Le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé le 27 mars 2026 les États-Unis d’avoir bombardé délibérément une école à Minab le 28 février. Devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, il a affirmé que cette frappe, menée le premier jour de l’offensive militaire israélo-américaine contre l’Iran, n’était pas une erreur de ciblage. Téhéran dit que plus de 175 personnes ont été tuées.

Téhéran accuse Washington d’une frappe délibérée

Abbas Araghchi a affirmé devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU que le bombardement de l’école de Minab, le 28 février, était un acte « calculé » des États-Unis.

Un bilan avancé par l’Iran reste non vérifié

Les autorités iraniennes disent que plus de 175 personnes ont été tuées, mais ce bilan n’a pas été confirmé indépendamment.

Le dossier Minab nourrit la tension diplomatique

La plainte déposée à Genève s’inscrit dans une stratégie iranienne de pression multilatérale sur Washington au milieu de la guerre.

Le ministre iranien des affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré, le 27 mars 2026, devant une session d’urgence du Conseil des droits de l’homme de l’ONU que le bombardement d’une école à Minab, le 28 février, relevait d’un acte délibéré des États-Unis et non d’une erreur de ciblage. Araghchi a formulé cette accusation par message vidéo pendant la réunion d’urgence, qualifiant la frappe d’attaque « calculée » de l’armée américaine. Téhéran a indiqué que le bombardement avait fait plus de 175 (personnes) — morts selon les autorités iraniennes à la suite du bombardement de l’école de Minab. L’attaque a eu lieu le premier jour de l’offensive militaire israélo-américaine contre l’Iran, connue sous le nom d’Opération Fureur épique. Le chef des droits humains de l’ONU a, de son côté, appelé à ce que justice soit rendue après cet incident.

Araghchi rejette les justifications américaines comme irrecevablesAraghchi a contesté directement les déclarations faites par Washington dans les semaines ayant suivi la frappe. Il a estimé que les explications contradictoires des États-Unis ne pouvaient pas les exonérer de leur responsabilité juridique et morale dans ces morts. „L’attaque contre cette école n’était ni un simple incident ni une erreur d’appréciation. Les déclarations contradictoires des États-Unis visant à justifier leur crime ne sauraient en aucun cas les exonérer de leur responsabilité” — Abbas Araghchi via Le Parisien Le ministre iranien des affaires étrangères a présenté le bombardement comme un acte de guerre délibéré plutôt que comme des dégâts collatéraux, une qualification que Washington conteste. Selon un reportage de Reuters daté du 12 mars, des enquêteurs du département de la Défense américain estimaient que les forces américaines étaient probablement responsables du bombardement et de nouveaux indices allaient dans ce sens. Le même jour, une analyse vidéo publiée par des médias montrait qu’un missile américain avait frappé une base militaire près de l’école. Le président Donald Trump avait auparavant suggéré que l’Iran avait lui-même mené le bombardement, une affirmation en contradiction avec l’évaluation interne du Pentagone.

Un panel de l’ONU avait déjà évoqué la mort d’enfants des semaines plus tôtLa session d’urgence du Conseil des droits de l’homme du 27 mars n’était pas le premier organe international à s’alarmer du bombardement de Minab. Un panel d’experts de l’ONU a indiqué le 4 mars être « profondément préoccupé » par la mort d’enfants après le bombardement de ce que des sources ont identifié comme l’école Shajareh. Cette déclaration est intervenue près de deux semaines avant que les enquêteurs du Pentagone ne parviennent à leurs premières conclusions sur une responsabilité américaine. La succession des réactions internationales a mis en évidence la place prise par l’incident de Minab dans l’examen de la guerre au cours de ses premières semaines. La décision de l’Iran de porter l’affaire devant le Conseil des droits de l’homme à Genève a constitué une escalade formelle de sa campagne diplomatique au sujet de cette frappe. Araghchi, ministre iranien des affaires étrangères depuis août 2024, a été l’une des principales voix de Téhéran pendant la guerre, tout en déclarant parallèlement que l’Iran n’entend pas actuellement négocier avec les États-Unis pour mettre fin au conflit.

Le contexte de guerre alimente le débat sur les responsabilitésL’offensive militaire israélo-américaine contre l’Iran, que des responsables américains et israéliens ont baptisée Opération Fureur épique, a commencé le 28 février 2026. Les premières frappes de la campagne ont tué Ali Khamenei, le guide suprême de l’Iran depuis de longues années. Mojtaba Khamenei, son fils, a ensuite été nommé guide suprême le 9 mars 2026, selon les faits en vigueur. Le bombardement de l’école de Minab a eu lieu ce même premier jour des frappes, suscitant immédiatement une controverse internationale sur la conduite de l’offensive. Le conflit plus large a placé l’Iran dans une position diplomatique inhabituelle, menant à la fois une défense militaire et une campagne juridique et politique internationale contre les États-Unis et Israël. La présence d’Araghchi devant le Conseil des droits de l’homme s’inscrivait dans la stratégie de Téhéran visant à utiliser les enceintes multilatérales pour accentuer la pression sur Washington. La version donnée par le gouvernement iranien, qui fait état de plus de 175 morts dans la frappe de Minab, si elle était confirmée de manière indépendante, placerait cet incident parmi les attaques les plus meurtrières visant un site civil durant la phase initiale de la guerre. Des résultats de recherche sur le web indiquent qu’Israël a retiré Araghchi de sa liste de cibles militaires après une intervention du Pakistan, un développement qui a illustré les courants diplomatiques complexes qui ont accompagné le conflit armé. La campagne de l’Opération Fureur épique a suscité des critiques internationales continues, et le bombardement de l’école de Minab demeure, à ce stade, l’incident le plus contesté de ce débat.

Mentioned People

  • Abbas Araghchi — minister spraw zagranicznych Iranu od sierpnia 2024 roku

Sources: 3 articles