres de son visage ». Óscar López, ministre de la Transformation numérique, a également cité le 23F, exigeant des suites judiciaires ou disciplinaires. Le ministre de la Culture, Ernest Urtasun, a dénoncé sur TVE une « violence politique » et a comparé Sánchez García à un « señorito habitué à donner des ordres, incapable d'évoluer dans un parlement démocratique élu par le peuple ».

Vox rejette la responsabilité sur la présidence La porte-parole de Vox, Pepa Millán, a refusé de condamner l'attitude de son collègue, préférant critiquer la direction de la Chambre. „Ceux qui ont tort sont les présidents de la Chambre qui n'exercent pas leur fonction de contrôle et de maintien de l'ordre” — Pepa Millán via eldiario.es Millán n'a pas répondu aux propos de Bolaños lors de sa prise de parole ultérieure. Vox a publié un communiqué affirmant, sans preuve, que le député Jordi Salvador (ERC) avait insulté Sánchez García à deux reprises, utilisant les termes « assassin », « ignorant » et « criminel » ; des accusations démenties par Salvador. La journaliste María Llapart a rapporté que les témoins présents au Congrès ont décrit la scène comme « une anomalie, une honte et un fait lamentable », confirmant l'aspect inédit de cette expulsion lors de la législature actuelle. Antonio García Ferreras, présentateur de l'émission Al Rojo Vivo, a estimé qu'un tel moment de « violence extrême d'un député envers la présidence de la Chambre n'avait jamais été vécu », concluant que l'élu était à deux doigts d'ordonner à « tout le monde de s'allonger par terre ».

Chronologie des événements — 14 avril 2026: — ; — ; — ; — ; —

Mentioned People

  • Patxi López — Rzecznik Grupy Socjalistycznej w Kongresie Deputowanych
  • Pepa Millán — Rzeczniczka Vox w Kongresie Deputowanych
  • Alfonso Rodríguez Gómez de Celis — Pierwszy wiceprzewodniczący Kongresu Deputowanych
  • José María Sánchez García — Poseł Vox z Alicante i rzecznik w Komisji Konstytucyjnej
  • Ernest Urtasun — Minister kultury i rzecznik Sumar
  • Félix Bolaños — Minister ds. prezydencji, sprawiedliwości i kontaktów z parlamentem
  • Óscar López Águeda — Minister ds. transformacji cyfrowej i służby cywilnej

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