Les marchés mondiaux de l'énergie ont connu de fortes turbulences le 16 mars 2026, sur fond de conflit persistant au Moyen-Orient. La hausse du pétrole a pesé sur les places européennes, tandis que les prix à la pompe ont progressé du Maroc à la France. Ursula von der Leyen a indiqué que l'Union européenne avait déjà déboursé 6 milliards d'euros de plus que prévu pour ses importations d'énergies fossiles.
6 milliards d'euros déjà dépensés en plus par l'UE
Ursula von der Leyen a indiqué que l'Union européenne avait déjà consacré 6 milliards d'euros supplémentaires à ses importations d'énergies fossiles en raison du conflit au Moyen-Orient.
Le FTSE MIB de Milan recule de 0,2 %
La Bourse de Milan a clôturé en baisse de 0,2 %, dans un contexte d'inquiétude persistante des investisseurs autour de la sécurité du détroit d'Ormuz.
Le Maroc et la France touchés à la pompe
Au Maroc, l'essence et le gazole ont augmenté. En France, le gazole est resté au-dessus de 2 euros le litre, tandis que le SP-95 a stagné.
Les marchés mondiaux de l'énergie ont enregistré de vives turbulences le 16 mars 2026, alors que le conflit en cours au Moyen-Orient a fait monter les prix du pétrole, déstabilisé les Bourses européennes et renchéri le coût des carburants du Maroc à la France. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a averti que l'Union européenne avait déjà dépensé 6 (billion euros) — 6 milliards d'euros supplémentaires pour ses importations d'énergies fossiles par rapport à ce qui était attendu. En Asie, les marchés ont clôturé en ordre dispersé, à Milan le FTSE MIB a cédé 0,2 %, et les contrats à terme de Wall Street ont d'abord progressé grâce aux valeurs technologiques avant que les cours du pétrole ne se détendent plus tard dans la séance. Le détroit d'Ormuz est resté au centre des préoccupations des investisseurs sur les principales places financières.
Von der Leyen alerte sur l'envolée de la facture européenne des énergies fossiles Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a déclaré que l'UE avait déjà dépensé 6 milliards d'euros de plus pour ses importations d'énergies fossiles en conséquence directe du conflit au Moyen-Orient. Ses propos ont mis en lumière l'exposition financière des économies européennes aux variations des prix de l'énergie provoquées par l'instabilité géopolitique. Cette déclaration est intervenue alors que les marchés européens subissaient déjà la pression de la hausse du pétrole liée aux inquiétudes sur la sécurité des principales routes maritimes. L'avertissement de Mme von der Leyen a donné une dimension institutionnelle à un risque déjà intégré par les opérateurs sur les marchés d'actions et de matières premières. Ce chiffre illustre la rapidité avec laquelle des chocs d'offre se traduisent par des coûts mesurables pour l'ensemble du bloc.
Milan recule de 0,2 % sur fond d'inquiétudes autour d'Ormuz Les marchés d'actions européens ont évolué dans l'incertitude durant toute la séance du 16 mars, les investisseurs suivant de près l'évolution de la situation autour du détroit d'Ormuz. Le FTSE MIB de Milan a terminé en baisse de 0,2 %, selon ANSA. Plus tôt dans la séance, les places européennes avaient ouvert en repli, les opérateurs surveillant à la fois l'évolution des prix du pétrole et la trajectoire plus générale du conflit au Moyen-Orient. Le détroit d'Ormuz, seul passage maritime reliant le golfe Persique à l'océan ouvert, voit transiter une part importante du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié, si bien que toute menace sur la navigation y constitue une préoccupation directe pour les économies importatrices d'énergie. Plus tôt dans la journée, les marchés asiatiques avaient déjà clôturé en ordre dispersé sous l'effet du conflit, donnant un ton prudent aux échanges en Europe. Les contrats à terme de Wall Street ont progressé pendant la séance européenne, portés par les valeurs technologiques, alors que le conflit au Moyen-Orient demeurait au centre de l'attention, selon Reuters. Plus tard dans la journée, la progression de Wall Street a été soutenue par une détente des prix du pétrole, selon wnp.pl.
Au Maroc et en France, la hausse se ressent à la pompe Pour les consommateurs, le choc sur les prix de l'énergie s'est directement traduit dans les stations-service au Maroc comme en France le 16 mars. Au Maroc, les prix de l'essence et du gazole ont augmenté à compter de cette date en raison de la hausse des cours mondiaux, selon ANSA. En France, le gazole est resté au-dessus de 2 euros le litre tandis que le prix de l'essence SP-95 a stagné, selon Franceinfo. Le maintien du gazole au-dessus de ce seuil en France a reflété la pression persistante exercée par le conflit au Moyen-Orient sur les marchés des carburants raffinés. L'ajustement des prix au Maroc a montré que les répercussions économiques du conflit dépassaient largement les frontières européennes et touchaient aussi les marchés nord-africains, eux aussi exposés aux références mondiales du brut. La combinaison de prix plus élevés à la pompe, d'une facture d'importation en hausse et de marchés d'actions volatils a dressé un tableau cohérent d'un système énergétique soumis à de fortes tensions géopolitiques. Aucune information confirmée n'était disponible pour savoir si l'un ou l'autre gouvernement envisageait des mesures d'urgence afin d'amortir de nouvelles hausses de prix pour les consommateurs.
Le détroit d'Ormuz constitue depuis des siècles un passage maritime essentiel, reliant le golfe Persique au golfe d'Oman et, au-delà, à l'océan. Il s'agit de la seule route maritime permettant de sortir du golfe Persique et il est depuis longtemps considéré comme l'un des points de passage stratégiques les plus sensibles au monde. Des perturbations de la navigation dans ce détroit, ou de simples menaces sur celle-ci, ont historiquement provoqué des réactions immédiates sur les prix mondiaux du pétrole, compte tenu des volumes de brut et de gaz naturel liquéfié qui y transitent. Les économies européennes, fortement dépendantes des importations d'énergie, sont particulièrement vulnérables aux chocs de prix liés à l'instabilité dans la région du golfe Persique.